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Rê, Légende de l'œil de Rê

S

48 entrées trouvées.

De Saff à Syringe

Imprimer cette entréeSaff.
Architecture • Nom commun.De l'arabe saff, signifiant rang, rangée. Désigne à la fois les rangs de piliers aménagés lors de l'excavation d'une cour trapézoïdale à l'entrée d'une tombe, ainsi qu'un gabarit de tombe aménagée de cette manière : c'est le cas des tombes rupestres des nomarques de la fin de Première Période Intermédiaire et du Moyen Empire à Beni Hassan près de Minieh en Moyenne-Égypte et des tombes des hauts dignitaires de la XIe dynastie à Thèbes-Ouest, dans la nécropole d'El Tarif. Remonter
Imprimer cette entréeSahou, Sahu.
Mythologie • Nom commun.Dans la pensée égyptienne, composante de l'être humain révélant son caractère, et dictant son comportement et ses actions. Remonter
Imprimer cette entréeSaou, sAw.
Sciences • Nom commun.Médecins exorcistes agissant essentiellement par l'utilisation de formules, d'amulettes et de remèdes appropriés. Ils peuvent lutter contre les maux invisibles (mal au ventre, mal de tête, etc.), contre les maux dus aux incarnations animales des dieux (piqûres de scorpions, morsures de serpents, etc. ). Le khrp srqt (l'exorciste de la déesse scorpion Selket), par exemple, est tout désigné dans l'exorcisme contre les piqûres de scorpions et les morsures de serpents. Remonter
Imprimer cette entréeSaqqarah, Complexe funéraire et pyramide de Djoser à Saqqarah.
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Saqqarah, Complexe funéraire et pyramide de Djoser à Saqqarah
Depuis la cour du heb-sed, vue panoramique, avec au second plan la pyramide à degrés.

Architecture • Nom propre.Le site de Saqqarah abrite les deux premiers spécimens de « pyramides » de l'Histoire de l'Égypte antique, à savoir celle de Djoser et celle — ruinée — de Sekhemkhet, sous la IIIe dynastie. Un troisième emplacement, le Gîsr el-Moudir, situé à l'Ouest du complexe de Djoser et au Nord de celui de Sekhemkhet, intrigue encore les égyptologues : ce troisième complexe, peut-être antérieur, qu'on nomme communément « le grand enclos », était peut-être implanté à cet endroit. Grâce au travail de Jean-Philippe Lauer et d'autres égyptologues, une partie des vestiges du complexe funéraire de Djoser (Djéser) à Saqqarah est aujourd'hui reconstruite.Ε Lire : Les complexes de Djoser et Sekhemkhet à Saqqarah
  • Djéser et la IIIe dynastie, M. Baud. Paris, 2002.
  • L'Égypte restituée, S. Aufrère & J.-C. Golvin. Tome 3 : Sites, temples et pyramides de Moyenne et Basse-Égypte. Éditions Errance, Paris, 1997.
  • La pyramide à degrés, J.-P. Lauer. Vol. I : l'architecture. Le Caire, 1936.
  • La pyramide à degrés, J.-P. Lauer. Vol. II : l'architecture. Le Caire, 1939.
  • La pyramide à degrés, J.-P. Lauer. Vol. III : Compléments, Fouilles à Saqqarah. Le Caire, 1939.
  • La pyramide à degrés, J.-P. Lauer & P. Lacau. Vol. IV : Inscriptions à l’encre sur les vases. Le Caire, 1959-1961-1965.
  • La pyramide à degrés, J.-P. Lauer & P. Lacau. Vol. V : Inscriptions à l’encre sur les vases. Le Caire, 1959-1961-1965.
  • Excavations at Saqqara: the Step Pyramid, C. M. Firth & J. E. Quibell. Avec plans de J.-P. Lauer. Le Caire, 1935.
  • Observations sur les pyramides, J.-P. Lauer. Le Caire, 1960.
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Imprimer cette entréeSaqqarah, Complexe funéraire et pyramide de Sekhemkhet à Saqqarah.
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Saqqarah, Complexe funéraire et pyramide de Sekhemkhet à Saqqarah
Vue des maigres vestiges du complexe de Sekhemkhet. À l'arrière-plan, les pyramides de Dahshour.

Architecture • Nom propre.Le complexe de l'Horus Sekhmkhet, situé au Sud-Ouest de celui de son prédécesseur, Djoser, est resté inachevé.Ε Lire : Les complexes de Djoser et Sekhemkhet à Saqqarah
  • Djéser et la IIIe dynastie, M. Baud. Éditions Pygmalion, Paris, 2007.
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Imprimer cette entréeSarcophage.
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Sarcophage
Sarcophage d'Ankhnesneferibre. XXVIe dynastie, vers 530 av. J.-C.. Schiste noir. British Museum. Inv. EA 32.

Société • Nom commun.Cuve de pierre, appelée par les Égyptiens « maîtres de vie », destinée à recevoir le corps du défunt, soit directement, soit placé dans un ou plusieurs cercueils.ΕPar extension, le sarcophage désigne aujourd'hui — abusivement ? — la cuve de pierre ou le cercueil qu'il contient, quels qu'en soient les matériaux (or, bois doré, bois...). Le nom moderne de sarcophage — entièrement antinomique de la pensée égyptienne — provient du grec sarcophagos, signifiant « qui mange, qui détruit les chairs ». Les pierres utilisées devaient servir à détruire les corps non incinérées. Remonter
Imprimer cette entréeSarcophage, Pluralité, styles et représentations des sarcophages.
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Sarcophage, Pluralité, styles et représentations des sarcophages
Sarcophage en bois peint et stuqué, avec incrustations de pâte de verre. Musée du Louvre.

Société • Nom commun.Les sarcophages (ou cercueils) sont généralement gigognes — surtout au Nouvel Empire —, et emboîtés par 3 ou 4. Les matériaux utilisés au Nouvel Empire évoluent : pierre (diorite, quartzite, granit noir et rouge, albâtre, etc.), bois, cartonnage, bois stuqués et peints, or, argent, etc. Le sarcophage de bois attribué à Sekhemrê Antef l'Aîné, daté du début du Moyen Empire (Musée du Louvre, Crypte d'Osiris, Paris), provenant de Dra Abou el-Naga, est anthropomorphique, recouvert d'un graphisme doré représentant un déploiement de plumes, un collier (ousekh ?), un nemes au motif cruciforme et les prémices d'un cobra sur le front, hélas disparu.ΕLes sarcophages du Nouvel Empire, et notamment ceux des notables, conservant une forme anthropoïde, ne sont pas couverts d'or, mais comportent un grand nombre de représentations, soit issues de « conventions », soit originales : Atoum-Rê ailé, Anubis couchés, Isis et Nephtys déployant leurs ailes, cobras portant les couronnes rouge et blanche, coiffure épaisse stylisée couverte d'un léger couvre-chef ou d'un bandeau de motifs géométriques ou floraux, papyrus, lotus, pilier-djed soutenant la colonne vertébrale, etc.. La variété des décors se fait l'écho des mythes et légendes de l'Égypte ancienne, accordant au défunt la protection des dieux, leurs pouvoirs et leur sagesse. Les yeux, d'importance capitale, sont finement sculptés puis peints pour certains sarcophages, ou encore ajoutés après la sculpture du sarcophage, réalisés dans une matière comme l'albâtre, l'obsidienne, le lapis-lazuli, etc.. Les sarcophages à destination des femmes peuvent comporter une dépouille de vautour, dessinée par dessus la coiffe, symbole de la déesse-vautour Mout, la Mère. Les formules hiéroglyphiques sont parfois peu nombreuses, mais disposées symétriquement dans une logique d'harmonie visuelle. Remonter
Imprimer cette entréeSarcophage, Sarcophage des rois, des nobles, et des humbles.
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Sarcophage, Sarcophage des rois, des nobles, et des humbles
Sarcophage en bois doré, stuqué et peint, avec incrustations de pâte de verre. Musée du Louvre.

Société • Nom commun.Le sarcophage n'est en aucun cas l'apanage du souverain, même si — toutes proportions gardées — les moyens mis en œuvre pour le réaliser sont évidemment moindre pour les nobles et les humbles. Comme de nombreuses autres pratiques, l'utilisation du sarcophage est d'abord réservé au souverain. Puis l'usage se démocratise aux nobles qui souhaitent s'inscrire dans la même lignée que le roi. Puis il devient enfin accessible à un plus grand nombre, soucieux de bénéficier des mêmes faveurs dans l'au-delà. Beaucoup de sarcophages anthropoïdes ont été produits, notamment au Moyen et au Nouvel Empire, et parfois par la suite usurpés, réutilisés pour d'autres défunts. D'autres sarcophages de bois de l'Ancien Empire ou des périodes grecque et romaine s'apparentent plus à des cercueils (au sens « moderne » du terme), de forme rectangulaires, parfois au couvercle hémisphérique, et dont le dessin et les textes deviennent très versatiles, le dessin stéréotypé ou stylisé, et les formules parfois inexistantes ou lacunaires. Remonter
Imprimer cette entréeSarcophage, Sarcophage-cuve.
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Sarcophage, Sarcophage-cuve
Cuve de Ramsès III, en forme de cartouche. Musée du Louvre.

Société • Nom commun.Cuve de pierre dans laquelle sont placés les autres sarcophages et cercueils.ΕLa dynastie des Ramsès et des Séthy (mais également d'autres) nous a laissé des témoignages de leur inhumation : leurs cuves imposantes, dans un état de conservation étonnant, nous sont parvenues, ornées des textes hiéroglyphiques et de l'imagerie traditionnelle de la période, incluant par la même les représentations « standards » de dieux protecteurs dans l'au-delà. La cuve de Ramsès III (Musée du Louvre, Crypte d'Osiris, Paris) présente une profusion de dieux sur les flancs alors qu'en tête et pied de l'appareil Isis et Nephtys déploient leurs ailes comme pour protéger le défunt, « devenu » Osiris. La cuve de Ramsès IV (toujours conservée au sein de son hypogée, Vallée des Rois, Thèbes Ouest) est flanquée sur sa face avant de deux Anubis qui se font face, couchés sur de légers promontoires. Si la cuve est préférablement au début de l'Ancien Empire (vers 2700-2200 av. J.-C.) un simple monolithe de pierre massif (comme au sein des pyramides de Guizeh), puis par la suite décorée de motifs géométriques (voir la cuve décorée « en façade de palais » conservée au Musée du Louvre, Paris), la forme au Nouvel Empire (1552-1069 av. J.-C.) devient une cuve plus allongée, aux deux extrémités hémisphériques, ou conservant la forme rectangulaire en y ajoutant un couvercle anthropomorphique. Elle devient support de textes et d'images. La taille varie en longueur, largeur et hauteur, d'une taille humaine jusqu'à 3,4 mètres de long, et parfois très haute (2,74 mètres dans la tombe de Ramsès IV). La cuve conservée au sein de la tombe de Toutankhamon, à « taille humaine » présente cependant une forme rectangulaire parfaitement conservée, agrémentée aux quatre coins de la déesse Selket (Selkis) aux ailes déployées. Au Moyen Empire et à la Première Période Intermédiaire apparaissent une pluralité de formes et de décoration de sarcophages, la plupart du temps de bois. La fin du Moyen Empire et la Seconde Période Intermédiaire généralisent les sarcophages anthropomorphiques, momiformes ou non. Remonter
Imprimer cette entréeSatrape.
Histoire • Nom commun.Terme issu du grec, lui même dérivé de l'iranien et du vieux perse signifiant « protecteur du royaume ». Le satrape agit en tant que gouverneur d'une division au rôle administratif appelée satrapie. Les satrapes disposent de moyens financiers, militaires et économiques pour gouverner leur division administrative, qui peut parfois s'étaler sur une très grande superficie. ΕOn a supposé longtemps que l'architecte d'Alexandre le grand, dénommé Cléoméne de Naucratis, un grec d'Égypte, fut satrape à Alexandrie. Pourtant il apparaît peu probable qu'il le fut, au regard des moyens financiers dont il disposait déjà pour l'édification de l'Alexandrie d'Égypte, et le fait que le rôle de satrape lui aurait donné trop de pouvoir. Il fut déjà fortement impopulaire en raison des méthodes qu'il employait pour récupérer des fonds complémentaires à l'édification de la ville, et certains égyptologues supputent que s'il fut satrape, il s'eut auto-proclamé. Par extension de langage, le satrape désigne une personne riche faisant étalage de cette richesse dans son style de vie. Remonter
Imprimer cette entréeScarabée.
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Scarabée
Le scarabée-stèle à proximité du lac sacré à Karnak.

Égyptologie • Nom commun.Du grec karabos, puis du latin scarabeus. Image de l'immortalité et du soleil sans cesse renaissant, le scarabée revêt dans la mythologie de l'Égypte ancienne une importance capitale. ΕLe scarabée adoré en Égypte antique était sans doute issu de plusieurs espèces, telles qu'en attestent les représentations hiéroglyphiques. Toutefois, le scarabeus sacer, (« scarabée sacré »), le scarabée-bousier, est sans doute le plus représenté d'entre-eux. En effet, celui-ci roule une boule d'excréments et de boue dans laquelle il dépose ses œufs. Nul doute que les anciens Égyptiens ont d'abord fait le lien entre le scarabée poussant sa boule avec le soleil renaissant chaque matin, mais aussi l'allusion à un soleil bienfaisant et géniteur, autogène, qui donnera naissance à de petits scarabées. Pline l'Ancien dans son « Histoire de la Nature » (livre XXX) et Plutarque dans l'ouvrage « Isis et Osiris » (74, 373) nous rappellent que dans la pensée des contemporains de l'Antiquité égyptienne, les scarabées étaient tous mâles, appuyant sur leur caractéristique autogène. Ce voyage du soleil dans le ciel, métaphoriquement représenté par le scarabée, se retrouve au Nouvel Empire dans le Livre de l'Amdouat, décrivant le périple nocturne de Rê à travers le monde d'en bas, jusqu'à sa renaissance sous forme d'un scarabée le matin suivant. Le scarabée comme image du dieu solaire renaissant se fait en partie par la proximité sémantique du mot scarabée en hiéroglyphes, ḫprr, et le verbe ḫpr, « venir à l'existence », « naître ». En effet, le nom scarabée peut être littéralement retranscrit par « ce qui vient à l'existence » et se référer à la fois à l'insecte et à l'amulette du scarabée de cœur que porte les momies. Ainsi dans la mythologie de l'Égypte ancienne, le soleil nouveau-né vient à l'existence sous la forme du dieu Khépri ḫpry, le scarabée ou l'homme à tête de scarabée. Le scarabée apparaît aussi en Égypte ancienne dans les représentations des hypogées du Nouvel Empire. Le programme décoratif et les textes funéraires décrivent décrit le voyage du soleil avalé par la déesse Nout, la voûte céleste, traversant son corps pendant la nuit, et renaissant le matin, enfanté par la déesse, représenté à côté du pubis de Nout. L'allusion au pouvoir de renaissance ou de fertilité est aussi retranscrit par l'évolution, à la XVIIIe dynastie, de la représentation du collier-menat, où le scarabée prend la forme du contrepoids tombant dans le dos. Cette expression se retrouve exacerbée dans la tombe d'Inherkhaou, dans la nécropole des artisans de Deir el-Médineh, avec un scarabée noir à la carapace cerclée de jaune, et le collier-menat qui part de ses mandibules pour s'étendre à sa gauche. De très nombreux scarabées retrouvés en Palestine apporte un éclairage supplémentaire sur les relations internationales entre l'Égypte et l'Asie, notamment sous la domination hyksôs. Parmi ceux-ci, certains portent sur le revers une représentation féminine, vue de face, les bras le long du corps ou rapportés devant le ventre. Des rameaux prennent place de part et d'autre, identifiant cette dame comme déesse de la végétation. Beaucoup de ces spécimens de scarabées de stéatite, de petite taille (généralement inférieure à deux centimètres), font partie aujourd'hui de collections privées, dont celle de Fouad Sélim Matouk (plus de 6668 pièces), transférée à l'université de Fribourg et tenue par Othmar Keel. Les scarabées de petite taille présentent parfois un seul petit texte sur le plat, souvent une titulature royale, composée le plus souvent du nom de trône du roi, voir du cryptogramme qui compose son nom (pour quelques exemples, cf. Musée Bible+Orient, Université de Fribourg : n° inv. 1983.238 — scarabée portant le cartouche d'Hatshepsout ; n° inv. 1983.1098 — scarabée portant le nom d'Aménophis III ; n° inv. 1983.1222 — scarabée portant le cartouche de Séthy Ier sur le signe de l'or, flanqué de deux faucons solaires ; n° inv. 1983.1239 — scarabée portant le cartouche de Ramsès II ; n° inv. 1983.1386 — scarabée portant le nom de Ramsès IV). C'est vers la fin du premier empire thébain, au Moyen Empire, que le scarabée remplace à l'usage les sceaux cylindriques. Peu à peu apparaît un nouveau modèle du scarabée, le scaraboïde, qui emprunte les traits schématisés à l'excès du scarabée : les formes ovales, la base plane, le dos bombé. Étrangement, les scaraboïdes vont devenir les supports des effigies de chat ou de grenouilles, plus que d'insectes ! À Chypre (l'antique Alashiya), les scarabées sont attestés dès la fin de l'Âge du Bronze. En dehors des échanges de scarabées qui se produisirent entre l'Égypte et les pays voisins, les Phéniciens, les Syriens et les Grecs emprunteront également cette forme. À l'époque ptolémaïque, les temples munis d'un zodiaque remplace systématiquement le scorpion des Grecs par le scarabée. Le scarabée étrusque, gravé dans le creux sur la face plate et décoré de figures mythologiques ou héroïques, s'éloigne du scarabée égyptien en ceci qu'il est bien souvent porté en talisman par les guerriers au combat. Il aurait été de mauvais goût de faire l'impasse sur le fameux scarabée qui se trouve à Karnak, tout proche du lac sacré. Non pas qu'il soit incontournable pour bon nombre de touristes, avides de fertilité promise par les guides égyptiens, d'en faire sept fois le tour dans le sens anti-horaire, mais que celui-ci est d'une qualité tout à fait appréciable, et que la stèle « cintrée » qui prend place au-dessous mérite toute notre attention. Érigé sous Aménophis III, ce scarabée posé sur un socle à la forme carrée arrondie aux angles est flanqué sur le devant d'une « stèle » où apparaît la mention du disque solaire (itn, aton) — ce qui met à mal beaucoup de théorie selon laquelle l'adoration du disque solaire sous sa forme primitive n'apparût que sous le règne d'Aménophis IV-Akhénaton.
  • La bibliographie concernant les scarabées en Égypte ancienne est dense et complète. Voici donc ici une sélection très limitée d'ouvrages, dont certains ont servi à la rédaction de cette entrée :
  • L'Éternel féminin, O. Keel, Musée Bible+Orient, Fribourg, 2008.
  • Corpus du scarabée égyptien, F. S. Matouk, vol. 1 : Les scarabées royaux, Beyrouth, 1971.
  • Corpus du scarabée égyptien, F. S. Matouk, vol. 2 : Analyse thématique, Beyrout, 1971.
  • Studies on Scarab Seals, A. Ward, vol. 1 : Pre-12th Dynasty Scarab Amulets, Warminster, 1978.
  • Essai de classification et datation des scarabées Menkhéperrê, B. Jaeger, Freiburg/Göttingen, 1982.
  • Studien zum Bild des Königs aud Skarabäen und verwandten Siegelamuletten. Mit Publikation des einschlägigen Materials aus der Sammlung F.S. Matouk, A. Wiese, Freiburg/Göttingen, 1990.
  • Die ägyptischen Stempelsiegel der 6. bis frühen 12. Dynastie (2325-1900 v. Chr.). Eine typologische und religionsgeschichtliche Untersuchung zu den « Knopfsiegeln » und verwandten Stempelsiegeln aus dem ausgehenden Alten Reich, der Ersten Zwischenzit und aus dem frühen Mittleren Reich,  A. Wiese, Freiburg/Göttingen, 1996.
  • Die Sammlung ägyptischer Siegelamulette (Skarabäensammlung Fouad S. Matouk), Ch. Uehlinger, in O. Keel/Ch. Uehlinger, Altorientalische Miniaturkunst. Die ältesten visuellen Massenkommunikationsmittel. Ein Blick in die Sammlungen des Biblischen Instituts der Universität Freiburg/Schweiz, Freiburg/Göttingen, 1996.
  • Die Sammlungen ägyptischer Amulette und Bronzen, M.Gasser, O. Keel & C. Müller-Winkler, in O. Keel/Ch. Uehlinger, Altorientalische Miniaturkunst. Die ältesten visuellen Massenkommunikationsmittel. Ein Blick in die Sammlungen des Biblischen Instituts der Universität Freiburg/Schweiz, Freiburg/Göttingen, 1996.
  • Scarab, K. M. Cooney, in Willeke Wendrich (ed.), UCLA Encyclopedia of Egyptology, Los Angeles, 2008.

Planche : Évolution de la représentation du scarabée dans l'Égypte antique.

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Imprimer cette entréeScarabée commémoratif.
Histoire • Nom commun.Le scarabée commémoratif est courant au Nouvel Empire, produit dès la XVIIIe dynastie sous le règne de Thoutmosis IV. Leur usage gagne de l'importance sous le règne d'Aménophis III, mais connaît un certain recul sous le règne de son successeur, Aménophis IV - Akhénaton.ΕLes deux faces peuvent être gravées, mais bien souvent seule la face aplanie est gravée du texte principal (la carapace du scarabée peut être marquée, par exemple, du cartouche du roi). La plupart des exemplaires peuvent contenir jusqu'à dix lignes de textes, commémorant par exemple la construction d'un lac pour la reine Tiy (peut-être au Nord d'Akhmim). Ou célébrant l'union d'Aménophis III et Tiy (« scarabée du mariage »). Ou louant les prouesses d'Aménophis III à la chasse aux lions et aux taureaux (« scarabée de la chasse aux lions » — le texte nous dit que le souverain aurait tué 102 puissants lions, quelque part entre l'an 1 et l'an 10 de son règne ;  »scarabée de la chasse aux taureaux » — 96 bovins abattus). Ou encore décrivant l'arrivée de 317 femmes du Mitanni et annonçant l'alliance entre Amenhotep III et le Mitanni, par le biais de la fille du roi, la princesse Giloukhepa (Kiloughépa) : « [Voici] les choses prodigieuses qui furent amenées à sa Majesté [le roi d'Égypte], Vie, Santé, Force : Guiloukhépa, la fille de Soutarna, prince du Naharina, ainsi que les meilleures [femmes] de son harem, [soit] 317 femmes. » — Scarabée commémoratif d'Amenhotep III en l'an 10 (cf. texte hiéroglyphique : URK IV, 1738). L'importance de ces scarabées commémoratif n'est pas à négligée, puisqu'ils ont servi de support de diffusion — et de contrôle — d'informations à travers l'Égypte et jusqu'aux proches pays du monde antique. Sans aucun doute leur rôle fut la propagation de l'idéologie royale via un réseau d'échanges très bien contrôlé !
  • Amenhotep III le magnifique, A. Cabrol, Paris, 2000.
  • The large commemorative scarabs of Amenhotep III, C. Blankenberg-van Delden, in Documenta et Monumenta Orientis Antiqui, 15. Leiden, 1969.
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Imprimer cette entréeScarabée de cœur.
Égyptologie • Nom commun.Le scarabée, étroitement lié au culte solaire, a fait l'objet de toutes les attentions, à commencer par la réalisation de figurines et amulettes, au rôle différent, dont les « scarabées de cœur » et scarabées ailés.ΕLe scarabée de cœur est une amulette de taille souvent importante, dont les exemplaires les plus anciens datent de la XVIIe dynastie. Placé sur la momie, parfois incorporé au pectoral, l'amulette est idéalement taillée dans une pierre verte (nommée nmḥf, et gravée de la formule 30b du Livre des Morts (Livre pour sortir au jour). Son principal rôle est de conserver la mémoire des actes du défunt et de commander sa conscience afin qu'il ne parle pas contre lui lors du jugement devant le tribunal d'Osiris. Le scarabée ailé, anépigraphe, est identique en taille et en forme au scarabée de cœur. Fréquent durant la Basse-Époque, il est principalement en « faïence » et identifie le défunt au dieu solaire renaissant. Également placé sur la momie au niveau du cœur, le scarabée ailé est composé d'une pièce centrale en faïence d'où part un réseau de perles de faïence représentant les ailes, qui s'étendent sur toute la poitrine, et parfois même jusqu'au jambes.
  • Les scarabées de cœur dans l'Égypte ancienne, avec un appendice sur les scarabées de coeur des musées royaux d'art et d'histoire de Bruxelles, in Monographies Reine Élisabeth 4. Fondation égyptologique Reine Élisabeth. Bruxelles, 1978.
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Imprimer cette entréeScarabée, Amulette du scarabée.
Égyptologie • Nom commun.Les scarabées et amulettes scaraboïdes sont réalisés en argent, amazonite (Scarabée au nom du Vizir de Ramsès II, Paser, provenant du Sérapeum de Memphis, Musée du Louvre, n° inv. E 70), bois, cornaline, « faïence égyptienne », faïence silicieuse, jaspe (Amulette en forme de cœur du chef du harem du roi, Houy, Musée du Louvre, n° inv. E 3573), granit (Scarabée géant du British Museum), lapis-lazuli (Pectoral au nom du Vizir de Ramsès II, Paser, avec scarabée de cœur en or et lapis-lazuli, Musée du Louvre, n° inv. E 68), sardonyx, sardoine, stéatite, fritte.ΕLa plupart des amulettes scarabées n'excèdent pas 50mm de hauteur. Cette petite taille laisse tout juste la place sur le recto d'y placer l'effigie du scarabée (tête, corps, élytres — rarement les pattes, jamais les ailes), et au verso une inscription, qui peut être un dessin géométrique, une représentation figurée, le nom d'un particulier, d'un roi ou une formule de protection. Aujourd'hui au Musée égyptien du Caire avec les autres pièces du « trésor » de Toutankhamon, le scarabée ailé retrouvé dans la tombe du pharaon est un exemple de réalisation somptueuse : ce bijou est en effet réalisé en or, rehaussé d'ambre et de lapis-lazuli. Le bijoux forme le cryptogramme du nom nb-ḫpr.w-rˁ (Nebkheperourê) en posant sur le panier nb les trois traits marquant le pluriel, par dessus lesquels prend place le scarabée en lapis-lazuli ḫpr tenant entre les pattes antérieures le disque solaire . Gage de résurrection et de  »cœur juste » — rappelons, s'il est nécessaire, que le cœur est le siège de l'âme, contrairement à notre pensée moderne qui le situe dans le cerveau —, le scarabée est de fait devenu une amulette aux propriétés protectrices. Remonter
Imprimer cette entréeScarabée, Sarcophage de scarabée.
Égyptologie • Nom commun.Insecte chargé de sens et de métaphores, le scarabée est l'image du soleil, de la renaissance perpétuelle et des cycles qui régissent l'équilibre de l'Égypte ancienne. Aussi des spécimens de sarcophage de scarabée nous sont parvenus (notons, par exemple, n° inv. N 3357 du Musée du Louvre ; n° inv. ME 384 du Musée des Beaux-Arts de Lille), réalisé dans un calcaire de qualité variable. Certains de ces sarcophages sont des « boîtes » surmontées de l'effigie du coléoptère, tandis qu'il devait être « momifié » et glissé par le côté. D'autres sont des simulacres de scarabées en bois, constitués de deux pièces s'emboîtant. Remonter
Imprimer cette entréeSchiaparelli, Ernesto.
Égyptologie • Nom propre.Égyptologue italien (1856-1928), nommé directeur du musée archéologique de Florence. Il mène douze campagnes de fouilles en Égypte entre 1903 et 1920 et étudies à Thèbes les tombes de la Vallée des Reines, dont celles de Néfertari, Khaemouaset et Setherkhepeshef, deux fils de Ramsès III. Il découvre la tombe de l'architecte Kha et de son épouse dans le village de Deir el-Médineh. Il meurt après avoir terminé sa carrière comme conservateur du musée égyptologique de Turin. Remonter
Imprimer cette entréeSchilbé, Schilbe mystus.
Zoologie • Nom commun.Espèce de poisson originaire d'Afrique, vivant en bancs. Ce poisson pourrait être l'incarnation de la déesse Hatmehyt, la « Dame de Mendès », bien que les spécialistes hésitent toujours sur la forme du poisson ou du dauphin qui siège sur le pavois posé sur sa tête. Néanmoins, une équipe d'égyptologues canadiens dépêchée sur le site de Tell el-Roba a mis au jour des poteries contenant les restes de Schilbe mystus encore jeunes, ce qui tend à lier ce poisson à la déesse que les égyptiens appellent « Celle qui est à la tête des poissons ». Remonter
Imprimer cette entréeSebakh.
Géographie • Nom commun.Terme arabe désignant la terre issue des déchets de sites antiques, à la fois biologiques et minéraux, utilisée comme engrais. Remonter
Imprimer cette entréeSekhem, Sceptre-sekhem.
Égyptologie • Nom commun.Sceptre constitué d'un manche droit, qui s'évase comme la tête des plans de papyrus, et se termine par une forme oblongue s'évasant vers le haut. Remonter
Imprimer cette entréeSekhemankhptah, Ptahsekhemankh, Sekhem-Ankh-Ptah, Ptah-Sekhem-Ankh.
Histoire • Nom propre.Vizir et Chef de la Justice, « ami unique », « premier après le roi », au milieu de la Ve dynastie. Le mastaba de Sekhemankhptah à Guizeh, dans le cimetière Est, porte le numéro G7152. Remonter
Imprimer cette entréeSekhemkhet, Horus Sekhemkhet, Djéser-Téti, Djoser-teti.
Histoire • Nom propre.Le nom de Sekhemkhet n'a été attribué que très tardivement au roi, dans les années 1950, alors qu'on le nommait auparavant à la lecture du serekh Semerkhet ; en effet, la lecture des signes sḫm et mr s'avérait difficile sur des reliefs peu profonds et abîmés par le temps.ΕAujourd'hui, en dehors du complexe funéraire de Saqqarah, le nom de Sekhemkhet est très rare dans la documentation. Il est mentionné par un texte du gouverneur d'Éléphantine, ce qui tente à prouver que l'île fit partie très tôt du programme de constructions des rois ; les fondations de la forteresse datent du milieu de la première dynastie. Au Ouadi Maghara, dans le Sinaï, le roi est représenté terrassant les ennemis d'un coup de massue. Il est coiffé de la couronne blanche, porte la barbe postiche et un pagne. Son nom apparaît dans un serekh. Tout proche, une seconde représentation le montre par deux fois, d'abord avec la couronne rouge, la queue de taureau et un sceptre en main, puis avec la couronne blanche. Seule cette seconde représentation est accompagnée du serekh. La mention la plus tardive que nous connaissons date de la période perse, où un prêtre porte le titre de prêtre de Djoser-Netheryhet, de Djoser-Téti et de Téti, marquant une distinction claire entre les trois rois Sekhemkhet, Djoser et Téti. Certains ont proposé que Sekhemkhet soit le Téti qui apparaît dans les listes royales ramessides, qui serait dérivé d'un nom se terminant en -ti (comme Djoserty) sur les monuments de la troisième dynastie. Dans les papyrus d'Abousir, provenant du temple de Neferirkarê Kakaÿ, est mentionné un certain Iteti, pour lequel un culte est rendu à sa statue. Manéthon indique sept ans de règne pour un certain Tyreis, troisième roi de la dynastie (Sanakht ?), et vingt-neuf ans pour le second roi, qu'il nomme Tosorthros. La lecture de ces noms posent encore problème, et il n'est pas impossible que Sekhemkhet figure dans la liste de Manéthon sous le nom grec de Mésochris. M. Wissa suggère que Sekhemkhet régna plus de six ans, contrairement à ce qui se trouve dans le Papyrus de Turin, mais certainement pas plus de dix-neuf années, comme proposé par N. Swelim.
  • Djéser et la IIIe dynastie, M. Baud. Éditions Pygmalion, Paris, 2007.
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Imprimer cette entréeSekhmet.
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Sekhmet
Ramsès II présente une offrande liquide avec un vase-hes à Sekhmet. On notera la présence de sistres au centre.

Mythologie • Nom propre.Déesse lionne, fille de Rê, incarnation de la force et du déchaînement, protégeant le dieu solaire et le monarque de leurs ennemis. Son nom signifie littéralement « la puissante » et les Grecs la nomme Sakhmis.ΕLe panthéon égyptien comporte plusieurs divinités féminines pouvant révéler un aspect dévastateur et dangereux. Appelées « déesses dangereuses », elles s'incarnent le plus souvent dans la forme léonine de Sekhmet. Pouvant être condidérée comme la forme « agressive » de la déesse chatte Bastet ou encore de la déesse vache Hathor, Sekhmet est représentée sous la forme d'une lionne ou du cobra royal (l'uræus) qui se dresse sur le front de Pharaon. Il faut probablement situer l'origine de la déesse Sekhmet à Létopolis, où elle est associée à une seconde déesse lionne (Menhit), et à son époux Mahès. Mais avant le Nouvel Empire, il est difficile de cerner la généalogie de la déesse : sous sa forme de Bastet, elle aurait mis au monde de façon contradictoire son fils Mahès. De fait au Nouvel Empire, le clergé a résolu la situation quelque peu confuse de la déesse à la fois épouse et mère, et l'a promu épouse de Ptah (et non plus de Mahès à l'Ancien et au Moyen Empire) et mère de Néfertoum (également en place du fil Mahès du Nouvel Empire). Fille du dieu solaire Rê, elle forme avec Ptah, le dieu forgeron et créateur, et Nefertoum le lotus (ou nénuphar) la triade divine de Memphis, le lieu principal où lui est rendu son culte. Elle est également adoré à Kôm el'Hisn et Abydos, notamment dans le temple de Séthy Ier. Lire Sekhmet Remonter
Imprimer cette entréeSéma-Taouy, smA taouy.
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Séma-Taouy, smA taouy
Deux représentations du « séma-taouy » sur le temple du Moyen Empire de Sésostris Ier à Karnak.

Histoire • Nom commun.Le « séma-taouy » est le symbole fort de l'union (sema) des deux terres (taouy), c'est-à-dire la réunion de la Haute et Basse-Égypte. Les souverains portent ainsi le qualificatif de « roi de Haute et Basse-Égypte ».ΕL'iconographie représente le Séma-Taouy par deux dieux-Nil Hâpy, attachant solidement en un nœud commun les deux plantes symboliques du Sud (le « lys ») et du Nord (le papyrus). Le fait que cette scène se retrouve la plupart du temps sur le siège ou trône du roi témoigne de la ferveur à exprimer un pouvoir fondé sur l'union des deux parties du pays, la terre du Sud et celle du Nord.

Voir aussi : Hâpy, Dieu Nil, Dieu-Nil.

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Imprimer cette entréeSenet, Jeu du Senet.
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Senet, Jeu du Senet
Jeu de Senet et quelques pions. Musée du Louvre.

Société • Nom commun.De nos jours, on ne dispose pas de preuve évidente de la manière de jouer au Senet. Seules persistent les représentations des bas-reliefs et des fresques, où jouent aussi bien les hommes que les femmes. À partir de ces représentations, les égyptologues en ont déduit approximativement les règles qui auraient pu être celles du Senet.ΕLe plateau de jeu se décompose en 10 colonnes sur 3 lignes. Il s'agit d'aller au bout d'une ligne, de passer à celle du dessous, afin de repartir dans l'autre sens, et terminer dans le sens initial sur la troisième ligne (on forme ainsi un parcours en Z). Le dispositif du jeu pouvait être fait de pierre polie, de bois finement ouvragé ou rapidement découpé. L'égyptologue Howard Carter a découvert dans la tombe de Toutankhamon un jeu de Senet sur pied, en bois exotique, et doré par endroits. Le démarrage du jeu peut varier : soit on dispose les 14 pions du jeu (7 pour un joueur, 7 pour l'autre) alternativement sur les 14 premières cases du jeu, soit on démarre avec un plateau vide. Chacun son tour, les joueurs lancent 4 bâtonnets (dont une des faces est marquée, peinte en noir ou trouée). On compte alors le nombre de marques visibles au lancer des bâtonnets : 1 à 3 points pour avancer un pion d'une à trois cases ; lorsque les quatre faces marquées sont visibles, on avance de 5 cases. Si l'un des joueurs arrive sur la case de l'autre joueur, selon les règles ils peuvent soit échanger leur place, soit ce joueur passe son tour. On peut jouer tous les pions, sans ordre précis, et choisir ainsi une  »stratégie » pour bloquer l'adversaire, le faire renvoyer au début, etc.. Enfin si le joueur tombe sur l'une des cinq « maisons », il doit : Case 15 : Maison de la Renaissance : le joueur doit revenir à cette case si par malchance il atteint la case 27. Case 26 : Maison de la Joie : rejouer. Case 27 : Maison de l'Eau : retournez à la case 15 (Maison de la Renaissance) Case 28 : Maison des Trois Vérités : on ne peut sortir de cette case qu'en faisant un 3 avec les bâtonnets. Case 29 : Maison de Rê-Atoum : on ne peut sortir de cette case qu'en faisant un 2 avec les bâtonnets. Comment gagner ? Il suffit de sortir tous ses pions en bout de plateau avant l'autre joueur ! Remonter
Imprimer cette entréeSerdab.
Architecture • Nom commun.Mot d'origine arabe désignant à l'Ancien Empire une salle sans ouverture, parfois percée d'une fente, située au sud des mastabas, et renfermant les statues funéraires du défunt — et parfois de sa famille. Souvent dissimulé derrière une stèle fausse-porte, le serdab communique avec la salle d'offrandes.ΕLe serdab le plus connu est celui du roi Djéser, à l'extérieur de sa pyramide, qui a été découvert en 1924 par Cecil Firth à Saqqarah. Les textes hiéroglyphiques qui s'y trouvent décrivent Imhotep comme le concepteur de la pyramide à degrés de Djéser. À sa découverte, le serdab renfermait encore une statue assise du roi Djéser, haute de 1,42 mètre. L'original se trouve aujourd'hui au Musée du Caire, tandis qu'une réplique fidèle prend place dans le serdab. Remonter
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Serekh
Le serekh sur la stèle du « Roi-Serpent », au Musée du Louvre.

Égyptologie • Nom commun.Terme égyptien désignant une forme rectangulaire représentant la façade et l'enceinte des palais, et contenant le « nom d'Horus » des pharaons de l'Égypte ancienne, dès les premiers rois.ΕLe serekh est surmonté d'un faucon, l'Horus symbole de la royauté sur terre et de la filiation divine du roi. Le nom inscrit à l'intérieur — certains considèrent que le serekh contient le nom, tandis que d'autres prétendent qu'il encercle le nom — est aux origines de l'histoire égyptienne très court, et identifie le roi selon le hiéroglyphe qu'il contient et non pas selon sa valeur phonétique : par exemple, on parlera de la stèle du roi-Serpent, du roi-Scorpion, etc.. Ce « nom d'Horus » est le plus ancien des cinq noms qui composent la titulature royale.

Voir aussi : Cartouche.

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Imprimer cette entréeSethnakht.
Histoire • Nom propre.Premier roi de la XXe dynastie ayant régné aux environs de 1186 à 1184 av. J.-C.. Ramsès II avait un fils nommé Ramesses-Sethnakht, mais aucune preuve ne permet de le rattacher au futur roi Sethnakht.Ε Lire en ligne : Sethnakht
  • Ancient Records of Ancient Egypt, J .H. Breasted. IV, pp 922-923. Chicago, 1906.
  • Die Elephantine-stele des Sethnacht und ihr historischer hintergrund, R. Drenkhahn. N° 36, ÄA, O. Harrassowitz. Wiesbaden, 1980.
  • Comments on the Sethnakhte stela, H. Goedicke. N° 52, pp 157-175, MDAIK. Mainz, 1996.
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Imprimer cette entréeSéthy Ier.
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Séthy Ier
Séthy Ier offre le cryptogramme de son nom de Nesout-Bity (Men-Maât-Rê). Bloc du temple de Séthy Ier à Gournah. Louxor, rive Ouest.

Histoire • Nom propre.Second pharaon de la XIXe dynastie, ayant régné approximativement de 1290 à 1279 av. J.-C., né de Ramsès Ier et de Satrê.Ε Lire en ligne : Séthy Ier Remonter
Imprimer cette entréeSéthy II et Amenmès.
Histoire • Nom propre.Cinquième et sixième pharaons de la XIXe dynastie.Ε Lire en ligne : Séthy II Ε Lire en ligne : Amenmès
  • Le temple-reposoir de Séti II à Karnak, H. Chevrier, IFAO. Le Caire, 1940.
  • The Royal Mummies, G.E.Smith in Catalogue General des Antiquites Égyptiennes du Musée du Caire. Le Caire, 1912.
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Imprimer cette entréeShatby, Nécropole de Shatby.
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Shatby, Nécropole de Shatby
La nécropole de Shatby, face à la mer, et encerclée de bâtiments modernes...

Géographie • Nom propre.Le modèle de tombes d'époque grecque que l'on trouve dans la nécropole de Shatby est le plus ancien de ce type que l'on ait découvert à Alexandrie, daté du IIIe siècle avant J.-C..ΕLa nécropole de Shatby (ou Chatby, ou Al-Shatby) comporte une tombe principale consistant en une entrée suivie d'un corridor, débouchant sur un second corridor plus étroit menant à une cour ouverte. À l'Est de cette court ce trouve une pièce (prostas) menant à une chambre funéraire (oikos), qui comportait un double sarcophage en forme de lit avec une décoration de rideaux de pierre. Cette tombe devait originellement adopté le plan d'une maison d'habitation, montrant tous les éléments caractéristiques des maisons grecques : une entrée, un couloir, une cour, un prostas et un oikos. Cependant, cette tombe qui semblait être à l'origine une tombe familiale est devenue une tombe publique, avec plusieurs ajouts de chambres. L'entrée est formée de demi-colonnes de style dorique et ionique, avec de fausses fenêtres et de fausses portes dans les entrecolonnements. Un autre type de tombe a été découvert dans le même secteur, que l'on appelle « tombes de surface ». Ce modèle comporte généralement un puits avec des urnes funéraires contenant les cendres du défunt. La superstructure se compose d'une sorte de pyramide à degrés adjointe d'une stèle soit peinte, soit gravée en relief. Remonter
Imprimer cette entréeShemay, Shemai, Chemay.
Histoire • Nom propre.Vizir de la VIIIe dynastie, sous le règne de Neferkaouhor. Il portait les titres de Prince Héritier, Maire de la Ville de la Pyramide, Chef de la Justice, Vizir, Gardien des Archives Royales, Comte, Gouverneur de Haute-Égypte et Surintendant des Prêtres. Sa place devait être importante, puisqu'il fut marié à la fille du roi, Nebyet. Il eut comme fils Idy, qui fut désigné comme gouverneur de Haute-Égypte, un titre que portait déjà Shemay. Remonter
Imprimer cette entréeShet.
Mythologie • Nom commun.Le shet est le corps, l'enveloppe charnelle de l'être humain. Comme toutes les composantes de l'être dans la pensée égyptienne, la survie du défunt dans l'au-delà n'est garantie que si son corps est préservé, assurant ainsi la conservation de tous les autres principes que le corps renferme (akh, ren, etc.) après la mort. Remonter
Imprimer cette entréeShout.
Mythologie • Nom commun.Littéralement, l'ombre. L'ombre est très importante dans la pensée égyptienne, puisqu'elle constitue un double qui accompagne le défunt toute sa vie. Remonter
Imprimer cette entréeSiese, Siesi.
Histoire • Nom propre.Vizir sous le règne d'Amenemhat II. Remonter
Imprimer cette entréeSilsilien, Sébilien, Lakeitien et Natoufien .
Histoire • Nom commun.Période du paléolithique final, débutant vers 13 000 av. J.-C., succédant à l'altérien et l'awarien. Remonter
Imprimer cette entréeSiptah.
Histoire • Nom propre.Septième pharaon de la XIXe dynastie, Siptah est intronisé sous le nom d'Akhenrê Setepenrê.ΕLa théorie la plus souvent admise est la succession de Siptah à Amenmès (peut-être Messouy ?), décédé prématurément, et normalement successeur de Séthy II. Nicolas Grimal évoque une troisième épouse de Séthy II, qui aurait eu comme fils le prince Ramsès-Siptah. Bay (Ramessou-khaemnetjerou) commence sa carrière sous Séthy II comme scribe royal et échanson, et est attesté jusqu'à l'an 4 de Siptah. Sous le règne de ce roi, il devient chancelier royal — un poste très important, contrairement aux rôles qu'il a pu jouer précédemment. Il est alors désigné comme « celui qui a établit le roi sur le trône de son père ». Et c'est ici que se pose une question d'interprétation : faut-il comprendre « le père de celui qui [...] » ou au contraire « le père du roi » . A-t-il placé Amenmès sur le trône de Séthy II ? Cela étant, notons que si un particulier a pu désigner le roi, c'est qu'il existe un réel problème de succession : il y a sans doute une rivalité entre Siptah et un — voire plusieurs — autre prétendant au trône. Peut-être Taousert, ou même Séthy-Merenptah ? L'hypothèse la plus communément avancée est la confrontation de Siptah et Taousert. D'ailleurs, à la mort de Siptah, c'est Taousert qui monte sur le trône, et reprend à son compte le cumul des années de règne de Siptah, afin de s'inscrire directement dans la ligée de Séthy II. La tombe de Siptah dans la Vallée des Rois, la KV 47, mesure un peu plus de 110 mètres de long. Cet hypogée inachevé a été fortement abîmé ; le sarcophage est toujours en place, mais la tombe a été pillée. Juste en face de la tombe de Siptah se trouve la tombe de Bay, la KV 13. La momie de Siptah, tout comme celle de Séthy II, a été découverte avec d'autres momies dans la tombe d'Amenhotep II en 1898 par Loret. N'oublions pas, cependant, que ces momies ont été étiquetées tardivement, et que l'identification de celles-ci est sujettes à de possibles erreurs. Le pied gauche est déformé, ce qui peut résulter d'une possible maladie, peut-être la poliomyélite, dont aurait pu souffrir Siptah : les analyses de la momie attestent une mort survenue dans un jeune âge. M. Elliot Smith en fit une description : « Quand cette seconde enveloppe fut enlevée, le pied gauche parut, encore entouré de son enveloppe première, originelle, et montrant la déformation de pied bot varus équin ». Et la Société d'Anthropologie de Paris de compléter dans sa Contribution à la paléo-pathologie égyptienne (publiée dans Bulletins et Mémoires de la Société d'anthropologie de Paris) : « À notre opinion, ces photographies prouvent d'une manière indubitable que Siptah, aussi, a souffert, à un moment donné, d'une poliomyélite antérieure, mais qu'elle est dure à une paralysie des muscles de la jambe, laissée par cette maladie. [...] Cette déformation est précisément un des résultats typiques de la paralysie infantile, [...]. ». Une stèle du Musée de Copenhague présente Siptah avec un pied déformé. Bien que les vestiges soient bien maigres, on a découvert des dépôts de fondations et des blocs marqués des cartouches de Siptah, témoignant de l'existence d'un temple de millions d'années sur la rive Ouest de Thèbes. Ce temple, entre le Ramesseum et le temple de Thoutmosis III, n'a peut-être jamais été réellement érigé, resté à l'état de fondations. On a, a contrario, retrouvé des dépôts de fondations au nom de Bay, ce qui laisse présager que le temple aurait servi aux deux cultes funéraires. Aucune source ne mentionne des constructions ou des activités de restaurations sous le règne de Siptah. On ne connaît pas la date de décès de Siptah, mais on trouve dans la tombe KV 14 de Taousert un indice important : la mention, dans la première chambre funéraire, de l'an 6, le deuxième mois d'Akhet, jour 18, souvent interprétée comme la montée sur le trône de Siptah, mais plus vraisemblablement la date à laquelle la décision de creuser la tombe a été prise. Quelques oushebtis couverts du nemes et portant les deux araires, réalisés en albâtre, sont conservés au Museum of Art de New York.
  • Contribution à la paléo-pathologie égyptienne, Société d'Anthropologie de Paris, in Bulletins et Mémoires de la Société d'anthropologie de Paris, VIIe série, Tombe 8, Fascicule 1-3. Paris, 1927.
  • The Royal Mummies, G. E. Smith, p. 70-3, CG 61080, pl. LXII. Le Caire, 1912.
  • X-Raying the Pharaohs , J. E. Harris & K. R. Weeks. New York, 1973.
  • An X-Ray Atlas of the Royal Mummies Harris & E. F. Wente, p. 53, 69, 293. Chicago, 1980.
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Imprimer cette entréeSistres, Offrande des sistres.
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Sistres, Offrande des sistres
Ramsès II présente les sistres à « Hathor maîtresse d'Héliopolis ».

Égyptologie • Nom commun.Scène protocolaire symbolique mettant en scène le plus souvent le monarque et une ou plusieurs déesses.ΕLes bas-reliefs des temples comportent souvent cette scène en apparence anodine aux premiers abords, et pourtant d'une grande importance : il s'agit de l'offrande des sistres et du rite d'Apaiser Sekhmet. Pharaon devant les divinités féminines fait l'offrande de sistres, d'offrandes, et d'objets de parure et de toilette (miroir, collier-menat). Cette action vise soit à apaiser la déesse Hathor, sous sa forme dangereuse de Sekhmet, soit à la garder apaisée sous sa forme bovine. La déesse ainsi apaisée peut alors se réjouir (sfn, shr...) de la musique produite par l'instrument de musique. Dorothée Elwart précise que pour les textes faisant allusion à la colère de la divinité (nSn, knd, sḫr...), la colère de la déesse « est très souvent invoquée dans le seul but d'être repoussée (sb, sS, rwj...) ».. Dans le rite d'Apaiser Sekhmet, on comprend aisément la notion de métamorphose des dieux sous d'autres formes ; Hathor et Sekhmet sont intimement liées, et ne forme en définitive qu'une seule déesse incarnée sous plusieurs formes. Tout comme les sistres, l'offrande des miroirs et colliers-menat se rapporte à l'idée d'apaiser la déesse. D'une part les miroirs, formés le plus souvent d'un manche en forme de tige de papyrus, surmonté d'une tête d'Hathor où vient se poser le disque de cuivre poli réfléchissant, se rapportent directement au culte d'Hathor et Sekhmet. Le miroir ainsi présenté par le roi à la divinité est détourné de sa fonction première d'objet de toilette pour devenir une offrande du rite d'apaisement. Offerts par paire, les miroirs sont présentés aux déesses, au premier rang desquelles se trouve Hathor. Les deux miroirs peuvent figurer les deux yeux-oudjat, au même titre que symboliser le soleil et la lune. D'autre part, les colliers-menat, constitués de fines rondelles métalliques qui s'entrechoquent avec le mouvement, rappellent le bruit des rondelles des sistres hathoriques, et sont davantage représentés dans l'idée de protéger la déesse que de l'apaiser. On peut interpréter la perception de ce son caractéristique comme le bruit que fait la vache Hathor surgissant des fourrés de papyrus. On ne peut bien évidemment pas manquer de citer les « offrandes sanglantes » : Pharaon offre aux déesses la barque de Sokaris, symbole dérivé du sacrifice de l'oryx, l'une de ces « offrandes sanglantes », en supplément, le plus souvent de quatre gazelles et quatre oies. Au même titre que le dieu solaire Rê apaise Sekhmet en lui offrant un substitut de sang, Pharaon offre des offrandes pour éviter le massacre des hommes. L'offrande de cruches et/ou de vases est alors l'image parfaite du vin et de la bière offerts à la déesse pour enivrer Sekhmet et la calmer. Pour finir, l'offrande du symbole ouncheb, qui consiste en un babouin assis (sans doute le dieu Thot) reposant sur une corbeille nb et derrière lequel se trouve un récipient probablement en fibre végétales Hn, représente l'émanation d'Hathor sous la forme d'un cobra dressé (l'uræus) et destructeur des ennemis, apportée par le dieu Thot au dieu Rê pour la forme dévastatrice qu'incarne Sekhmet. L'inscription apposée à l'offrande du symbole dit : « dresse ton front vers le ciel » (wTs Hˁ t.t r pt). Puisant son origine dans les mythes de La déesse lointaine et de la destruction des hommes et attesté dès le Nouvel Empire, on retrouve ces rites d'offrandes de manière détaillée dans les temples d'époque ptolémaïque, et particulièrement dans celui d'Edfou.
  • L'offrande des sistres, D. Elwart, in Égypte, Afrique & Orient, n° 40, Décembre 2005, p. 17 à 26.
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Imprimer cette entréeSitule.
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Situle
Situle présentant sur la panse un prêtre ritualiste et les formules traditionnels. Basse Époque, Musée du Louvre.

Égyptologie • Nom commun.Vase rituel dont le nom latin situla a donné en français le mot seau. La situle se présente sous la forme d'un récipient oblong dont la panse est plus large que l'encolure, et soutenu par une anse mobile. La plupart des exemplaires que nous connaissons sont réalisés en bronze et date pour l'essentiel de la Basse Époque ou de la période gréco-romaine. Le bronze a permit la conservation des scènes liturgiques très intéressantes composant le décor de ces objets. Remonter
Imprimer cette entréeSmenkhkarê, Semenkhkarê.
Histoire • Nom propre.Pharaon de la XVIIIe dynastie ayant assuré la régence pendant environ un an, de 1337 à 1336 av. J.-C..Ε Lire en ligne : Smenkhkarê
  • Pour qui fut confectionné le mobilier funéraire de Toutankhamon, M. Gabolde, in Égypte, Afrique & Orient — n° 33. Paris, Avril 2004.
  • La tombe VR55 : un imbroglio archéologique, J.-L. Bovot, in Égypte, Afrique & Orient — n° 33. Paris, Avril 2004.
  • Pour qui fut confectionné le mobilier funéraire de Toutankhamon, M. Gabolde, in Égypte, Afrique & Orient — n° 33. Paris, Avril 2004.
  • Pour une identification de la momie du tombeau N° 55 de la Vallée des Rois, Y. Knudsen de Behrensen, in Seminar für Ägyptologie und Koptologie. Göttingen, Allemagne, 1986.
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Imprimer cette entréeSoleil, Course du Soleil.
Mythologie • Nom commun.Depuis les rives du Nil, on constate aisément que le soleil semble suivre une trajectoire en apparence perpendiculaire au fleuve, et parcourt le ciel depuis la rive Est où il apparaît chaque matin pour finir sa course sur la rive occidentale, le « domaine des morts », là où réside Osiris, « celui qui est à la tête des occidentaux ». Les Égyptiens ont ainsi choisit — pour la plupart — de creuser leur tombe sur la rive Ouest, s'ouvrant ainsi vers l'Est, en espérant renaître sur la rive orientale comme le soleil. Remonter
Imprimer cette entréeSoped.
Mythologie • Nom propre.Dieu hiéracocéphale protégeant les frontières orientales de l'Égypte ainsi que les routes qui mènent au Sinaï. Il fut de fait véritablement vénéré localement, dans l'Est du Delta et dans le Sinaï. Remonter
Imprimer cette entréeSounou, swnw.
Médecine • Nom propre.Médecins des humbles. Ils exercent à l'extérieur des temples, en suivant les enseignements qu'ils y ont appris, notamment par leurs lectures et leur expérience. Les swnw ne deviennent médecins généralistes que lorsqu'ils ont acquis suffisamment de compétences et de connaissances. Bien souvent le swn est spécialisé dans une pathologie particulière.
  • Les papyrus médicaux de l'Égypte pharaonique, T. Bardinet, Éditions Fayard, 1995.
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Imprimer cette entréeStèle de l'an 400.
Égyptologie • Nom commun.Stèle de granite rose découverte à Tanis suite à un transfert (certainement sous Psousennes Ier), mais provenant de Pi-Ramsès, l'Avaris de la XVIIe dynastie, et conservée aujourd'hui au Musée du Caire (n° inv. 60539). Haute de 2,20 mètres pour une largeur de 1,34 mètres sur 50 centimètres de profondeur, la stèle cintrée sur le haut est gravée dans le creux d'une scène principale, comportant sept colonnes verticales de textes hiéroglyphiques et cartouches, reposant sur un bandeau de textes horizontal, surmontant lui-même le texte principal.ΕLa « Stèle de l'an 400 » mentionne les origines mythiques de la XIXe dynastie. Établie sous le règne de Ramsès II, on y voit la figuration du roi, Ramsès, mais mentionné dans le texte comme une personnification de Seth (le Soutekh adoré par les Hyksôs en Égypte, et le dieu sémitique Baâl), puis la représentation de Ramsès II, au pagne-chendjit, et celle d'un troisième protagoniste, un personnage portant une robe de particulier, dont le nom, Séthy, est lu pour la première fois lors de la réalisation d'un fac-similé dans les années 30, et qui serait un général, père de Ramsès Ier, et donc grand-père de Séthy Ier. Ramsès II, paré d'un collier à double rang, de la queue de taureau symbolique et du khepresh d'où s'échappe deux rubans retombant dans le dos, fait donc offrande du vin au ka de Seth, ainsi qu'au ka du jry-pˁt, sš nswt (scribe royal), responsable des pays étrangers, responsable de la forteresse de Tjarou (un peu au Sud d'Avaris), Séthy, juste de voix. Sur la « Stèle de l'an 400 », outre la dédicace faite dans le texte principal au dieu Seth, le document célèbre la fondation de la nouvelle Avaris, la future Pi-Ramsès, le quatrième mois du quatrième jour de Chemou du Roi de Haute et Basse-Égypte (Ramsès II). Mis à part les deux cartouches de fils de Rê et Roi de Haute et Basse-Égypte de Ramsès II, est inscrit sur la partie gauche de la stèle un troisième cartouche, celui du dieu Seth, décrit comme « grand de force », « grand de puissance », aimé de Rê-Horakhty. Pour certains égyptologues, la mention de l'an 400 se rapporte à Seth, et donc l'an 400 de son règne situerait l'origine de la ville sous Horemheb, au moment où un certain Séthy, arrière-grand-père de Ramsès II était gouverneur. La stèle, bien qu'endommagée, laisse apparaître sur sa partie cintrée un disque solaire d'où s'échappent deux uraei et deux ailes suivant le pourtour incurvé. Remonter
Imprimer cette entréeStèle fausse-porte.
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Stèle fausse-porte
Fausse porte en calcaire et architrave de Ptahshepses. Ve dynastie, vers 2400 av. J.-C., découverte à Saqqarah. British Museum.

Architecture • Nom commun.Niche aménagée dans le mur qui fait face à l'entrée d'une chapelle funéraire : elle était censée représenter une façade de maison constituant, dans les chapelles des mastabas de l'Ancien Empire, le point de jonction entre le monde des morts et celui des vivants, l'endroit par lequel le défunt avait la possibilité de venir recueillir les vivres que la famille et les amis venaient déposer sur la table d'offrandes généralement placée à ses pieds.

— R. L.

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Imprimer cette entréeStélèphore.
Égyptologie • Adjectif.Adjectif désignant quasi-exclusivement les statues et statuettes s'appuyant sur une stèle gravée de hiéroglyphes. Cette forme laisse apparaître une dévotion pour le ou les personnages envers le texte rédigé sur la stèle : la stèle est alors le récit, la voix du protagoniste. Remonter
Imprimer cette entréeStoliste.
Société • Nom commun.Prêtre en charge de l'entretien de la statue de la divinité. Les stolistes effectuent les rites quotidiens de la toilette, de l'habillement et de la parure (notamment à l'aide de bandelettes de lin colorées) des statues divines. Ils conservent les apparats du dieu (bijoux, vêtements) et les objets de culte. Remonter
Imprimer cette entréeSubstratum.
Égyptologie • Nom commun.Nom latin désignant le terrain rocheux situé sous une épaisseur de sédiments. Remonter
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Égyptologie • Nom commun.Hypogées souterrains de l'Égypte antique, généralement composés d'un long couloir étroit descendant, tels que ceux de la Vallée des Rois. Remonter
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