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Khepresh

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S

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De Saff à Syringe

Imprimer cette entréeSaff.
Architecture • Nom commun.De l'arabe saff, signifiant rang, rangée. Désigne à la fois les rangs de piliers aménagés lors de l'excavation d'une cour trapézoïdale à l'entrée d'une tombe, ainsi qu'un gabarit de tombe aménagée de cette manière : c'est le cas des tombes rupestres des nomarques de la fin de Première Période Intermédiaire et du Moyen Empire à Beni Hassan près de Minieh en Moyenne-Égypte et des tombes des hauts dignitaires de la XIe dynastie à Thèbes-Ouest, dans la nécropole d'El Tarif. Remonter
Imprimer cette entréeSahou, Sahu.
Mythologie • Nom commun.Dans la pensée égyptienne, composante de l'être humain révélant son caractère, et dictant son comportement et ses actions. Remonter
Imprimer cette entréeSaou, sAw.
Sciences • Nom commun.Médecins exorcistes agissant essentiellement par l'utilisation de formules, d'amulettes et de remèdes appropriés. Ils peuvent lutter contre les maux invisibles (mal au ventre, mal de tête, etc.), contre les maux dus aux incarnations animales des dieux (piqûres de scorpions, morsures de serpents, etc. ). Le khrp srqt (l'exorciste de la déesse scorpion Selket), par exemple, est tout désigné dans l'exorcisme contre les piqûres de scorpions et les morsures de serpents.

Voir aussi : Médecin.

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Imprimer cette entréeSaqqarah, Complexe funéraire et pyramide de Djoser à Saqqarah.
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Saqqarah, Complexe funéraire et pyramide de Djoser à Saqqarah
Depuis la cour du heb-sed, vue panoramique, avec au second plan la pyramide à degrés.

Architecture • Nom propre.Le site de Saqqarah abrite les deux premiers spécimens de « pyramides » de l'Histoire de l'Égypte antique, à savoir celle de Djoser et celle — ruinée — de Sekhemkhet, sous la IIIe dynastie. Un troisième emplacement, le Gîsr el-Moudir, situé à l'Ouest du complexe de Djoser et au Nord de celui de Sekhemkhet, intrigue encore les égyptologues : ce troisième complexe, peut-être antérieur, qu'on nomme communément « le grand enclos », était peut-être implanté à cet endroit. Grâce au travail de Jean-Philippe Lauer et d'autres égyptologues, une partie des vestiges du complexe funéraire de Djoser (Djéser) à Saqqarah est aujourd'hui reconstruite.ΕDjoser n'innove pas en choisissant ce site, puisque d'autres mastabas des première et seconde dynasties sont déjà présents. Il s'inscrit ainsi dans une tradition pharaonique déjà en place. En soit, le complexe de Djoser, qui serait la réalisation de l'architecte Imhotep, ne constitue d'ailleurs pas non plus la première attestation de l'utilisation de la pierre de taille, qu'on pourrait dater de la IIe dynastie, mais son utilisation massive dans l'architecture est bien originale ; à ce propos, on notera que l'utilisation de blocs de taille raisonnable a permis l'agencement à la manière de briques, dont la technologie était déjà maîtrisée, et la réalisation d'artefacts décoratifs délicats. Une enceinte haute d'une dizaine de mètres déterminant un quadrilatère rectangulaire de 544 mètres sur 277 vient ceinturer l'ensemble des édifices correspondant au complexe de Djoser, au centre duquel se trouve sa pyramide. D'architecture à redans, quatorze portes — peut-être à mettre en relation avec les quatorze ka du roi ? — sont simulées dans la pierre, mais une seule permet de pénétrer dans le complexe funéraire. Ici le temple imite un temple réel : sur la façade principale, des encoches carrés placées dans les rainures font penser aux poutres de bois qui soutenaient les toits ; des portes monumentales de pierre, munies de gonds et de verrous factices, reprennent l'apparence de ceux des temples de briques crues et de bois. Il n'existe d'ailleurs aucune porte, aucune encoche, aucun verrou réels, ce qui laisse présager que le complexe était toujours ouvert, sans doute préserver par des gardiens, probablement en nombre important, qui étaient postés tout autour du temple ; à ce propos, le docteur Zahi Hawass a découvert des bornes tout autour de l'enceinte, dont quelques exemplaires au Musée Imhotep de Saqqarah, qui pourraient correspondre à ces postes de garde. Un ensemble de constructions équivalent au complexe funéraire de Djoser à Saqqarah devait être construit en calcaire, à Memphis. Après cette première porte, on entre dans une galerie à colonnes, restaurée par le français Jean-Philippe Lauer, où apparaissent les premières colonnes de l'Histoire pharaonique, imitant des motifs de végétaux — des bouquets de bois ou de papyrus rassemblés. Ces colonnes de pierres n'en sont pas tout à fait, puisqu'elles sont engagées, liées au mur. Par ailleurs, elles ne sont pas monolithiques, mais appareillées, réalisées en plusieurs « tranches » superposées. Passé cette galerie, on pénètre dans la grande cour. Le toit, aujourd'hui perdu, était réalisé en imitation de rondins de bois, comme on le voit ailleurs dans le complexe. Deux constructions en forme de « D », distants d'une cinquantaine de mètres l'un de l'autre, et atteignant environ dix à onze mètres de large, restent énigmatiques : on pense très vraisemblablement que ces deux édifices symbolisent les bornes utilisaient lors des fêtes rituelles — et notamment de la course rituelle — auxquelles prend part le roi. Ceci ne signifie pas que Djoser a effectivement procédé à une course de son vivant dans le complexe de Saqqarah, mais qu'il a probablement prit part à une autre course dans un temple similaire sur l'autre rive. Nous sommes ici dans une « pétrification funéraire » d'autres édifices réels, dans lesquels se passaient sans doute cette activité — il est possible que l'ensemble corresponde, par exemple, à un palais royal, ou à un édifice utilisé dans le cadre de la fête-sed. Depuis la cour, on peut parvenir à l'Est à de petites pièces, encore énigmatiques, avec une salle en « T », ou encore la partie plus enclavée qui répond au nom de « salle des djedous (dd.w) », puisque décorée au sommet d'une frise de piliers-djed, symbole de stabilité et de continuité, liés à Osiris. Certains ont proposé que ces salles servaient d'entrepôt ou de vestiaire pour les attributs liés au rites de la fête-sed. Au Sud de la cour se trouve le « tombeau Sud » accompagné d'une chapelle. En progressant vers le Nord, longeant l'enceinte à droite de la pyramide, on accède à une cour dite de la fête-sed, qui comportait treize « chapelles » à l'Ouest et douze à l'Est de part et d'autre de l'axe central, peut-être décorées de statues royales ou divines. Les treize chapelles de l'Ouest ont une façade incurvée sur le sommet, cintrée, soutenue par des piliers imitant le bois et cannelés. Trois autres sont des pavillons divins, beaucoup plus rectangulaires. Ces chapelles ne comportent que pour certaines de petites niches, alors qu'elles sont réalisées pour l'extérieur en pierre, et entièrement remplies de remblais pour l'intérieur, donc purement symbolique. À l'extrémité Sud de cette cour persiste une estrade qui pouvait très probablement accueillir deux dais, formant ainsi, par le jeu de l'aspective, le hiéroglyphe symbolisant la « heb-sed », la fête-sed, où devait s'asseoir le roi lors du jubilé. Tout au fond de la cour, juste avant la pyramide et tourné vers l'Ouest se trouve encore le socle de quatre statues dont on ne peut aujourd'hui identifier les personnages : peut-être le roi, son épouse et deux enfants ; peut-être le roi, son épouse, un dieu et une déesse, etc.. Plus au Nord s'ouvre un espace desservant la « cour de la Maison du Sud » et la « cour de la Maison du Nord » (pavillons 33 et 34 de Lepsius) — dont les noms ne dépeignent peut-être pas leur rattachement aux deux couronnes. Leur fonction nous est totalement inconnue. Néanmojsn, des fouilles récentes de la mission lettone de Bruno Deslandes a mis en lien ces édifices — en tout cas pour la Maison du Sud — avec la pyramide à degrés dans leur fonction funéraire, puisqu'un puits a été découvert avec une galerie qui mène à la pyramide. Probablement creusée à l'époque de Djoser, elle est clairement en lien avec la pyramide vers laquelle la descenderie mène. En progressant encore vers le Nord, on atteint la « cour du serdab », dans lequel se trouvait la statue du roi — aujourd'hui au Musée du Caire, et dont une copie remplace l'original sur place —, visible par deux petits orifices : le roi pouvait voir les visiteurs se rendant en son temple funéraire dans la cour occidentale. Une descenderie menait de cette cour au caveau du roi défunt. Des graffiti datés des XVIIIe et XIXe dynastie peints à l'encre noire sur les murs du temple funéraire témoignent encore du culte rendu au roi mille ans plus tard. Du côté Nord, une grande esplanade accueillait à la IIIe dynastie différentes tombes, pour partie inachevées, et un autel aligné sur l'axe de la pyramide, ainsi que des magasins occupant pour moitié le Nord-Ouest de l'enceinte. Devant la pyramide, depuis la cour principale, se trouve un petit autel, qui paraît excentré par rapport à la pyramide. L'explication en est simple : la pyramide que l'on peut voir aujourd'hui a subi plusieurs aménagements successifs, et la première « base » se trouvait alors alignée avec l'autel. Les fouilles et inspections ont permis de découvrir un premier mastaba d'environ huit mètres de haut, qui comportait un puits de 28 mètres et deux descenderies, menant pour la première à des couloirs secondaires, un « palais de l'au-delà », des magasins et un caveau, et pour la seconde à un magasin transversal. Dans la seconde phase, le mastaba a été élargie sur ces deux flancs Est et Ouest de deux extensions légèrement moins hautes. Une troisième phase a vu l'adjonction, uniquement à l'Est, d'une troisième partie encore plus basse, menant par un puits vertical à des chambres. Contrairement à ce que beaucoup ont supposé à tort, la phase suivante n'a pas été l'adjonction successive de mastabas les uns par dessus les autres pour arriver à une pyramide à degrés : d'abord, parce qu'il existe une première pyramide à degrés contenue dans la plus grande ; ensuite parce que cette pyramide repose elle-même sur un mastaba. L'analyse de la superstructure interne de cette première pyramide montre qu'un noyau central correspondant à la largeur du degrés le plus élevé — donc le plus petit — a été érigé ; ensuite, les trois autres degrés ont été adjoints sur les flancs par la technique des lits déversés (ou lits obliques). Autrement dit, les degrés les plus bas et les plus fins exercent une pression sur les degrés les plus hauts et les plus denses. Dans son ultime étape, la pyramide à été agrandie à l'Ouest et au Nord pour former une pyramide définitive à six degrés, selon la même technique des lits déversés que la première pyramide intégrée. Habillée d'un revêtement de calcaire, la pyramide culminaient à environ 57,5 mètres de haut. Des appartements souterrains sous la pyramide sont accessibles depuis le centre du mastaba originel. En descendant par ce puits principal, on débouche sur un caveau de granit. Depuis le puits, d'autres pièces sont accessibles dont, à l'Est, les « chambres bleues » de Lepsius et de Firth, du nom de leurs inventeurs, dont la dénomination provient de leur décoration en fins panneaux de faïence bleue — une partie de cette décoration est visible au Musée Imhotep de Saqqarah, et une seconde au Musée du Caire. Ces murs sont entrecoupés de stèles présentant le roi : d'une part Djoser visite le sanctuaire du Behedety, associé au per-our (la chapelle de Nekhen) ; d'autre part il est présenté pendant le rituel du heb-sed, courant dans la cour Sud de la pyramide. Sous l'extension finale du mastaba, à l'Est, ont été creusés une série de puits, menant jusqu'à neuf unités souterraines, plus profondes que le caveau initial du roi. L'hypothèse la plus probable est l'inhumation des enfants et épouses du roi dans ces caveaux annexes, puisqu'on a retrouvé à proximité de la maison du Sud des stèles à leurs noms, dont notamment Herhetepnebty (Hetephernebty) et Inetkaes. Ces deux dames sont peut-être des filles du prédécesseur de Djoser (Inetkaes pour être sa sœur) qui ont gardaient leur titre royal sous Djoser, voire hypothétiquement des épouses royales de Djoser. Dans toutes ces galeries ont été retrouvées de très nombreuses poteries (environ 40 000) et de la vaisselle de pierre, datées de la première à la troisième dynastie. Auguste Mariette y a également extrait un lit d'albâtre, issu de la tombe A4 au Nord du temple funéraire, aujourd'hui au Musée du Caire (n° inv. CG 1322). Les quelques ossements découverts dans la tombe datent au plus tôt du premier millénaire av. J.-C. ; aucun ne date du règne de Djoser. Depuis peu, on sait également après une exploration plus profonde qu'un couloir souterrain mène depuis le Sud de la pyramide vers les édifices (« Tombe du Sud ») au Sud de l'enceinte du complexe. Un fossé profond entourant tout le complexe, partiellement dégagée à l'heure actuelle, suscite encore bien des interrogations. Jean-Philippe Lauer a proposé que celui-ci symbolisait le canal qui bordait le palais de Memphis, ceint de l'ineb-hedj, le mur blanc qui l'entourait comme le fait l'enceinte du complexe de Saqqarah. Beaucoup ont proposé que ce fossé a simplement servi de carrière pour extraire la pierre nécessaire à l'édification des monuments. D'autres ont proposé qu'il s'agit soit d'une nécropole de nobles, soit d'un fossé permettant de creuser directement des galeries donnant accès à la pyramide. Inlassablement, Jean-Philippe Lauer a étudié le site du complexe funéraire de Djoser, menant à bien la reconstruction, l'anastylose des constructions. Son travail reconnu a permis l'édification d'un petit musée en 2006 en contrebas du site, et la continuité des travaux d'études, de restauration et consolidation (notamment suite au tremblement de terre du 12 octobre 1192) et d'aménagement du site.
  • Djéser et la IIIe dynastie, M. Baud. Paris, 2002.
  • L'Égypte restituée, S. Aufrère & J.-C. Golvin. Tome 3 : Sites, temples et pyramides de Moyenne et Basse-Égypte. Éditions Errance, Paris, 1997.
  • La pyramide à degrés, J.-P. Lauer. Vol. I : l'architecture. Le Caire, 1936.
  • La pyramide à degrés, J.-P. Lauer. Vol. II : l'architecture. Le Caire, 1939.
  • La pyramide à degrés, J.-P. Lauer. Vol. III : Compléments, Fouilles à Saqqarah. Le Caire, 1939.
  • La pyramide à degrés, J.-P. Lauer & P. Lacau. Vol. IV : Inscriptions à l’encre sur les vases. Le Caire, 1959-1961-1965.
  • La pyramide à degrés, J.-P. Lauer & P. Lacau. Vol. V : Inscriptions à l’encre sur les vases. Le Caire, 1959-1961-1965.
  • Excavations at Saqqara: the Step Pyramid, C. M. Firth & J. E. Quibell. Avec plans de J.-P. Lauer. Le Caire, 1935.
  • Observations sur les pyramides, J.-P. Lauer. Le Caire, 1960.
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Imprimer cette entréeSaqqarah, Complexe funéraire et pyramide de Sekhemkhet à Saqqarah.
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Saqqarah, Complexe funéraire et pyramide de Sekhemkhet à Saqqarah
Vue des maigres vestiges du complexe de Sekhemkhet. À l'arrière-plan, les pyramides de Dahshour.

Architecture • Nom propre.Le complexe de l'Horus Sekhmkhet, situé au Sud-Ouest de celui de son prédécesseur, Djoser, est resté inachevé.ΕDès l'origine abouti dans une forme rectangulaire parfaite et de grande taille, le complexe ne dépasse pourtant pas celui de Djoser. Calqué sur la même orientation approximative Nord-Ouest, on en devine l'enceinte rectangulaire de 536 x 194 mètres qui encadrait le domaine, ainsi que les vestiges d'une pyramide proche de celle à degrés. Découvert en 1951 et identifié par l'archéologue Zakaria Goneim, les fouilles ont continué après son décès — il s'est suicidé, après une accusation de recel d'antiquités et une peine de prison, en se noyant dans le Nil — sous la direction de Jean-Philippe Lauer en 1963. Réalisé dans un appareillage de petite taille, le complexe de Sekhemkhet comportait une unique porte au Nord et des murs à redans. Aménager dans la même optique que la pyramide de Beit el-Khallaf, on retrouve une, la pyramide devait s'élever en sept degrés jusqu'à 70 mètres de haut, depuis un noyau à base étroite jusqu'à sa largeur maximale de 120 mètres en lits déversés. La pyramide comporte encore des vestiges qui semblent appartenir à une rampe utilisée lors de la construction de l'édifice : composée de pierres de toutes tailles et de terre argileuse, elle dépasse aujourd'hui de deux mètres ce qu'il reste de la pyramide. Depuis une descenderie principale, on accède à quatre corridors placés sous la pyramide. À la perpendiculaire du centre parfait de la pyramide se trouve la chambre d'inhumation. Contournant les côtés Nord, Est et Ouest, des magasins souterrains — 132 au total — s'organisent chacune en vis-à-vis décalé. La tombe Sud, dont l'accès se fait par une rampe suivant un axe Ouest/Est terminé par un puits de 30 mètres de profondeur, a été explorée jusqu'à la crypte, atteinte en 1967 par Jean-Philippe Lauer. On y a découvert un cercueil des bois et les restes d'un squelette d'enfant, des barques de pierre, ainsi que quelques fragments de feuilles d'or et de lapis-lazuli qui devaient couvrir les murs de la chambre. Comme pour les souterrains de la pyramide de Djoser, on a découvert des centaines de bijoux — dont vingt-et-un bracelets—, de la vaisselle de pierre dure — portant le nom d'Horus Sekhemkhet —, un petit objet en ivoire portant l'expression « Nebty-Djoserty-Ankh » indiquant peut-être le nom de Nebty de Sekhemkhet (Goneim et Lauer, BIFAO 21 et 61), à moins que ce ne fut le nom d'une reine. Néanmoins, de récentes découvertes faites en 2007 à Éléphantine par l'analyse de seaux ont révélé un autre exemple du nom de Sekhemkhet : « Htp-rn [...] Nebty » : certains ont ainsi suggéré que la construction de la pyramide et du complexe a débuté sous le règne de Sanakht, qui aurait dédié certains objets dans une sorte de piété, par ailleurs attestée en Égypte, et que ce complexe ne serait pas celui de Sekhemkhet. Le sarcophage d'albâtre, le plus ancien que nous connaissions réalisé en pierre dure, a été retrouvé intact ; cependant, il était vide, bien que scellé par un plâtre et recouvert d'une couronne de fleurs. Le sarcophage monolithique, toujours en place, atteint 2,35 mètres de long. Malgré les chutes de pierres récentes, le sarcophage a été épargné, et l'un des plus gros blocs s'est écrasé à seulement quelques centimètres de l'objet. Étrangement, il ne possède pas de couvercle ; il est en réalité ouvert sur un petit côté, fermé par une trappe verticale. L'ouverture a été réalisée de manière solennelle en présence de Gamal Abd El-Nasser, mais hélas, le sarcophage était vide. Un bloc de réemploi marqué du nom de Netjerikhet (Djoser) a également été découvert sur le site. Des graffitis à l'encre rouge et rédigés en hiéroglyphes cursifs sur l'enceinte Nord mentionnent le nom d'Imhotep. Même si cette mention est la seule du complexe de Sekhemkhet, il n'est pas impossible qu'Imhotep est participé à la mise en place de ce dispositif funéraire, proche en de nombreux points de celui de Djoser. Les travaux de constuctions ont été arrêtés brusquement, sans doute à la mort soudaine de l'Horus Sekhemkhet. Seul le plancher du temple funéraire Nord a été achevé, tandis que les souterrains étaient presque terminés. À l'analyse des travaux engendrés par ces constructions, la plupart des égyptologues s'accordent sur les six années de règne données par le Papyrus de Turin. Le site ne peut aujourd'hui être observé que de loin, en raison des risques d'éboulements et des dommages déjà causés par les tremblements de terre.
  • Djéser et la IIIe dynastie, M. Baud. Éditions Pygmalion, Paris, 2007.
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Imprimer cette entréeSarcophage.
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Sarcophage
Sarcophage d'Ankhnesneferibre. XXVIe dynastie, vers 530 av. J.-C.. Schiste noir. British Museum. Inv. EA 32.

Société • Nom commun.Cuve de pierre, appelée par les Égyptiens « maîtres de vie », destinée à recevoir le corps du défunt, soit directement, soit placé dans un ou plusieurs cercueils.ΕPar extension, le sarcophage désigne aujourd'hui — abusivement ? — la cuve de pierre ou le cercueil qu'il contient, quels qu'en soient les matériaux (or, bois doré, bois...). Le nom moderne de sarcophage — entièrement antinomique de la pensée égyptienne — provient du grec sarcophagos, signifiant « qui mange, qui détruit les chairs ». Les pierres utilisées devaient servir à détruire les corps non incinérées. Remonter
Imprimer cette entréeSarcophage, Pluralité, styles et représentations des sarcophages.
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Sarcophage, Pluralité, styles et représentations des sarcophages
Sarcophage en bois peint et stuqué, avec incrustations de pâte de verre. Musée du Louvre.

Société • Nom commun.Les sarcophages (ou cercueils) sont généralement gigognes — surtout au Nouvel Empire —, et emboîtés par 3 ou 4. Les matériaux utilisés au Nouvel Empire évoluent : pierre (diorite, quartzite, granit noir et rouge, albâtre, etc.), bois, cartonnage, bois stuqués et peints, or, argent, etc. Le sarcophage de bois attribué à Sekhemrê Antef l'Aîné, daté du début du Moyen Empire (Musée du Louvre, Crypte d'Osiris, Paris), provenant de Dra Abou el-Naga, est anthropomorphique, recouvert d'un graphisme doré représentant un déploiement de plumes, un collier (ousekh ?), un nemes au motif cruciforme et les prémices d'un cobra sur le front, hélas disparu.ΕLes sarcophages du Nouvel Empire, et notamment ceux des notables, conservant une forme anthropoïde, ne sont pas couverts d'or, mais comportent un grand nombre de représentations, soit issues de « conventions », soit originales : Atoum-Rê ailé, Anubis couchés, Isis et Nephtys déployant leurs ailes, cobras portant les couronnes rouge et blanche, coiffure épaisse stylisée couverte d'un léger couvre-chef ou d'un bandeau de motifs géométriques ou floraux, papyrus, lotus, pilier-djed soutenant la colonne vertébrale, etc.. La variété des décors se fait l'écho des mythes et légendes de l'Égypte ancienne, accordant au défunt la protection des dieux, leurs pouvoirs et leur sagesse. Les yeux, d'importance capitale, sont finement sculptés puis peints pour certains sarcophages, ou encore ajoutés après la sculpture du sarcophage, réalisés dans une matière comme l'albâtre, l'obsidienne, le lapis-lazuli, etc.. Les sarcophages à destination des femmes peuvent comporter une dépouille de vautour, dessinée par dessus la coiffe, symbole de la déesse-vautour Mout, la Mère. Les formules hiéroglyphiques sont parfois peu nombreuses, mais disposées symétriquement dans une logique d'harmonie visuelle. Remonter
Imprimer cette entréeSarcophage, Sarcophage des rois, des nobles, et des humbles.
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Sarcophage, Sarcophage des rois, des nobles, et des humbles
Sarcophage en bois doré, stuqué et peint, avec incrustations de pâte de verre. Musée du Louvre.

Société • Nom commun.Le sarcophage n'est en aucun cas l'apanage du souverain, même si — toutes proportions gardées — les moyens mis en œuvre pour le réaliser sont évidemment moindre pour les nobles et les humbles. Comme de nombreuses autres pratiques, l'utilisation du sarcophage est d'abord réservé au souverain. Puis l'usage se démocratise aux nobles qui souhaitent s'inscrire dans la même lignée que le roi. Puis il devient enfin accessible à un plus grand nombre, soucieux de bénéficier des mêmes faveurs dans l'au-delà. Beaucoup de sarcophages anthropoïdes ont été produits, notamment au Moyen et au Nouvel Empire, et parfois par la suite usurpés, réutilisés pour d'autres défunts. D'autres sarcophages de bois de l'Ancien Empire ou des périodes grecque et romaine s'apparentent plus à des cercueils (au sens « moderne » du terme), de forme rectangulaires, parfois au couvercle hémisphérique, et dont le dessin et les textes deviennent très versatiles, le dessin stéréotypé ou stylisé, et les formules parfois inexistantes ou lacunaires. Remonter
Imprimer cette entréeSarcophage, Sarcophage-cuve.
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Sarcophage, Sarcophage-cuve
Cuve de Ramsès III, en forme de cartouche. Musée du Louvre.

Société • Nom commun.Cuve de pierre dans laquelle sont placés les autres sarcophages et cercueils.ΕLa dynastie des Ramsès et des Séthy (mais également d'autres) nous a laissé des témoignages de leur inhumation : leurs cuves imposantes, dans un état de conservation étonnant, nous sont parvenues, ornées des textes hiéroglyphiques et de l'imagerie traditionnelle de la période, incluant par la même les représentations « standards » de dieux protecteurs dans l'au-delà. La cuve de Ramsès III (Musée du Louvre, Crypte d'Osiris, Paris) présente une profusion de dieux sur les flancs alors qu'en tête et pied de l'appareil Isis et Nephtys déploient leurs ailes comme pour protéger le défunt, « devenu » Osiris. La cuve de Ramsès IV (toujours conservée au sein de son hypogée, Vallée des Rois, Thèbes Ouest) est flanquée sur sa face avant de deux Anubis qui se font face, couchés sur de légers promontoires. Si la cuve est préférablement au début de l'Ancien Empire (vers 2700-2200 av. J.-C.) un simple monolithe de pierre massif (comme au sein des pyramides de Guizeh), puis par la suite décorée de motifs géométriques (voir la cuve décorée « en façade de palais » conservée au Musée du Louvre, Paris), la forme au Nouvel Empire (1552-1069 av. J.-C.) devient une cuve plus allongée, aux deux extrémités hémisphériques, ou conservant la forme rectangulaire en y ajoutant un couvercle anthropomorphique. Elle devient support de textes et d'images. La taille varie en longueur, largeur et hauteur, d'une taille humaine jusqu'à 3,4 mètres de long, et parfois très haute (2,74 mètres dans la tombe de Ramsès IV). La cuve conservée au sein de la tombe de Toutankhamon, à « taille humaine » présente cependant une forme rectangulaire parfaitement conservée, agrémentée aux quatre coins de la déesse Selket (Selkis) aux ailes déployées. Au Moyen Empire et à la Première Période Intermédiaire apparaissent une pluralité de formes et de décoration de sarcophages, la plupart du temps de bois. La fin du Moyen Empire et la Seconde Période Intermédiaire généralisent les sarcophages anthropomorphiques, momiformes ou non. Remonter
Imprimer cette entréeSatrape.
Histoire • Nom commun.Terme issu du grec, lui même dérivé de l'iranien et du vieux perse signifiant « protecteur du royaume ». Le satrape agit en tant que gouverneur d'une division au rôle administratif appelée satrapie. Les satrapes disposent de moyens financiers, militaires et économiques pour gouverner leur division administrative, qui peut parfois s'étaler sur une très grande superficie. ΕOn a supposé longtemps que l'architecte d'Alexandre le grand, dénommé Cléoméne de Naucratis, un grec d'Égypte, fut satrape à Alexandrie. Pourtant il apparaît peu probable qu'il le fut, au regard des moyens financiers dont il disposait déjà pour l'édification de l'Alexandrie d'Égypte, et le fait que le rôle de satrape lui aurait donné trop de pouvoir. Il fut déjà fortement impopulaire en raison des méthodes qu'il employait pour récupérer des fonds complémentaires à l'édification de la ville, et certains égyptologues supputent que s'il fut satrape, il s'eut auto-proclamé. Par extension de langage, le satrape désigne une personne riche faisant étalage de cette richesse dans son style de vie. Remonter
Imprimer cette entréeScarabée.
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Scarabée
Le scarabée-stèle à proximité du lac sacré à Karnak.

Égyptologie • Nom commun.Du grec karabos, puis du latin scarabeus. Image de l'immortalité et du soleil sans cesse renaissant, le scarabée revêt dans la mythologie de l'Égypte ancienne une importance capitale. ΕLe scarabée adoré en Égypte antique était sans doute issu de plusieurs espèces, telles qu'en attestent les représentations hiéroglyphiques. Toutefois, le scarabeus sacer, (« scarabée sacré »), le scarabée-bousier, est sans doute le plus représenté d'entre-eux. En effet, celui-ci roule une boule d'excréments et de boue dans laquelle il dépose ses œufs. Nul doute que les anciens Égyptiens ont d'abord fait le lien entre le scarabée poussant sa boule avec le soleil renaissant chaque matin, mais aussi l'allusion à un soleil bienfaisant et géniteur, autogène, qui donnera naissance à de petits scarabées. Pline l'Ancien dans son « Histoire de la Nature » (livre XXX) et Plutarque dans l'ouvrage « Isis et Osiris » (74, 373) nous rappellent que dans la pensée des contemporains de l'Antiquité égyptienne, les scarabées étaient tous mâles, appuyant sur leur caractéristique autogène. Ce voyage du soleil dans le ciel, métaphoriquement représenté par le scarabée, se retrouve au Nouvel Empire dans le Livre de l'Amdouat, décrivant le périple nocturne de Rê à travers le monde d'en bas, jusqu'à sa renaissance sous forme d'un scarabée le matin suivant. Le scarabée comme image du dieu solaire renaissant se fait en partie par la proximité sémantique du mot scarabée en hiéroglyphes, ḫprr, et le verbe ḫpr, « venir à l'existence », « naître ». En effet, le nom scarabée peut être littéralement retranscrit par « ce qui vient à l'existence » et se référer à la fois à l'insecte et à l'amulette du scarabée de cœur que porte les momies. Ainsi dans la mythologie de l'Égypte ancienne, le soleil nouveau-né vient à l'existence sous la forme du dieu Khépri ḫpry, le scarabée ou l'homme à tête de scarabée. Le scarabée apparaît aussi en Égypte ancienne dans les représentations des hypogées du Nouvel Empire. Le programme décoratif et les textes funéraires décrivent décrit le voyage du soleil avalé par la déesse Nout, la voûte céleste, traversant son corps pendant la nuit, et renaissant le matin, enfanté par la déesse, représenté à côté du pubis de Nout. L'allusion au pouvoir de renaissance ou de fertilité est aussi retranscrit par l'évolution, à la XVIIIe dynastie, de la représentation du collier-menat, où le scarabée prend la forme du contrepoids tombant dans le dos. Cette expression se retrouve exacerbée dans la tombe d'Inherkhaou, dans la nécropole des artisans de Deir el-Médineh, avec un scarabée noir à la carapace cerclée de jaune, et le collier-menat qui part de ses mandibules pour s'étendre à sa gauche. De très nombreux scarabées retrouvés en Palestine apporte un éclairage supplémentaire sur les relations internationales entre l'Égypte et l'Asie, notamment sous la domination hyksôs. Parmi ceux-ci, certains portent sur le revers une représentation féminine, vue de face, les bras le long du corps ou rapportés devant le ventre. Des rameaux prennent place de part et d'autre, identifiant cette dame comme déesse de la végétation. Beaucoup de ces spécimens de scarabées de stéatite, de petite taille (généralement inférieure à deux centimètres), font partie aujourd'hui de collections privées, dont celle de Fouad Sélim Matouk (plus de 6668 pièces), transférée à l'université de Fribourg et tenue par Othmar Keel. Les scarabées de petite taille présentent parfois un seul petit texte sur le plat, souvent une titulature royale, composée le plus souvent du nom de trône du roi, voir du cryptogramme qui compose son nom (pour quelques exemples, cf. Musée Bible+Orient, Université de Fribourg : n° inv. 1983.238 — scarabée portant le cartouche d'Hatshepsout ; n° inv. 1983.1098 — scarabée portant le nom d'Aménophis III ; n° inv. 1983.1222 — scarabée portant le cartouche de Séthy Ier sur le signe de l'or, flanqué de deux faucons solaires ; n° inv. 1983.1239 — scarabée portant le cartouche de Ramsès II ; n° inv. 1983.1386 — scarabée portant le nom de Ramsès IV). C'est vers la fin du premier empire thébain, au Moyen Empire, que le scarabée remplace à l'usage les sceaux cylindriques. Peu à peu apparaît un nouveau modèle du scarabée, le scaraboïde, qui emprunte les traits schématisés à l'excès du scarabée : les formes ovales, la base plane, le dos bombé. Étrangement, les scaraboïdes vont devenir les supports des effigies de chat ou de grenouilles, plus que d'insectes ! À Chypre (l'antique Alashiya), les scarabées sont attestés dès la fin de l'Âge du Bronze. En dehors des échanges de scarabées qui se produisirent entre l'Égypte et les pays voisins, les Phéniciens, les Syriens et les Grecs emprunteront également cette forme. À l'époque ptolémaïque, les temples munis d'un zodiaque remplace systématiquement le scorpion des Grecs par le scarabée. Le scarabée étrusque, gravé dans le creux sur la face plate et décoré de figures mythologiques ou héroïques, s'éloigne du scarabée égyptien en ceci qu'il est bien souvent porté en talisman par les guerriers au combat. Il aurait été de mauvais goût de faire l'impasse sur le fameux scarabée qui se trouve à Karnak, tout proche du lac sacré. Non pas qu'il soit incontournable pour bon nombre de touristes, avides de fertilité promise par les guides égyptiens, d'en faire sept fois le tour dans le sens anti-horaire, mais que celui-ci est d'une qualité tout à fait appréciable, et que la stèle « cintrée » qui prend place au-dessous mérite toute notre attention. Érigé sous Aménophis III, ce scarabée posé sur un socle à la forme carrée arrondie aux angles est flanqué sur le devant d'une « stèle » où apparaît la mention du disque solaire (itn, aton) — ce qui met à mal beaucoup de théorie selon laquelle l'adoration du disque solaire sous sa forme primitive n'apparût que sous le règne d'Aménophis IV-Akhénaton.
  • La bibliographie concernant les scarabées en Égypte ancienne est dense et complète. Voici donc ici une sélection très limitée d'ouvrages, dont certains ont servi à la rédaction de cette entrée :
  • L'Éternel féminin, O. Keel, Musée Bible+Orient, Fribourg, 2008.
  • Corpus du scarabée égyptien, F. S. Matouk, vol. 1 : Les scarabées royaux, Beyrouth, 1971.
  • Corpus du scarabée égyptien, F. S. Matouk, vol. 2 : Analyse thématique, Beyrout, 1971.
  • Studies on Scarab Seals, A. Ward, vol. 1 : Pre-12th Dynasty Scarab Amulets, Warminster, 1978.
  • Essai de classification et datation des scarabées Menkhéperrê, B. Jaeger, Freiburg/Göttingen, 1982.
  • Studien zum Bild des Königs aud Skarabäen und verwandten Siegelamuletten. Mit Publikation des einschlägigen Materials aus der Sammlung F.S. Matouk, A. Wiese, Freiburg/Göttingen, 1990.
  • Die ägyptischen Stempelsiegel der 6. bis frühen 12. Dynastie (2325-1900 v. Chr.). Eine typologische und religionsgeschichtliche Untersuchung zu den « Knopfsiegeln » und verwandten Stempelsiegeln aus dem ausgehenden Alten Reich, der Ersten Zwischenzit und aus dem frühen Mittleren Reich,  A. Wiese, Freiburg/Göttingen, 1996.
  • Die Sammlung ägyptischer Siegelamulette (Skarabäensammlung Fouad S. Matouk), Ch. Uehlinger, in O. Keel/Ch. Uehlinger, Altorientalische Miniaturkunst. Die ältesten visuellen Massenkommunikationsmittel. Ein Blick in die Sammlungen des Biblischen Instituts der Universität Freiburg/Schweiz, Freiburg/Göttingen, 1996.
  • Die Sammlungen ägyptischer Amulette und Bronzen, M.Gasser, O. Keel & C. Müller-Winkler, in O. Keel/Ch. Uehlinger, Altorientalische Miniaturkunst. Die ältesten visuellen Massenkommunikationsmittel. Ein Blick in die Sammlungen des Biblischen Instituts der Universität Freiburg/Schweiz, Freiburg/Göttingen, 1996.
  • Scarab, K. M. Cooney, in Willeke Wendrich (ed.), UCLA Encyclopedia of Egyptology, Los Angeles, 2008.

Planche : Évolution de la représentation du scarabée dans l'Égypte antique.

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Imprimer cette entréeScarabée commémoratif.
Histoire • Nom commun.Le scarabée commémoratif est courant au Nouvel Empire, produit dès la XVIIIe dynastie sous le règne de Thoutmosis IV. Leur usage gagne de l'importance sous le règne d'Aménophis III, mais connaît un certain recul sous le règne de son successeur, Aménophis IV - Akhénaton.ΕLes deux faces peuvent être gravées, mais bien souvent seule la face aplanie est gravée du texte principal (la carapace du scarabée peut être marquée, par exemple, du cartouche du roi). La plupart des exemplaires peuvent contenir jusqu'à dix lignes de textes, commémorant par exemple la construction d'un lac pour la reine Tiy (peut-être au Nord d'Akhmim). Ou célébrant l'union d'Aménophis III et Tiy (« scarabée du mariage »). Ou louant les prouesses d'Aménophis III à la chasse aux lions et aux taureaux (« scarabée de la chasse aux lions » — le texte nous dit que le souverain aurait tué 102 puissants lions, quelque part entre l'an 1 et l'an 10 de son règne ;  »scarabée de la chasse aux taureaux » — 96 bovins abattus). Ou encore décrivant l'arrivée de 317 femmes du Mitanni et annonçant l'alliance entre Amenhotep III et le Mitanni, par le biais de la fille du roi, la princesse Giloukhepa (Kiloughépa) : « [Voici] les choses prodigieuses qui furent amenées à sa Majesté [le roi d'Égypte], Vie, Santé, Force : Guiloukhépa, la fille de Soutarna, prince du Naharina, ainsi que les meilleures [femmes] de son harem, [soit] 317 femmes. » — Scarabée commémoratif d'Amenhotep III en l'an 10 (cf. texte hiéroglyphique : URK IV, 1738). L'importance de ces scarabées commémoratif n'est pas à négligée, puisqu'ils ont servi de support de diffusion — et de contrôle — d'informations à travers l'Égypte et jusqu'aux proches pays du monde antique. Sans aucun doute leur rôle fut la propagation de l'idéologie royale via un réseau d'échanges très bien contrôlé !
  • Amenhotep III le magnifique, A. Cabrol, Paris, 2000.
  • The large commemorative scarabs of Amenhotep III, C. Blankenberg-van Delden, in Documenta et Monumenta Orientis Antiqui, 15. Leiden, 1969.
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Imprimer cette entréeScarabée de cœur.
Égyptologie • Nom commun.Le scarabée, étroitement lié au culte solaire, a fait l'objet de toutes les attentions, à commencer par la réalisation de figurines et amulettes, au rôle différent, dont les « scarabées de cœur » et scarabées ailés.ΕLe scarabée de cœur est une amulette de taille souvent importante, dont les exemplaires les plus anciens datent de la XVIIe dynastie. Placé sur la momie, parfois incorporé au pectoral, l'amulette est idéalement taillée dans une pierre verte (nommée nmḥf, et gravée de la formule 30b du Livre des Morts (Livre pour sortir au jour). Son principal rôle est de conserver la mémoire des actes du défunt et de commander sa conscience afin qu'il ne parle pas contre lui lors du jugement devant le tribunal d'Osiris. Le scarabée ailé, anépigraphe, est identique en taille et en forme au scarabée de cœur. Fréquent durant la Basse-Époque, il est principalement en « faïence » et identifie le défunt au dieu solaire renaissant. Également placé sur la momie au niveau du cœur, le scarabée ailé est composé d'une pièce centrale en faïence d'où part un réseau de perles de faïence représentant les ailes, qui s'étendent sur toute la poitrine, et parfois même jusqu'au jambes.
  • Les scarabées de cœur dans l'Égypte ancienne, avec un appendice sur les scarabées de coeur des musées royaux d'art et d'histoire de Bruxelles, in Monographies Reine Élisabeth 4. Fondation égyptologique Reine Élisabeth. Bruxelles, 1978.
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Imprimer cette entréeScarabée, Amulette du scarabée.
Égyptologie • Nom commun.Les scarabées et amulettes scaraboïdes sont réalisés en argent, amazonite (Scarabée au nom du Vizir de Ramsès II, Paser, provenant du Sérapeum de Memphis, Musée du Louvre, n° inv. E 70), bois, cornaline, « faïence égyptienne », faïence silicieuse, jaspe (Amulette en forme de cœur du chef du harem du roi, Houy, Musée du Louvre, n° inv. E 3573), granit (Scarabée géant du British Museum), lapis-lazuli (Pectoral au nom du Vizir de Ramsès II, Paser, avec scarabée de cœur en or et lapis-lazuli, Musée du Louvre, n° inv. E 68), sardonyx, sardoine, stéatite, fritte.ΕLa plupart des amulettes scarabées n'excèdent pas 50mm de hauteur. Cette petite taille laisse tout juste la place sur le recto d'y placer l'effigie du scarabée (tête, corps, élytres — rarement les pattes, jamais les ailes), et au verso une inscription, qui peut être un dessin géométrique, une représentation figurée, le nom d'un particulier, d'un roi ou une formule de protection. Aujourd'hui au Musée égyptien du Caire avec les autres pièces du « trésor » de Toutankhamon, le scarabée ailé retrouvé dans la tombe du pharaon est un exemple de réalisation somptueuse : ce bijou est en effet réalisé en or, rehaussé d'ambre et de lapis-lazuli. Le bijoux forme le cryptogramme du nom nb-ḫpr.w-rˁ (Nebkheperourê) en posant sur le panier nb les trois traits marquant le pluriel, par dessus lesquels prend place le scarabée en lapis-lazuli ḫpr tenant entre les pattes antérieures le disque solaire . Gage de résurrection et de  »cœur juste » — rappelons, s'il est nécessaire, que le cœur est le siège de l'âme, contrairement à notre pensée moderne qui le situe dans le cerveau —, le scarabée est de fait devenu une amulette aux propriétés protectrices. Remonter
Imprimer cette entréeScarabée, Sarcophage de scarabée.
Égyptologie • Nom commun.Insecte chargé de sens et de métaphores, le scarabée est l'image du soleil, de la renaissance perpétuelle et des cycles qui régissent l'équilibre de l'Égypte ancienne. Aussi des spécimens de sarcophage de scarabée nous sont parvenus (notons, par exemple, n° inv. N 3357 du Musée du Louvre ; n° inv. ME 384 du Musée des Beaux-Arts de Lille), réalisé dans un calcaire de qualité variable. Certains de ces sarcophages sont des « boîtes » surmontées de l'effigie du coléoptère, tandis qu'il devait être « momifié » et glissé par le côté. D'autres sont des simulacres de scarabées en bois, constitués de deux pièces s'emboîtant. Remonter
Imprimer cette entréeSchiaparelli, Ernesto.
Égyptologie • Nom propre.Égyptologue italien (1856-1928), nommé directeur du musée archéologique de Florence. Il mène douze campagnes de fouilles en Égypte entre 1903 et 1920 et étudies à Thèbes les tombes de la Vallée des Reines, dont celles de Néfertari, Khaemouaset et Setherkhepeshef, deux fils de Ramsès III. Il découvre la tombe de l'architecte Kha et de son épouse dans le village de Deir el-Médineh. Il meurt après avoir terminé sa carrière comme conservateur du musée égyptologique de Turin. Remonter
Imprimer cette entréeSchilbé, Schilbe mystus.
Zoologie • Nom commun.Espèce de poisson originaire d'Afrique, vivant en bancs. Ce poisson pourrait être l'incarnation de la déesse Hatmehyt, la « Dame de Mendès », bien que les spécialistes hésitent toujours sur la forme du poisson ou du dauphin qui siège sur le pavois posé sur sa tête. Néanmoins, une équipe d'égyptologues canadiens dépêchée sur le site de Tell el-Roba a mis au jour des poteries contenant les restes de Schilbe mystus encore jeunes, ce qui tend à lier ce poisson à la déesse que les égyptiens appellent « Celle qui est à la tête des poissons ». Remonter
Imprimer cette entréeSebakh.
Géographie • Nom commun.Terme arabe désignant la terre issue des déchets de sites antiques, à la fois biologiques et minéraux, utilisée comme engrais. Remonter
Imprimer cette entréeSekhem, Sceptre-sekhem.
Égyptologie • Nom commun.Sceptre constitué d'un manche droit, qui s'évase comme la tête des plans de papyrus, et se termine par une forme oblongue s'évasant vers le haut. Remonter
Imprimer cette entréeSekhemankhptah, Ptahsekhemankh, Sekhem-Ankh-Ptah, Ptah-Sekhem-Ankh.
Histoire • Nom propre.Vizir et Chef de la Justice, « ami unique », « premier après le roi », au milieu de la Ve dynastie. Le mastaba de Sekhemankhptah à Guizeh, dans le cimetière Est, porte le numéro G7152. Remonter
Imprimer cette entréeSekhemkhet, Horus Sekhemkhet, Djéser-Téti, Djoser-teti.
Histoire • Nom propre.Le nom de Sekhemkhet n'a été attribué que très tardivement au roi, dans les années 1950, alors qu'on le nommait auparavant à la lecture du serekh Semerkhet ; en effet, la lecture des signes sḫm et mr s'avérait difficile sur des reliefs peu profonds et abîmés par le temps.ΕAujourd'hui, en dehors du complexe funéraire de Saqqarah, le nom de Sekhemkhet est très rare dans la documentation. Il est mentionné par un texte du gouverneur d'Éléphantine, ce qui tente à prouver que l'île fit partie très tôt du programme de constructions des rois ; les fondations de la forteresse datent du milieu de la première dynastie. Au Ouadi Maghara, dans le Sinaï, le roi est représenté terrassant les ennemis d'un coup de massue. Il est coiffé de la couronne blanche, porte la barbe postiche et un pagne. Son nom apparaît dans un serekh. Tout proche, une seconde représentation le montre par deux fois, d'abord avec la couronne rouge, la queue de taureau et un sceptre en main, puis avec la couronne blanche. Seule cette seconde représentation est accompagnée du serekh. La mention la plus tardive que nous connaissons date de la période perse, où un prêtre porte le titre de prêtre de Djoser-Netheryhet, de Djoser-Téti et de Téti, marquant une distinction claire entre les trois rois Sekhemkhet, Djoser et Téti. Certains ont proposé que Sekhemkhet soit le Téti qui apparaît dans les listes royales ramessides, qui serait dérivé d'un nom se terminant en -ti (comme Djoserty) sur les monuments de la troisième dynastie. Dans les papyrus d'Abousir, provenant du temple de Neferirkarê Kakaÿ, est mentionné un certain Iteti, pour lequel un culte est rendu à sa statue. Manéthon indique sept ans de règne pour un certain Tyreis, troisième roi de la dynastie (Sanakht ?), et vingt-neuf ans pour le second roi, qu'il nomme Tosorthros. La lecture de ces noms posent encore problème, et il n'est pas impossible que Sekhemkhet figure dans la liste de Manéthon sous le nom grec de Mésochris. M. Wissa suggère que Sekhemkhet régna plus de six ans, contrairement à ce qui se trouve dans le Papyrus de Turin, mais certainement pas plus de dix-neuf années, comme proposé par N. Swelim.
  • Djéser et la IIIe dynastie, M. Baud. Éditions Pygmalion, Paris, 2007.
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Imprimer cette entréeSekhmet.
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Sekhmet
Ramsès II présente une offrande liquide avec un vase-hes à Sekhmet. On notera la présence de sistres au centre.

Mythologie • Nom propre.Déesse lionne, fille de Rê, incarnation de la force et du déchaînement, protégeant le dieu solaire et le monarque de leurs ennemis. Son nom signifie littéralement « la puissante » et les Grecs la nomme Sakhmis.ΕLe panthéon égyptien comporte plusieurs divinités féminines pouvant révéler un aspect dévastateur et dangereux. Appelées « déesses dangereuses », elles s'incarnent le plus souvent dans la forme léonine de Sekhmet. Pouvant être condidérée comme la forme « agressive » de la déesse chatte Bastet ou encore de la déesse vache Hathor, Sekhmet est représentée sous la forme d'une lionne ou du cobra royal (l'uræus) qui se dresse sur le front de Pharaon. Il faut probablement situer l'origine de la déesse Sekhmet à Létopolis, où elle est associée à une seconde déesse lionne (Menhit), et à son époux Mahès. Mais avant le Nouvel Empire, il est difficile de cerner la généalogie de la déesse : sous sa forme de Bastet, elle aurait mis au monde de façon contradictoire son fils Mahès. De fait au Nouvel Empire, le clergé a résolu la situation quelque peu confuse de la déesse à la fois épouse et mère, et l'a promu épouse de Ptah (et non plus de Mahès à l'Ancien et au Moyen Empire) et mère de Néfertoum (également en place du fil Mahès du Nouvel Empire). Fille du dieu solaire Rê, elle forme avec Ptah, le dieu forgeron et créateur, et Nefertoum le lotus (ou nénuphar) la triade divine de Memphis, le lieu principal où lui est rendu son culte. Elle est également adoré à Kôm el'Hisn et Abydos, notamment dans le temple de Séthy Ier. Remonter
Imprimer cette entréeSéma-Taouy, smA taouy.
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Séma-Taouy, smA taouy
Deux représentations du « séma-taouy » sur le temple du Moyen Empire de Sésostris Ier à Karnak.

Histoire • Nom commun.Le « séma-taouy » est le symbole fort de l'union (sema) des deux terres (taouy), c'est-à-dire la réunion de la Haute et Basse-Égypte. Les souverains portent ainsi le qualificatif de « roi de Haute et Basse-Égypte ».ΕL'iconographie représente le Séma-Taouy par deux dieux-Nil Hâpy, attachant solidement en un nœud commun les deux plantes symboliques du Sud (le « lys ») et du Nord (le papyrus). Le fait que cette scène se retrouve la plupart du temps sur le siège ou trône du roi témoigne de la ferveur à exprimer un pouvoir fondé sur l'union des deux parties du pays, la terre du Sud et celle du Nord.

Voir aussi : Hâpy, Dieu Nil, Dieu-Nil.

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Imprimer cette entréeSenet, Jeu du Senet.
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Senet, Jeu du Senet
Jeu de Senet et quelques pions. Musée du Louvre.

Société • Nom commun.De nos jours, on ne dispose pas de preuve évidente de la manière de jouer au Senet. Seules persistent les représentations des bas-reliefs et des fresques, où jouent aussi bien les hommes que les femmes. À partir de ces représentations, les égyptologues en ont déduit approximativement les règles qui auraient pu être celles du Senet.ΕLe plateau de jeu se décompose en 10 colonnes sur 3 lignes. Il s'agit d'aller au bout d'une ligne, de passer à celle du dessous, afin de repartir dans l'autre sens, et terminer dans le sens initial sur la troisième ligne (on forme ainsi un parcours en Z). Le dispositif du jeu pouvait être fait de pierre polie, de bois finement ouvragé ou rapidement découpé. L'égyptologue Howard Carter a découvert dans la tombe de Toutankhamon un jeu de Senet sur pied, en bois exotique, et doré par endroits. Le démarrage du jeu peut varier : soit on dispose les 14 pions du jeu (7 pour un joueur, 7 pour l'autre) alternativement sur les 14 premières cases du jeu, soit on démarre avec un plateau vide. Chacun son tour, les joueurs lancent 4 bâtonnets (dont une des faces est marquée, peinte en noir ou trouée). On compte alors le nombre de marques visibles au lancer des bâtonnets : 1 à 3 points pour avancer un pion d'une à trois cases ; lorsque les quatre faces marquées sont visibles, on avance de 5 cases. Si l'un des joueurs arrive sur la case de l'autre joueur, selon les règles ils peuvent soit échanger leur place, soit ce joueur passe son tour. On peut jouer tous les pions, sans ordre précis, et choisir ainsi une  »stratégie » pour bloquer l'adversaire, le faire renvoyer au début, etc.. Enfin si le joueur tombe sur l'une des cinq « maisons », il doit : Case 15 : Maison de la Renaissance : le joueur doit revenir à cette case si par malchance il atteint la case 27. Case 26 : Maison de la Joie : rejouer. Case 27 : Maison de l'Eau : retournez à la case 15 (Maison de la Renaissance) Case 28 : Maison des Trois Vérités : on ne peut sortir de cette case qu'en faisant un 3 avec les bâtonnets. Case 29 : Maison de Rê-Atoum : on ne peut sortir de cette case qu'en faisant un 2 avec les bâtonnets. Comment gagner ? Il suffit de sortir tous ses pions en bout de plateau avant l'autre joueur ! Remonter
Imprimer cette entréeSerdab.
Architecture • Nom commun.Mot d'origine arabe désignant à l'Ancien Empire une salle sans ouverture, parfois percée d'une fente, située au sud des mastabas, et renfermant les statues funéraires du défunt — et parfois de sa famille. Souvent dissimulé derrière une stèle fausse-porte, le serdab communique avec la salle d'offrandes.ΕLe serdab le plus connu est celui du roi Djéser, à l'extérieur de sa pyramide, qui a été découvert en 1924 par Cecil Firth à Saqqarah. Les textes hiéroglyphiques qui s'y trouvent décrivent Imhotep comme le concepteur de la pyramide à degrés de Djéser. À sa découverte, le serdab renfermait encore une statue assise du roi Djéser, haute de 1,42 mètre. L'original se trouve aujourd'hui au Musée du Caire, tandis qu'une réplique fidèle prend place dans le serdab. Remonter
Imprimer cette entréeSerekh.
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Serekh
Le serekh sur la stèle du « Roi-Serpent », au Musée du Louvre.

Égyptologie • Nom commun.Terme égyptien désignant une forme rectangulaire représentant la façade et l'enceinte des palais, et contenant le « nom d'Horus » des pharaons de l'Égypte ancienne, dès les premiers rois.ΕLe serekh est surmonté d'un faucon, l'Horus symbole de la royauté sur terre et de la filiation divine du roi. Le nom inscrit à l'intérieur — certains considèrent que le serekh contient le nom, tandis que d'autres prétendent qu'il encercle le nom — est aux origines de l'histoire égyptienne très court, et identifie le roi selon le hiéroglyphe qu'il contient et non pas selon sa valeur phonétique : par exemple, on parlera de la stèle du roi-Serpent, du roi-Scorpion, etc.. Ce « nom d'Horus » est le plus ancien des cinq noms qui composent la titulature royale.

Voir aussi : Cartouche.

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Imprimer cette entréeSethnakht.
Histoire • Nom propre.Premier roi de la XXe dynastie ayant régné aux environs de 1186 à 1184 av. J.-C.. Ramsès II avait un fils nommé Ramesses-Sethnakht, mais aucune preuve ne permet de le rattacher au futur roi Sethnakht.ΕLa XXe dynastie s'ouvre avec Sethnakht, un roi qui régnera environ une ou deux années, et dont le document le plus tardif qu'on lui connaisse est daté de l'an 2, le troisième mois de chemou, le 25e jour. Son nom est à rapprocher de ceux des rois de la XIXe dynastie — les Séthy Ier et II —, signifiant littéralement « Seth est victorieux », « Seth est puissant ». Il apparaît dans une période de troubles dont on sait peu de choses. Très peu de sources nous sont parvenues, hormis trois documents : une stèle de dix-neuf lignes à Éléphantine, la stèle du vice-roi Hori à Amarah Ouest et le Papyrus Harris I. Les seuls indices de ce papyrus nous disent que Sethnakht est monté sur le trône juste avant son fils Ramsès III, pour légitimer le pouvoir royal. Sethnakht parviendra à mettre fin à la guerre civile qui fragilisait l'Égypte et à rétablir l'ordre du Double-Pays. Il épouse Tiy Merytemiset (Tiyi Meryaset, Tiyi Meryt-em-Aset ou Mereniset), probablement décédée du vivant de Sethnakht, puisqu'une stèle témoigne du culte funéraire dédié à la reine sous le règne de Sethnakht. Un nom partiel de Satrê Tameri est visible dans la tombe KV14 de Sethnakht, mais cette tombe avait été originellement creusée pour la reine Taousert. Aussi est-il probable qu'il s'agisse d'une erreur de lecture du nom Satrê Merytamon — peut-être l'un des noms de Taousert — et non pas le nom d'une reine de Sethnakht. Actuellement, aucun monument ne lui est attribuable — sinon sa tombe —, et seuls des cartouches ont été ajoutés ou usurpés sur d'autres monuments plus anciens.
  • Ancient Records of Ancient Egypt, J .H. Breasted. IV, pp 922-923. Chicago, 1906.
  • Die Elephantine-stele des Sethnacht und ihr historischer hintergrund, R. Drenkhahn. N° 36, ÄA, O. Harrassowitz. Wiesbaden, 1980.
  • Comments on the Sethnakhte stela, H. Goedicke. N° 52, pp 157-175, MDAIK. Mainz, 1996.
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Imprimer cette entréeSéthy Ier.
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Séthy Ier
Séthy Ier offre le cryptogramme de son nom de Nesout-Bity (Men-Maât-Rê). Bloc du temple de Séthy Ier à Gournah. Louxor, rive Ouest.

Histoire • Nom propre.Second pharaon de la XIXe dynastie, ayant régné approximativement de 1290 à 1279 av. J.-C., né de Ramsès Ier et de Satrê.ΕLa titulature royale complète de Séthy Ier mentionne : l'Horus Kanekhet Khaemouaset Seankhtaoui (nom d'Horus), Celui des Deux Maîtresses Ouhem Messout Sekhemkhepesh Derpedjetpesdjet (nom de Nebty), l'Horus d'Or Ouhem khaou Ouserpedjoutem taou nebou (nom d'Horus d'Or), le Roi du Double Pays Menmaâtrê (nom de Nesout-bity), le Fils de Rê Séthy Merenptah (nom de Sa-Rê). On trouve relativement souvent des mentions de Séthi avec une terminaison en « i », bien que la translittération la plus proche serait sans doute Séthy, avec un « y » final. La plupart des auteurs scientifiques du début du XIXe siècle utilisent la dénomination Sethos, issu des sources grecques de Manéthon. Premier roi à porter le nom de Séthy, son nom de naissance, il porte également les épithètes de Meri-Imen (« Aimé d'Amon »). Son nom d'intronisation, Men-Maât-Rê, signifie « Stable est la Maât de Rê », qui peut être interprété comme « Celui qui rend stable la Maât de Rê ». Les dates de règne communément admises pour Séthy Ier sont 1290 à 1279 av. J.-C.., soit une dizaine d'années de règne. La date de fin de son règne se base sur la chronologie absolue connue du règne de son fils successeur, Ramsès II. Ces dates sont communes aux recherches effectuées par Vandersleyen et Helck ; la date de fin est identique pour Desroches-Noblecourt et Grimal (1294 à 1279 av. J.-C.). A contrario, d'autres égyptologues, parmi lesquels les plus anciens, proposent des dates différentes : 1306 à 1290 av. J.-C. pour Reeves et Wilkinson, 1308 à 1294 av. J.-C. pour Gardiner, 1321 à 1307 av. J.-C. pour Redford, 1312 à 1298 av. J.-C. pour Drioton. Un document important de Séthy Ier, une stèle du Gebel Barkal, conservée à Khartoum, porte la mention de l'an 11, quatrième mois de Chemou du règne de Séthy Ier. En partant de la date de fin de son règne acceptée par la plupart des égyptologues, on peut en déduire la date de début de son règne, en 1290 av. J.-C.. Il n'est pas impossible qu'il est débuté une douzième année de règne, mais aucun document connu n'en fait mention. Dans les sources manéthoniennes, on trouve un règne de 55 ans pour Séthy Ier, ce qui paraît peu probable. Fils de Ramsès Ier et d'une certaine Satrê (« La fille de Rê », mentionnée uniquement sous le règne de Séthy Ier), il fut peut-être vizir de son père, de la Haute ou de la Basse-Égypte. Séthy Ier prolonge une lignée issue d'une famille militaire venant du Delta : cette hypothèse est appuyée par le nom du souverain, comportant la mention du dieu Seth, dont le culte est très important dans cette région du Nord — le dieu sethien y est associé à Baâl. Cette dynastie fera construire une capitale sur l'ancienne ville d'Avaris, qu'elle nommera Pi-Ramsès (Per-Ramsès). La « Stèle de l'an 400 » , découverte à Tanis mais provenant de Pi-Ramsès, et aujourd'hui au Musée du Caire, mentionne les origines mythiques de la dynastie : cette stèle datée du règne de Ramsès II annonce la fondation d'une nouvelle ville. Ramsès II fait une offrande de vin au ka de Seth, ainsi qu'au ka du Jry-pˁt, sš nswt, responsable des pays étrangers, responsable de la forteresse de Tjarou (un peu au Sud d'Avaris), Séthy, juste de voix. Il est probable que ce Séthy soit le grand-père de Séthy Ier. Les représentations artistiques en ronde bosse ou en relief du début de la XIXe dynastie jusqu'à Merenptah des souverains et particuliers est invariable : le nez est busqué, sémite, représentant peut-être un trait ethnique témoignant des origines septentrionales de cette famille. En ce qui concerne le nom donné à cette stèle, l'an 400 correspond sans doute à l'ancienne date de fondation de la ville. Si l'on considère la « Stèle de l'an 400 », il est fort possible que Ramsès Ier, père de Séthy Ier, descendrait lui-même d'un autre Séthy, probablement général et qui n'a jamais régné. Séthy Ier épouse Mouttouya (ou Touya — fille d'un autre Touya, un particulier aux origines militaires importantes, qui fut général de cavalerie et scribe royal), avec qui il aura comme fils le célèbre Ramsès II. On connaît par ailleurs une mention, problématique, dans le temple de Karnak, d'un prince hypothétiquement (l'inscription est en partie effacée) dénommé Nebenkhasetneb , revenu du pays de Tehenou avec Séthy Ier. Le souverain est notamment connu pour avoir mené durant son règne plusieurs campagnes, notamment contre les Hittites, les Tjéhénou (Libyens) et les Nubiens. Séthy Ier s'impose en grand bâtisseur, avec des édifices pour la plupart toujours en place, mais également des restaurations sans usurpation : il adjoint son cartouche à ceux de ses prédécesseurs, plutôt que d'effacer les cartouches et de les graver à nouveau. Il fait construire pour l'essentiel à Karnak (grande salle hypostyle), à Gournah (son temple de millions d'années) et à Abydos. Séthy aura de la même épouse royale une fille dénommée Tia, qui épousera un autre Tia, et peut-être une seconde fille, Henoutmirê. Sa tombe KV 17 dans la Vallée des Rois, découverte le 18 octobre 1817 par Giovanni Battista Belzoni, l'une des plus somptueuses du site, renfermait un sarcophage en albâtre d'une finesse remarquable (aujourd'hui au Musée Salt à Londres), des vases de faïence égyptienne bleue et des figurines de terre cuite. Sa momie, qui devait se trouver dans sa tombe, a été découverte dans la cachette des momies royales de Deir el-Bahari.

Voir aussi : Séthy Ier, Campagnes de Séthy Ier. Séthy Ier, Constructions de Séthy Ier. Séthy Ier, Tombe de Menmaâtrê Séthy Ier dans la Vallée des Rois.

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Histoire • Nom propre.Campagnes menées par le pharaon Menmaâtrê Séthy Ier.ΕSéthy Ier est connu pour avoir entreprit une ou plusieurs campagnes en Asie, dans le couloir syro-palestinien. C'est en effet sous la XIXe dynastie que les campagnes de conquête des pays asiatiques reprennent, après une paix d'environ 90 ans. Les conflits, et par extension les campagnes militaires qui en découlent, s'étant déroulés sous le règne de Séthy Ier nous sont connus par diverses sources : tout d'abord, les archives hittites, qui permettent de mieux appréhender les enjeux de ces batailles ; ensuite cinq stèles situées dans le couloir syro-palestinien ; et enfin les reliefs du temple de Karnak, à l'extérieur de la salle hypostyle. Le mur extérieur Nord de la salle hypostyle de Karnak portent les bas-reliefs du règne de Séthy Ier, récit de ses batailles scindée en deux parties autour d'une porte. Le mur devait atteindre une vingtaine de mètres de haut, mais la partie haute est perdue. La bataille contre les Hittites oppose Séthy Ier à Mouwattali II, dont l'avènement sur le trône coïncide à peu de choses prêt à celui de Séthy. Mouwattali II n'est pas le successeur de Souppilouliouma, qui devait être Moursil II. Les scènes dépeignent, chronologiquement depuis la droite vers la gauche, les offrandes et les prisonniers de guerre présentés à Amon et sa triades (Amon, Mout et Khonsou) par le souverain égyptien. Les ennemis sont ensuite massacrés. La partie Est, datée de l'an 1, montre les ennemis bédouins Shassou dans leurs forteresses, vaincus lors du retour du Hatti en l'an 1. Ce peuple vivait dans le Nord du Delta, au Sud du couloir syro-palestinien dans la région de Gaza, du côté de la frontière égyptienne actuelle. On pourrait penser que ce sont les premiers ennemis que Séthy Ier va rencontrer en remontant vers le Nord, mais des scènes de retour en Égypte antérieures sont également représentées : de ce fait, le combat contre les bédouins Shassou aurait eu lieu au retour de Séthy Ier ; ce qui, fait important, daterait son retour en l'an 1 de son règne. Au registre supérieur, toujours en l'an 1 de son règne, Séthy Ier combat des ennemis barbus amassés en une foule compacte autour de la forteresse de Yénoam, au milieu des arbres, et qui semble entourée de deux lacs : Yénoam serait peut-être au Nord-Est de Meggido et Beth Shean. Le but de cette campagne était, bien entendu, la prise du couloir jusqu'à Beth Shean, notamment pour des raisons économiques : l'approvisionnement en étain venant d'Afghanistan. Les personnages tendent les bras devant le pharaon, symbole à la fois de la soumission de la cité et de la dévotion symbolique au souverain du Double-Pays. On peut y voir des représentations d'ennemis, vu de face, ce qui, contrairement aux idées reçues, ne représente pas en soi un caractère exceptionnel, et se retrouve dans d'autres temples (Temple de Ramsès III à Médinet Habou, par exemple). Sur le retour Est du mur, le texte indique que Séthy prend Pa-Kanaan : on y voit des hommes abattant des arbres du Liban, là où l'Égypte allait chercher ses arbres pour le gros œuvre, les constructions. Séthy Ier n'est probablement pas passé par la voie principale, et ne s'est pas rendu dans la plaine de la Beqa. Il a sans doute longé la Méditerranée pour aller chercher le bois essentiel, sans affronter les Hittites. Sur le côté Ouest du mur, en symétrie, ne persistent que trois registres. En bas le roi combat, armé d'un arc, les Hittites et l'Amourrou, région légèrement au Sud de la Beqa. Au centre, il massacre, armé du khepesh, les Tjehenou, à l'Ouest de l'Égypte — les Libyens, reconnaissables à leur mèche descendant sur le côté de la tête et dont le nom est également mentionné dans le texte. En haut, Séthy est représenté sur son char, devant la forteresse de Qadesh, représentée de manière différente par rapport au règne de Ramsès II : elle n'est pas entourée par l'Oronte, ce qui laisse penser à certains, dont C. Vandersleyen, que ce serait une seconde Qadesh. On notera que la représentation de la bataille de Qadesh de Séthy Ier montre un bouclier, un étendard, percé d'une flèche, symbole de la prise réelle de la cité. Ici les personnages représentés ne sont pas hittites, ce qui laisse préfigurer une Qadesh qui n'est pas encore hittite en l'an 1 du règne de Séthy Ier. Il est possible, selon certains égyptologues, que Séthy Ier n'est pas participé à cette campagne, ce dont témoignerait le khepesh, le cimeterre qu'il tient en main, massacrant un Libyen, la représentation étant en ce cas purement symbolique. Selon P. Grandet, Séthy Ier a d'abord entreprit une campagne en l'an 1 pour aller chercher le bois du Liban en passant par la Méditerranée, puis une seconde en l'an 5 pour combattre et prendre Qadesh. Il aurait donc réussi à reconquérir tout le couloir syro-palestinien, au détriment des Hittites : la force de frappe de l'armée égyptienne devait par conséquent être remarquablement puissante. Deux stèles attestent une campagne en Nubie menée par Séthy Ier en l'an 8 de son règne, probablement très au Sud au niveau de la cinquième cataracte. Probablement pour la domination des mines d'or du Ouadi Allaki, le contrôle de Koush et le recul des frontières vers le sud. Une inscription rupestre datée de l'an 9 fait mention du retour à la Paix du Double-Pays, présentant Séthy Ier face à Khnoum, Satis et Anoukis, triade locale de la première cataracte. Beaucoup plus loin, à hauteur de la quatrième cataracte a été retrouvée au Gebel Barkal une stèle mentionnant l'avancée des armées jusque dans les terres de l'actuel Soudan, soit aussi loin que celles de Thoutmosis III.
  • Les pharaons du Nouvel Empire (1550-1069 av. J.-C.) : Une pensée stratégique, P. Grandet, Éditions du Rocher, 2008.
  • La campagne asiatique de l'an 1 de Séthy Ier représentée sur le mur extérieur nord de la salle hypostyle du temple d'Amon à Karnak, A. Degrève, in Revue d'Égyptologie, n°57, Peeters, Paris, 2006.
  • Histoire de l'Égypte ancienne, N. Grimal, Paris, 2006.
  • Dictionnaire des pharaons, P. Vernus & J. Yoyotte, Tempus, Paris, 2004.
  • The Complete Valley of the Kings, N. Reeves & R. H. Wilkinson, The American Univeristy in Cairo Press, 1995, réédition 2006.

Planche : Diaporama : Campagnes de Séthy Ier représentées dans le temple de Karnak

Voir aussi : Séthy Ier. Séthy Ier, Constructions de Séthy Ier.

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Séthy Ier, Constructions de Séthy Ier
Bloc retourné à proximité du mur nord de la salle hypostyle de Karnak. On y voit clairement l'animal séthien.

Histoire • Nom propre.Séthy Ier fait édifier et restaurer de nombreux monuments. À l'instar d'autres souverains égyptiens, Séthy Ier n'efface jamais les cartouches de ses prédécesseurs, préférant y adjoindre ses propres cartouches. Sur la Stèle d'Israël, par exemple, on trouve à la fois le nom d'Amenhotep III et celui de Séthy Ier.ΕAu total, on dénombre pas moins de soixante restaurations mises au crédit de Séthy Ier, dont certaines rétablissant les noms d'Amon-Rê dans les cartouches martelés sous le règne d'Akhénaton. Séthy Ier fait édifier la grande salle hypostyle de Karnak, probablement à la suite d'un chantier débuté par Ramsès Ier. La salle de plus de 134 colonnes s'organisent autour de colonnes hautes à chapiteau papyriformes ouverts encadrées de colonnes plus petites à chapiteaux lotiformes fermées ; la différence de hauteur des colonnes permet la surélévation du toit central et l'aménagement de claustras, laissant pénétrer la lumière dans une ambiance qui devait autrefois ajouter au mystère de cette « forêt » de colonnes. Sur toute la partie Nord de la salle, les cartouches de Séthy Ier étaient inscrits sur les colonnes et les murs, avant d'être remplacés par ceux de son fils Ramsès II. À l'extérieur sur le mur Nord se trouve le récit de ses campagnes militaires en Asie. À l'entrée actuelle du temple de Karnak, devant le pylône inachevé, reste un obélisque de petite taille, qui allait autrefois de paire avec un second, et qui marquait le débarcadère du bassin d'arrivée, là où les embarcations déposées les passagers sur une tribune axiale surélevée. On trouve aussi dans la salle hypostyle de Karnak une statue porte-enseigne de Séthy Ier. Décapitée, la statue arbore un pagne finement ciselé, un double collier de perles rondes, une ceinture marqué du cartouche et un pan descendant sur le devant et terminé par une frise d'uraei couronnés du disque solaire. La statue repose sur un socle quasi-cubique, également gravé des cartouches royaux. Un pilier dorsal soutient l'ensemble. Dans la Gournah actuelle se trouve le temple de millions d'années de Séthy Ier, le « le temple glorieux de Séthy Mérenptah dans le domaine d'Amon qui réside à l'Ouest de Thèbes ». Édifié à la lisière du désert, sur l'axe qui part du temple de Karnak jusqu'au djeser djeserou d'Hatshepsout (le temple de Deir el-Bahari), le temple de Séthy Ier prend place sur le parcours de la Belle Fête de la Vallée. Le temple débute par un premier pylône, qui s'ouvre sur une première cour : à gauche le palais du temple devait accueillir en son temps le souverain pour les rites, notamment pour les cérémonies d'apparition. En face, un second pylône marque l'entrée du temple même. Cette seconde cour à ciel ouvert se termine par une colonnade de dix piliers en portique soutenant le toit de la façade du temple. On trouve à l'intérieur une chapelle dédiée aux ancêtres (où l'on peut voir, comme sur celle d'Abydos aujourd'hui au Metropolitan Museum de New York, Ramsès Ier en Osiris) ainsi qu'une cour à ciel ouvert munie d'un autel solaire, la Shout-Rê. À l'extérieur, à droite du temple, sont construits des magasins, tandis qu'un puits sacré est creusé de l'autre côté du temple. Un mur d'enceinte vient ceinturer l'ensemble. À Abydos se trouve le somptueux temple que Séthy Ier fait édifier en ce lieu sacré dédié à Osiris, aux reliefs polychromes et finement ciselées. Le temple au plan en « L » (sans doute à cause de la position de l'Osireion juste derrière) se cale en grande partie sur le plan du temple de millions d'années à Gournah : on y retrouve d'ailleurs les deux premières cours séparées par des portiques à piliers de base carrée, un espace dédié au dieu solaire, et un autre pour les ancêtres. Une partie du temple et de sa décoration a été achevée par le fils de Séthy Ier, Ramsès II ; ce qui a d'ailleurs valut au règne de Séthy Ier des théories douteuses de corégence avec son fils Ramsès II. Séthy Ier fait aussi creuser la tombe de sa mère, Satrê, la première tombe décorée dans la Vallée des Reines, inachevée. Elle se situe dans une zone de la XIXe dynastie, et fait allusion à des textes funéraires que l'on trouve dans les hypogées de la Vallée des Rois. La tombe de Séthy Ier dans la Vallée des Rois, la dix-septième, est la plus longue de la Vallée, avec quasiment cent mètres de longueur. Elle est actuellement toujours fermée pour préserver ses couleurs et décorations. Séthy Ier a entreprit des constructions au total sur plus d'une trentaine de sites. Des sphinx et des obélisques qui lui sont attribués ont été retrouvés à Tanis, provenant préalablement de Pi-Ramsès.
  • Vues panoramiques du temple de Karnak, 1001merveilles.org / World Heritage Tour, à voir en ligne : Voir le site
  • Vues panoramiques de la tombe de Séthy Ier dans la Vallée des Rois, 1001merveilles.org / World Heritage Tour, à voir en ligne : Voir le site
  • Restaurations par Séthy, R. Monfort, à voir en ligne : Voir le site

Planche : Diaporama : Constructions de Séthy Ier.

Voir aussi : Abydos, Plan du temple de Séthy Ier à Abydos. Abydos, Temple de Séthy Ier à Abydos. Séthy Ier, Tombe de Menmaâtrê Séthy Ier dans la Vallée des Rois.

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Égyptologie • Nom propre.L'un des joyaux que l'Égypte antique nous a légué est sans doute l'hypogée de Séthy Ier dans la Vallée des Rois (KV 17), fils de Ramsès Ier et père du non moins célèbre Ramsès II. Cette tombe aux proportions impressionantes atteint plus de 137 mètres de long en s'engouffrant dans la roche, avec par endroit une largeur de plus de 13 mètres et un plafond à 6 mètres de haut. La taille de la tombe et sa riche décoration témoigne de l'importance du souverain. ΕDécouverte en 1817 par Giovanni Belzoni, la tombe était encore intacte dans sa décoration, qui pour la première fois dans la Vallée des Rois est quasiment complète, depuis les couloirs jusqu'à la chambre du sarcophage. Néanmoins des tentatives de copie des reliefs et d'autres méthodes plus ou moins barbares ont abîmées certains d'entre eux : une partie des reliefs sont conservés dans des musées européens, d'autres ne sont plus connus que par les peintures des premiers visiteurs de la tombe. Le modèle des tombes de la XIXe dynastie est un plan linéaire, qui s'enfonce en une descente plus ou moins abrupte dans la montagne. La tombe de Séthy Ier suit se plan, constitué de sept couloirs et de dix chambres. Après le puits qui se trouve à mi-parcours se trouve une pièce intermédiaire à quatre piliers de laquelle part un escalier excentré qui mène aux autres salles. Au sein de la branche Sud-Est du ouadi de la Rive Ouest, l'hypogée de Séthy Ier est la plus longue et la plus profonde de toutes les tombes de la Vallée des Rois. C'est aussi la première tombe à disposer d'un plafond incurvé dans la salle du sarcophage, reflet de la maîtrise des ouvriers et artisans de la Tombe. Le décor de la tombe est fait de peintures, ainsi que de bas-reliefs peints. La palette de couleur est riche et les représentations somptueuses. Des extraits ou de longs passages des textes royaux et funéraires décorent la tombe : Dans le premier couloir, sur la première porte ainsi qu'autour du premier escalier, on trouve les textes des Litanies de Rê. Vient ensuite un extrait du Livre des Morts, suivi par une grande partie de l'amdouat dans les couloirs et escaliers jusqu'au puits, dans les chambres annexées à la pièce qui suit le puit, ainsi que dans la chambre du sarcophage. Le Livre des Portes décore la chambre à piliers située après le puits ainsi que sa porte, la chambre qui suit, ainsi qu'une partie de la salle du sarcophage. Des décorations « classiques » et parfois personnalisées dépeignent le Rituel de l'ouverture de la bouche (couloir descendant vers la chambre du sarcophage), le Livre de la Vache Céleste (pièce attenante à la salle à piliers dans la salle du sarcophage), des scènes astronomiques d'une finesse remarquable (salle du sarcophage), et des représentations de Séthy Ier seul ou accompagné de divinités, ainsi que des représentations de divinités seules. La salle du sarcophage a des proportions incroyables. Elle débute par une salle — la Maison de l'Or — à plafond bas soutenus par six piliers — qui débouche à droite et à gauche sur deux petites pièces annexes —. Cette salle s'ouvre sur une seconde partie au plafond incurvé, qui elle-même donne accès à une pièce annexe au Nord-Ouest, une seconde à l'opposé qui serait peut-être une salle pour les vases canopes, et une dernière au fond qui se trouve être également une salle annexe à quatre piliers. Étrangement, après cette salle du sarcophage se trouve un couloir descendant, étriqué, dont on ne connaît toujours pas l'utilité, et dont on n'a toujours pas atteint l'extrémité. Le style des reliefs, le choix des textes et l'orientation des personnages dans la syringe laisse transparaître une certaine influence amarnienne et un culte solaire prononcé. La tombe a sans doute était utilisée temporairement comme cachette pour d'autres momies royales, notamment celles de Ramsès Ier et Ramsès II, déplacées par la suite dans la tombe TT320. La momie de Séthy Ier a été quant à elle retrouvée dans la cachette royale de Deir-el-Bahari en 1881. Lors des fouilles et excavations menées de 1817 à nos jours, on a découvert du matériel de scribe, quelques sculptures, de la vaisselle, des momies animales, ainsi que du mobilier funéraire. Bien que des travaux de protection aient été très vite mis en place, notamment par Belzoni lui-même, une partie de la décoration et du revêtement des murs a subi des dommages suite à des pluies importantes. Au sujet des reliefs peints somptueux de Séthy Ier en présence d'Hathor, si certains rétorqueront qu'ils auraient du rester dans la tombe de Séthy Ier, Champollion déjà dénotait le caractère urgent de leur conservation : « Cette belle catacombe dépérit de jour en jour. Les piliers se fendent et se délitent ; les plafonds tombent en éclats, et la peinture s'enlève en écailles. » En septembre 1829, il est décidé de partager ces deux reliefs entre les missions française et toscane, et de les conserver au Musée du Louvre et au Musée de Florence, où ils se trouvent encore à l'heure actuelle.

Planche : Plan de la tombe de Séthy Ier dans la Vallée des Rois

Voir aussi : Séthy Ier.

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Imprimer cette entréeSéthy II et Amenmès.
Histoire • Nom propre.Cinquième et sixième pharaons de la XIXe dynastie.ΕSéthy II est attesté par la documentation qui nous est connue à ce jour jusqu'à l'an 5 de son règne. On suppose qu'aux environs de l'an 2 de son règne va apparaître un second roi, Amenmès, qui va tenter de prendre sa place. Séthy II-Merenptah est fils de Merenptah et d'Isisneferet. Il épouse Taousert — qui deviendra pharaon à la fin de la XIXe dynastie — de qui il a peut-être un fils nommé Séthy-Merenptah, qui apparaît dans la chapelle des barques de Séthy II à Karnak, mentionné comme fils royal et accompagnant son père. On suppose aussi, sans preuve tangible, que Séthy II a pu épouser une certaine Takhat, de qui naîtra Amenmès (peut être Messouy ?), vice-roi de Koush. Par ailleurs, certains pensent que Siptah est aussi un fils de Séthy II, mais la documentation est encore trop lacunaire pour le vérifier. Notons dès à présent qu'à Amada, Taousert est représentée en grande épouse royale de Séthy II, avec son nom inscrit dans un cartouche. Dans la grande salle hypostyle de Karnak, deux statues de Séthy II, sur lesquelles figure Takhat, portent les cartouches de Séthy II, qui ont été gravés par-dessus ceux d'Amenmès, qui avait lui-même déjà usurpés ceux-ci. Le cartouche mentionnant le nom de Takhat n'a pas été martelé : elle est présentée comme fille du roi et épouse du roi, ce qui laisse penser qu'elle est également fille de Séthy II. Or la double marque du « t » laisse transparaître le nom de « mère » (Mw.t) qui devait s'y trouver auparavant. Si ces statues sont toujours en place, les têtes sont aujourd'hui au Metropolitan Museum à Londres. La tombe de Séthy II (KV15) à l'Ouest au fond du ouadi de la Vallée des Rois, n'a pas été achevée. Les travaux se sont arrêtés après la prise de pouvoir par Amenmès. Comme c'est le cas pour tous les Séthy inhumés dans la Vallée des Rois, l'animal sethien a été remplacé par un Osiris dans les cartouches qui décorent la tombe. À l'entrée de la tombe, les cartouches ont été re-gravés après le martelage imputable à Amenmès — celui-ci n'y avait en revanche pas inscrit son propre nom. La tombe d'Amenmès est actuellement fermée au public. Fouillée par Otto Schaden de l'Université de Memphis, son dégagement a également mis au jour la tombe KV63 qui se trouve à proximité. D'une longueur d'environ soixante mètres, elle ne comporte pas de chambre funéraire. On y voit aussi des représentations de Takhat en tant que grande mère royale ; mais c'est ici une autre Takhat, mère de Ramsès IX, qui avec Baketourel — une fille de Ramsès IX — a réutilisé la tombe d'Amenmès. Pour l'anecdote, on connaît une troisième Takhat, figurant dans la liste des enfants de Ramsès II. Du Delta jusqu'à Bouhen, Séthy II est attesté dans toute l'Égypte, ceci jusqu'à une dédicace de l'an 1, le deuxième mois de la saison d'akhet à Abou Simbel. Des inscriptions figurent à Débôd, Amada et au Gebel Silsileh. Toutefois, on ne connaît plus aucune attestation de Séthy II entre l'an 2 et l'an 5 de son règne dans le Nord du pays ; il réapparaît ensuite après l'an 5 dans toute l'Égypte. A contrario, la période de l'an 2 à l'an 5 de Séthy II est marquée par l'apparition d'attestations d'Amenmès au Nord du pays, ce qui conforte l'idée de la tentative de prise de pouvoir par celui-ci, évincé par Séthy II en l'an 5. Un second problème se pose en ce qui concerne Amenmès. Un certain Messouy, vice-roi de Koush, apparaît sur un bas-relief. Or les noms de Messouy (Msy) et Amenmès ([Imn]-Ms) peuvent être rapprochés dans leur graphie, ce qui ferait d'Amenmès le vice-roi de Koush sous Merenptah. Un autre Amenmès, vizir sous Séthy II, existe, remplacé par Khaemteri, mais l'identification entre ce vizir et Messouy doit être écartée : dans un document retrouvé dans le puits aux ostraca de Deir el-Médine (papyrus daté de la XXe dynastie, au British Museum sous le n° inv. 10055), un certain Amennakhte (« [Déclaration de l'homme d'équipe] Amennakhte ») se plaint de Paneb (dont la tombe à Deir el-Médineh porte le numéro 211) ; le texte raconte les méfaits de ce personnage haut en couleur, qui a sévit sous le règne de plusieurs rois, et aux côtés de plusieurs personnages : « Le chef d'équipe Neferhotep l'a dénoncé au vizir Amenmès et celui-ci l'a fait punir, mais il a dénoncé le vizir à Mose [= Amenmès, le roi] ». On rencontre donc ici deux Amenmès, dont l'un est roi, et qui va destituer le second, vizir, pour le remplacer par Khaemteri, suite à des plaintes. Les constructions de Séthy II sont somme toute restreintes, et la chapelle des reposoirs de barques qu'il fait édifier à Karnak comporte une mention la désignant comme château de millions d'années, témoignant de l'inexistence d'un temple dédié à ce rôle. On peut y voir Séthy II et l'un de ses fils — peut-être, d'ailleurs, le seul fils — nommé Séthy-Merenptah. Devant ce reposoir prenaient place deux statues colossales de quarzite de 4,65 mètres de haut, dont l'une est aujourd'hui au Musée du Louvre (n° inv. A24) et l'autre à Turin (1383 KRI IV). À Karnak également, il entreprend la construction d'un pylône dans l'enceinte de Mout. Séthy II meurt après six années de règne, et Siptah lui succède. La papyrus Harris I (rédigé très probablement sous le règne de Ramsès IV), fait état d'une période où les rois se succèdent rapidement, autour d'intrigues et de meurtres, et où le pays est dirigé par des « ourou » (wr.w), et non pas des rois « nesou » (ns.w). Pendant les règnes de Siptah et Taousert, un prince nommé Irsou ou Iarsou dirige le pays pendant cette période troublée.
  • Le temple-reposoir de Séti II à Karnak, H. Chevrier, IFAO. Le Caire, 1940.
  • The Royal Mummies, G.E.Smith in Catalogue General des Antiquites Égyptiennes du Musée du Caire. Le Caire, 1912.
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Imprimer cette entréeShatby, Nécropole de Shatby.
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Shatby, Nécropole de Shatby
La nécropole de Shatby, face à la mer, et encerclée de bâtiments modernes...

Géographie • Nom propre.Le modèle de tombes d'époque grecque que l'on trouve dans la nécropole de Shatby est le plus ancien de ce type que l'on ait découvert à Alexandrie, daté du IIIe siècle avant J.-C..ΕLa nécropole de Shatby (ou Chatby, ou Al-Shatby) comporte une tombe principale consistant en une entrée suivie d'un corridor, débouchant sur un second corridor plus étroit menant à une cour ouverte. À l'Est de cette court ce trouve une pièce (prostas) menant à une chambre funéraire (oikos), qui comportait un double sarcophage en forme de lit avec une décoration de rideaux de pierre. Cette tombe devait originellement adopté le plan d'une maison d'habitation, montrant tous les éléments caractéristiques des maisons grecques : une entrée, un couloir, une cour, un prostas et un oikos. Cependant, cette tombe qui semblait être à l'origine une tombe familiale est devenue une tombe publique, avec plusieurs ajouts de chambres. L'entrée est formée de demi-colonnes de style dorique et ionique, avec de fausses fenêtres et de fausses portes dans les entrecolonnements. Un autre type de tombe a été découvert dans le même secteur, que l'on appelle « tombes de surface ». Ce modèle comporte généralement un puits avec des urnes funéraires contenant les cendres du défunt. La superstructure se compose d'une sorte de pyramide à degrés adjointe d'une stèle soit peinte, soit gravée en relief. Remonter
Imprimer cette entréeShemay, Shemai, Chemay.
Histoire • Nom propre.Vizir de la VIIIe dynastie, sous le règne de Neferkaouhor. Il portait les titres de Prince Héritier, Maire de la Ville de la Pyramide, Chef de la Justice, Vizir, Gardien des Archives Royales, Comte, Gouverneur de Haute-Égypte et Surintendant des Prêtres. Sa place devait être importante, puisqu'il fut marié à la fille du roi, Nebyet. Il eut comme fils Idy, qui fut désigné comme gouverneur de Haute-Égypte, un titre que portait déjà Shemay. Remonter
Imprimer cette entréeShet.
Mythologie • Nom commun.Le shet est le corps, l'enveloppe charnelle de l'être humain. Comme toutes les composantes de l'être dans la pensée égyptienne, la survie du défunt dans l'au-delà n'est garantie que si son corps est préservé, assurant ainsi la conservation de tous les autres principes que le corps renferme (akh, ren, etc.) après la mort. Remonter
Imprimer cette entréeShout.
Mythologie • Nom commun.Littéralement, l'ombre. L'ombre est très importante dans la pensée égyptienne, puisqu'elle constitue un double qui accompagne le défunt toute sa vie. Remonter
Imprimer cette entréeSiese, Siesi.
Histoire • Nom propre.Vizir sous le règne d'Amenemhat II. Remonter
Imprimer cette entréeSilsilien, Sébilien, Lakeitien et Natoufien .
Histoire • Nom commun.Période du paléolithique final, débutant vers 13 000 av. J.-C., succédant à l'altérien et l'awarien. Remonter
Imprimer cette entréeSiptah.
Histoire • Nom propre.Septième pharaon de la XIXe dynastie, Siptah est intronisé sous le nom d'Akhenrê Setepenrê.ΕLa théorie la plus souvent admise est la succession de Siptah à Amenmès (peut-être Messouy ?), décédé prématurément, et normalement successeur de Séthy II. Nicolas Grimal évoque une troisième épouse de Séthy II, qui aurait eu comme fils le prince Ramsès-Siptah. Bay (Ramessou-khaemnetjerou) commence sa carrière sous Séthy II comme scribe royal et échanson, et est attesté jusqu'à l'an 4 de Siptah. Sous le règne de ce roi, il devient chancelier royal — un poste très important, contrairement aux rôles qu'il a pu jouer précédemment. Il est alors désigné comme « celui qui a établit le roi sur le trône de son père ». Et c'est ici que se pose une question d'interprétation : faut-il comprendre « le père de celui qui [...] » ou au contraire « le père du roi » . A-t-il placé Amenmès sur le trône de Séthy II ? Cela étant, notons que si un particulier a pu désigner le roi, c'est qu'il existe un réel problème de succession : il y a sans doute une rivalité entre Siptah et un — voire plusieurs — autre prétendant au trône. Peut-être Taousert, ou même Séthy-Merenptah ? L'hypothèse la plus communément avancée est la confrontation de Siptah et Taousert. D'ailleurs, à la mort de Siptah, c'est Taousert qui monte sur le trône, et reprend à son compte le cumul des années de règne de Siptah, afin de s'inscrire directement dans la ligée de Séthy II. La tombe de Siptah dans la Vallée des Rois, la KV 47, mesure un peu plus de 110 mètres de long. Cet hypogée inachevé a été fortement abîmé ; le sarcophage est toujours en place, mais la tombe a été pillée. Juste en face de la tombe de Siptah se trouve la tombe de Bay, la KV 13. La momie de Siptah, tout comme celle de Séthy II, a été découverte avec d'autres momies dans la tombe d'Amenhotep II en 1898 par Loret. N'oublions pas, cependant, que ces momies ont été étiquetées tardivement, et que l'identification de celles-ci est sujettes à de possibles erreurs. Le pied gauche est déformé, ce qui peut résulter d'une possible maladie, peut-être la poliomyélite, dont aurait pu souffrir Siptah : les analyses de la momie attestent une mort survenue dans un jeune âge. M. Elliot Smith en fit une description : « Quand cette seconde enveloppe fut enlevée, le pied gauche parut, encore entouré de son enveloppe première, originelle, et montrant la déformation de pied bot varus équin ». Et la Société d'Anthropologie de Paris de compléter dans sa Contribution à la paléo-pathologie égyptienne (publiée dans Bulletins et Mémoires de la Société d'anthropologie de Paris) : « À notre opinion, ces photographies prouvent d'une manière indubitable que Siptah, aussi, a souffert, à un moment donné, d'une poliomyélite antérieure, mais qu'elle est dure à une paralysie des muscles de la jambe, laissée par cette maladie. [...] Cette déformation est précisément un des résultats typiques de la paralysie infantile, [...]. ». Une stèle du Musée de Copenhague présente Siptah avec un pied déformé. Bien que les vestiges soient bien maigres, on a découvert des dépôts de fondations et des blocs marqués des cartouches de Siptah, témoignant de l'existence d'un temple de millions d'années sur la rive Ouest de Thèbes. Ce temple, entre le Ramesseum et le temple de Thoutmosis III, n'a peut-être jamais été réellement érigé, resté à l'état de fondations. On a, a contrario, retrouvé des dépôts de fondations au nom de Bay, ce qui laisse présager que le temple aurait servi aux deux cultes funéraires. Aucune source ne mentionne des constructions ou des activités de restaurations sous le règne de Siptah. On ne connaît pas la date de décès de Siptah, mais on trouve dans la tombe KV 14 de Taousert un indice important : la mention, dans la première chambre funéraire, de l'an 6, le deuxième mois d'Akhet, jour 18, souvent interprétée comme la montée sur le trône de Siptah, mais plus vraisemblablement la date à laquelle la décision de creuser la tombe a été prise. Quelques oushebtis couverts du nemes et portant les deux araires, réalisés en albâtre, sont conservés au Museum of Art de New York.
  • Contribution à la paléo-pathologie égyptienne, Société d'Anthropologie de Paris, in Bulletins et Mémoires de la Société d'anthropologie de Paris, VIIe série, Tombe 8, Fascicule 1-3. Paris, 1927.
  • The Royal Mummies, G. E. Smith, p. 70-3, CG 61080, pl. LXII. Le Caire, 1912.
  • X-Raying the Pharaohs , J. E. Harris & K. R. Weeks. New York, 1973.
  • An X-Ray Atlas of the Royal Mummies Harris & E. F. Wente, p. 53, 69, 293. Chicago, 1980.
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Imprimer cette entréeSistres, Offrande des sistres.
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Sistres, Offrande des sistres
Ramsès II présente les sistres à « Hathor maîtresse d'Héliopolis ».

Égyptologie • Nom commun.Scène protocolaire symbolique mettant en scène le plus souvent le monarque et une ou plusieurs déesses.ΕLes bas-reliefs des temples comportent souvent cette scène en apparence anodine aux premiers abords, et pourtant d'une grande importance : il s'agit de l'offrande des sistres et du rite d'Apaiser Sekhmet. Pharaon devant les divinités féminines fait l'offrande de sistres, d'offrandes, et d'objets de parure et de toilette (miroir, collier-menat). Cette action vise soit à apaiser la déesse Hathor, sous sa forme dangereuse de Sekhmet, soit à la garder apaisée sous sa forme bovine. La déesse ainsi apaisée peut alors se réjouir (sfn, shr...) de la musique produite par l'instrument de musique. Dorothée Elwart précise que pour les textes faisant allusion à la colère de la divinité (nSn, knd, sḫr...), la colère de la déesse « est très souvent invoquée dans le seul but d'être repoussée (sb, sS, rwj...) ».. Dans le rite d'Apaiser Sekhmet, on comprend aisément la notion de métamorphose des dieux sous d'autres formes ; Hathor et Sekhmet sont intimement liées, et ne forme en définitive qu'une seule déesse incarnée sous plusieurs formes. Tout comme les sistres, l'offrande des miroirs et colliers-menat se rapporte à l'idée d'apaiser la déesse. D'une part les miroirs, formés le plus souvent d'un manche en forme de tige de papyrus, surmonté d'une tête d'Hathor où vient se poser le disque de cuivre poli réfléchissant, se rapportent directement au culte d'Hathor et Sekhmet. Le miroir ainsi présenté par le roi à la divinité est détourné de sa fonction première d'objet de toilette pour devenir une offrande du rite d'apaisement. Offerts par paire, les miroirs sont présentés aux déesses, au premier rang desquelles se trouve Hathor. Les deux miroirs peuvent figurer les deux yeux-oudjat, au même titre que symboliser le soleil et la lune. D'autre part, les colliers-menat, constitués de fines rondelles métalliques qui s'entrechoquent avec le mouvement, rappellent le bruit des rondelles des sistres hathoriques, et sont davantage représentés dans l'idée de protéger la déesse que de l'apaiser. On peut interpréter la perception de ce son caractéristique comme le bruit que fait la vache Hathor surgissant des fourrés de papyrus. On ne peut bien évidemment pas manquer de citer les « offrandes sanglantes » : Pharaon offre aux déesses la barque de Sokaris, symbole dérivé du sacrifice de l'oryx, l'une de ces « offrandes sanglantes », en supplément, le plus souvent de quatre gazelles et quatre oies. Au même titre que le dieu solaire Rê apaise Sekhmet en lui offrant un substitut de sang, Pharaon offre des offrandes pour éviter le massacre des hommes. L'offrande de cruches et/ou de vases est alors l'image parfaite du vin et de la bière offerts à la déesse pour enivrer Sekhmet et la calmer. Pour finir, l'offrande du symbole ouncheb, qui consiste en un babouin assis (sans doute le dieu Thot) reposant sur une corbeille nb et derrière lequel se trouve un récipient probablement en fibre végétales Hn, représente l'émanation d'Hathor sous la forme d'un cobra dressé (l'uræus) et destructeur des ennemis, apportée par le dieu Thot au dieu Rê pour la forme dévastatrice qu'incarne Sekhmet. L'inscription apposée à l'offrande du symbole dit : « dresse ton front vers le ciel » (wTs Hˁ t.t r pt). Puisant son origine dans les mythes de La déesse lointaine et de la destruction des hommes et attesté dès le Nouvel Empire, on retrouve ces rites d'offrandes de manière détaillée dans les temples d'époque ptolémaïque, et particulièrement dans celui d'Edfou.
  • L'offrande des sistres, D. Elwart, in Égypte, Afrique & Orient, n° 40, Décembre 2005, p. 17 à 26.
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Imprimer cette entréeSitule.
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Situle
Situle présentant sur la panse un prêtre ritualiste et les formules traditionnels. Basse Époque, Musée du Louvre.

Égyptologie • Nom commun.Vase rituel dont le nom latin situla a donné en français le mot seau. La situle se présente sous la forme d'un récipient oblong dont la panse est plus large que l'encolure, et soutenu par une anse mobile. La plupart des exemplaires que nous connaissons sont réalisés en bronze et date pour l'essentiel de la Basse Époque ou de la période gréco-romaine. Le bronze a permit la conservation des scènes liturgiques très intéressantes composant le décor de ces objets. Remonter
Imprimer cette entréeSmenkhkarê, Semenkhkarê.
Histoire • Nom propre.Pharaon de la XVIIIe dynastie ayant assuré la régence pendant environ un an, de 1337 à 1336 av. J.-C..ΕSmenkhkarê apparaît sous le règne d'Amenhotep IV-Akhénaton. Si certains lui ont supposé une période de corégence avec Akhénaton, d'autres ont aussi proposé qu'il fut son fils. Il se marie avec la fille aîné d'Akhénaton, Méritaton, et dirige l'Égypte pendant un an, une période de « flottement » entre le règne d'Akhénaton et de Toutankhamon. Les sources concernant Smenkhkarê sont à l'heure actuelle encore très confuses, et certains ont fait de lui le roi représenté dans la tombe de Meryrê, dénommé Ankhkheperourê Neferouaton, tandis que les égyptologues ne se sont pour le moment pas prononcés sur une version unique des faits. Smenkhkarê apparaît dans les inscriptions de la tombe de Meryrê II à Amarna, aux côtés de la Grande Épouse royale Meritaton, devant une fenêtre d'apparition, mais aussi sur un bloc d'Amarna réutilisé à Hermopolis où seuls figurent les noms de Smenkhkarê et Meritaton. Une étiquette de jarre mentionne l'« an 1 : vin de l'État de Smenkh[ka]rê ». Une autre inscription figure enfin sur un vase de calcite usurpé de la tombe de Toutankhamon : bien que celle-ci ait été grattée, on peut toujours y descerner les noms d'Akhénaton et Ankhkheperourê, « le fils de Rê, Smenkhkarê, saint-de-manifestations ». Le problème principal est donc l'identification de deux Smenkhkarê à l'époque d'Akhénaton,qui portent les épithètes différentes de Ankhkheperourê Smenkhkarê Nefernefrouaton et Ankhkheperourê Smenkhkarê Desjserkheperou : y'a-t-il eu un seul et même Smenkhkarê ? Le Smenkhkarê qui succède à Akhénaton est-il celui qui était déjà présent sous son règne ? La première des deux épithètes apparaît parfois dans une forme féminisée, et se termine par aimé de Neferkheperourê Ouaenrê [Akhénaton], ce qui a suscité encore plus d'interrogation, jusqu'à une théorie sur l'homosexualité d'Akhénaton... De sucroît, les deux formulations du nom, finalement très peu attestées dans les sources, sont toujours associées à la Grande Épouse royale Meritaton. Quelques théories ont fait de Smenkhkarê une femme, issue de la famille royale, ou membre du harem, tandis que d'autres, à l'analyse de la dépouille retrouvée dans la KV55 et supposée être celle de Smenkhkarê, insistent sur le fait qu'il y eut deux personnages homonymes. Le fait que Smenkhkare ne soit pas clairement identifié pose un problème pour dater son règne. En effet, si l'an 1 de son règne figure sur une étiquette de jar de vin provenant de la Maison de Smenkhkarê, un graffiti dans la tombe TT139 de Pairi sur la Rive Ouest de Thèbes mentionne l'an 3 du règne d'Ankhkheperourê Neferneferouaton : « L'an 3, le troisième moi d'Akhet, jour 10. Le Roi de Haute et Basse-Égypte, Seigneur des Deux Terres Ankhkheperourê aimé d'Aton, le fils de Rê Neferneferouaton aimé de Ouaenrê. ». Par ailleurs, la liste que nous propose Manéthon comporte trois rois nommés Akenkeres pour la XVIIIe dynastie, dont l'un identifié comme étant la fille du roi, régnant pendant vingt ans et un mois. Il est probable que Semenkhkarê, roi d'Égypte, n'ait régné qu'une année, assurant la transition entre les règnes d'Akhénaton et de Toutankhamon. Le mystère de l'identification de Smenkhkarê et de sa tombe réside également dans la momie retrouvée dans la tombe KV55 de la Vallée des Rois, découverte en 1907. C'est dans la plus grande confusion que la tombe a été fouillée, avec un manque de soin certain, l'absence de relevés systématique, la perte d'objets. Cet imbroglio archéologique a mené à la perte du visage du cercueil qui se trouvait dans la tombe. En 1986, une étude décrite par Y. Knudsen de Behrensen, de l'Université de Göttigen, a tenté de retracé les traits du visage de cette momie, et il en est ressorti un visage de femme. Le découvreur de la tombe, Davis, avait d'abord suggéré que la momie dans ce cercueil était celle de la reine Tiyi, épouse d'Amenhotep III. Celle-ci, après analyse anatomique, est celle d'un homme, dont la mort serait survenue, selon l'autopsie, vers l'âge de 30 ans. Cette momie ne peut donc pas être celle d'Akhénaton lui-même, décédé plus âgé, mais peut tout à fait être celle d'un homme du même âge que Toutankhamon. Cependant, certains historiens suggèrent que, malgré le matériel archéologique et les inscriptions correspondant à Akhénaton, la momie est celle de Smenkhkarê. Mais une analyse de restes du squelette ainsi qu'une analyse aux rayons-X semblent indiquer un âge aux environs de 35 ans — d'après la dentition — voire plus tard, selon l'analyse anthropologique des os les plus longs. Beaucoup s'accordent sur un âge d'environ 19-21 ans. La momie de la tombe KV55 ne semble donc pas être celle d'Akhénaton. Si l'on en croit l'analyse sanguine et A.D.N. de la momie, et si l'on considère que celle-ci est celle de Smenkhkarê, alors Smenkhkarê était du même sang que Toutankhamon — un frère ou un cousin. Il a été suggéré que quelques objets, dont les vases canopes et le second cercueil de Toutankhamon, qui, de manière subjective, « ne lui ressemble pas », ont été usurpé à Smenkhkarê. D'autres, comme les bandelettes de momie et le coffre à canopes, sont clairement identifiés comme étant ceux de Smenkhkarê. Notons pour conclure que la disparition de Nefertiti dans la documentation correspond avec l'arrivée de Smenkhkarê, ce qui a valut — par un raccourci facile — faire de Nefertiti un roi, Smenkhkarê. D'autres ont proposé qu'elle fut évincée par une certaine Kiya, « la Grande Épouse, aimée du Roi », qui serait — encore par extension — Smenkhkarê ! Cette identification difficile sous-entend d'autres suppositions : on ne sait pas comment il est mort, et comment il a disparu de la documentation. Toutankhaton, devenu Toutankhamon, prendra sa place sur le trône.
  • Pour qui fut confectionné le mobilier funéraire de Toutankhamon, M. Gabolde, in Égypte, Afrique & Orient — n° 33. Paris, Avril 2004.
  • La tombe VR55 : un imbroglio archéologique, J.-L. Bovot, in Égypte, Afrique & Orient — n° 33. Paris, Avril 2004.
  • Pour qui fut confectionné le mobilier funéraire de Toutankhamon, M. Gabolde, in Égypte, Afrique & Orient — n° 33. Paris, Avril 2004.
  • Pour une identification de la momie du tombeau N° 55 de la Vallée des Rois, Y. Knudsen de Behrensen, in Seminar für Ägyptologie und Koptologie. Göttingen, Allemagne, 1986.
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Imprimer cette entréeSoleil, Course du Soleil.
Mythologie • Nom commun.Depuis les rives du Nil, on constate aisément que le soleil semble suivre une trajectoire en apparence perpendiculaire au fleuve, et parcourt le ciel depuis la rive Est où il apparaît chaque matin pour finir sa course sur la rive occidentale, le « domaine des morts », là où réside Osiris, « celui qui est à la tête des occidentaux ». Les Égyptiens ont ainsi choisit — pour la plupart — de creuser leur tombe sur la rive Ouest, s'ouvrant ainsi vers l'Est, en espérant renaître sur la rive orientale comme le soleil. Remonter
Imprimer cette entréeSoped.
Mythologie • Nom propre.Dieu hiéracocéphale protégeant les frontières orientales de l'Égypte ainsi que les routes qui mènent au Sinaï. Il fut de fait véritablement vénéré localement, dans l'Est du Delta et dans le Sinaï. Remonter
Imprimer cette entréeSounou, swnw.
Médecine • Nom propre.Médecins des humbles. Ils exercent à l'extérieur des temples, en suivant les enseignements qu'ils y ont appris, notamment par leurs lectures et leur expérience. Les swnw ne deviennent médecins généralistes que lorsqu'ils ont acquis suffisamment de compétences et de connaissances. Bien souvent le swn est spécialisé dans une pathologie particulière.
  • Les papyrus médicaux de l'Égypte pharaonique, T. Bardinet, Éditions Fayard, 1995.

Voir aussi : Médecin.

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Imprimer cette entréeStèle de l'an 400.
Égyptologie • Nom commun.Stèle de granite rose découverte à Tanis suite à un transfert (certainement sous Psousennes Ier), mais provenant de Pi-Ramsès, l'Avaris de la XVIIe dynastie, et conservée aujourd'hui au Musée du Caire (n° inv. 60539). Haute de 2,20 mètres pour une largeur de 1,34 mètres sur 50 centimètres de profondeur, la stèle cintrée sur le haut est gravée dans le creux d'une scène principale, comportant sept colonnes verticales de textes hiéroglyphiques et cartouches, reposant sur un bandeau de textes horizontal, surmontant lui-même le texte principal.ΕLa « Stèle de l'an 400 » mentionne les origines mythiques de la XIXe dynastie. Établie sous le règne de Ramsès II, on y voit la figuration du roi, Ramsès, mais mentionné dans le texte comme une personnification de Seth (le Soutekh adoré par les Hyksôs en Égypte, et le dieu sémitique Baâl), puis la représentation de Ramsès II, au pagne-chendjit, et celle d'un troisième protagoniste, un personnage portant une robe de particulier, dont le nom, Séthy, est lu pour la première fois lors de la réalisation d'un fac-similé dans les années 30, et qui serait un général, père de Ramsès Ier, et donc grand-père de Séthy Ier. Ramsès II, paré d'un collier à double rang, de la queue de taureau symbolique et du khepresh d'où s'échappe deux rubans retombant dans le dos, fait donc offrande du vin au ka de Seth, ainsi qu'au ka du jry-pˁt, sš nswt (scribe royal), responsable des pays étrangers, responsable de la forteresse de Tjarou (un peu au Sud d'Avaris), Séthy, juste de voix. Sur la « Stèle de l'an 400 », outre la dédicace faite dans le texte principal au dieu Seth, le document célèbre la fondation de la nouvelle Avaris, la future Pi-Ramsès, le quatrième mois du quatrième jour de Chemou du Roi de Haute et Basse-Égypte (Ramsès II). Mis à part les deux cartouches de fils de Rê et Roi de Haute et Basse-Égypte de Ramsès II, est inscrit sur la partie gauche de la stèle un troisième cartouche, celui du dieu Seth, décrit comme « grand de force », « grand de puissance », aimé de Rê-Horakhty. Pour certains égyptologues, la mention de l'an 400 se rapporte à Seth, et donc l'an 400 de son règne situerait l'origine de la ville sous Horemheb, au moment où un certain Séthy, arrière-grand-père de Ramsès II était gouverneur. La stèle, bien qu'endommagée, laisse apparaître sur sa partie cintrée un disque solaire d'où s'échappent deux uraei et deux ailes suivant le pourtour incurvé. Remonter
Imprimer cette entréeStèle fausse-porte.
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Stèle fausse-porte
Fausse porte en calcaire et architrave de Ptahshepses. Ve dynastie, vers 2400 av. J.-C., découverte à Saqqarah. British Museum.

Architecture • Nom commun.Niche aménagée dans le mur qui fait face à l'entrée d'une chapelle funéraire : elle était censée représenter une façade de maison constituant, dans les chapelles des mastabas de l'Ancien Empire, le point de jonction entre le monde des morts et celui des vivants, l'endroit par lequel le défunt avait la possibilité de venir recueillir les vivres que la famille et les amis venaient déposer sur la table d'offrandes généralement placée à ses pieds.

— R. L.

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Imprimer cette entréeStélèphore.
Égyptologie • Adjectif.Adjectif désignant quasi-exclusivement les statues et statuettes s'appuyant sur une stèle gravée de hiéroglyphes. Cette forme laisse apparaître une dévotion pour le ou les personnages envers le texte rédigé sur la stèle : la stèle est alors le récit, la voix du protagoniste. Remonter
Imprimer cette entréeStoliste.
Société • Nom commun.Prêtre en charge de l'entretien de la statue de la divinité. Les stolistes effectuent les rites quotidiens de la toilette, de l'habillement et de la parure (notamment à l'aide de bandelettes de lin colorées) des statues divines. Ils conservent les apparats du dieu (bijoux, vêtements) et les objets de culte. Remonter
Imprimer cette entréeSubstratum.
Égyptologie • Nom commun.Nom latin désignant le terrain rocheux situé sous une épaisseur de sédiments. Remonter
Imprimer cette entréeSyringe.
Égyptologie • Nom commun.Hypogées souterrains de l'Égypte antique, généralement composés d'un long couloir étroit descendant, tels que ceux de la Vallée des Rois. Remonter
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