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Cauris

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I

28 entrées trouvées.

De Ialou, Champs d'Ialou à Iymerou, Iymeru, Imerou

Imprimer cette entréeIalou, Champs d'Ialou.
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Ialou, Champs d'Ialou
Sennedjem et son épouse dans les champs d'Ialou. Tombe de Sennedjem, Deir el-Médineh.

Mythologie • Nom propre.Champs fertiles où figurent le défunt et sa famille dans l'autre monde.ΕUne fois dans le monde sous-terrain, Osiris transforma l'endroit en de vastes étendues de champs fertiles, où le défunt vient passer sa seconde vie : les champs d'Ialou (ou d'Iarou). Comme le montre l'exemple de la tombe de Sennedjem dans le village de Deir el-Médineh, ces champs d'Ialou sont grouillants de vie, et on y trouve une flore incroyable : palmiers-doum, palmiers-dattiers, sycomores, genévriers, etc. Le défunt y cultive dans ses plus beaux apparats — des vêtements de lin blanc — et avec sa femme, de grands champs de blé. On les voit lors des trois saisons du calendrier égyptien : ils préparent le terrain à l'aide de vaches tirant un araire, puis ils sèment les graines. Lorsque le blé est haut et doré, ils viennent le récolter à l'aide d'une faucille. De récentes recherches ont abouti à une nouvelle interprétation des champs d'Ialou, que l'on a longtemps comparé à tord au « paradis ». De fait, c'est le grand nombre de traductions de ce même lieu (Champs d'Ialou, Champs d'Iarou, Champs des roseaux, Champs des genêts, Champs d'Hotep, etc.) qui ont conduit à une méprise sur la véritable nature de ces champs. Il est vrai que c'est en ces lieux que réside le défunt « bienheureux » aux côtés d'Osiris, et que c'est aussi là qu'il souhaite demeurer hotep. C'est au chapitre 110 du Livre des Morts qu'apparaît le défunt dans les Champs d'Ialou. C'est ici que la moisson est foisonnante, que le défunt apprécie les champs à perte de vue qui poussent dans les campagnes, qu'il peut « voir Rê, Osiris et Thot chaque jour » (Formule 467 des Textes des sarcophages) ou recevoir des offrandes. Ces champs qui n'étaient que des champs de roseaux dans les tout premiers temps de l'histoire, sur un terrain marécageux et désolé, furent peu à peu « domestiqués » par les hommes pour devenir des terres agricoles fertiles et prolifiques, tout comme Osiris l'enseigna aux hommes.
  • Rites et croyances d'éternité, I. Franco, Éditions Pygmalion, 2001.
  • L'Égypte ancienne et ses dieux, Dictionnaire illustré, J.-P. Corteggiani, Paris, 2007.
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Imprimer cette entréeIamounedjeh.
Histoire • Nom propre.Premier héraut de Thoutmosis III qui supervisa les constructions du roi. Remonter
Imprimer cette entréeIat, Iati.
Mythologie • Nom propre.◊ Divinité dont le nom est l'un des termes désignant le lait. Cette entité personnifie donc le lait et l'offrande du lait. Cette assimilation au liquide nourricier fait de Iat la nourrice du roi défunt. Dans les textes des pyramides, Iat apparaît aux côtés des deux coupes de lait qui complètent une déjà longue liste d'offrandes. Étrangement, on ne connaît à ce jour aucune représentation féminine de Iat, tandis qu'au moins trois représentations masculines existent : l'une d'elle se trouve sur les murs du temple d'Hatshepsout à Deir el-Bahari, dans la scène de la naissance divine d'Hatshepsout. On le retrouve ensuite aux périodes plus tardives dans les mammisis de Nectanebo à Dendérah et de de Philae. Iat, ou Iati, est alors représenté debout, les bras pliés comme tenant un objet invisible, coiffé d'une couronne tripartite ; son menton est prolongé d'une barbe postiche ; sur sa tête se dresse un premier récipient (?) ainsi que le signe hiéroglyphique du pot de lait.
◊ Grand intendant connu par une stèle du Musée du Louvre (n° inv. C90), où l'échanson Ouhemmenou lui offre à boire, tandis qu'il est attablé devant un repas. Remonter
Imprimer cette entréeIbes, Perruque-ibes.
Égyptologie • Nom commun.Perruque bouclée, qui selon les représentations, peut venir couvrir les oreilles ou les laisser dégagées. Une bande de tissu, le bandeau-seched vient maintenir la perruque en place, encerclant la tête depuis le front jusqu'à l'arrière du crâne, où le bandeau est lié par un nœud. De ce nœud part une partie du bandeau qui se termine par un uræus. Ce même uræus que l'on retrouve au devant du front. On la retrouve le plus souvent dans les scènes réservées au culte du roi défunt, où dans les tableaux où le souverain rencontre les dieux. Remonter
Imprimer cette entréeIbiocéphale.
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Ibiocéphale
Offrande à Thot ibiocéphale dans la tombe du prince Khaemouaset, fils de Ramsès III, dans la Vallée des Reines.

Égyptologie • Adjectif.À tête d'ibis. L'adjectif est le plus fréquemment utilisé pour désigner le dieu scribe Thot, qui peut revêtir la forme d'un ibis, d'un homme à tête d'ibis, ou d'un babouin. Remonter
Imprimer cette entréeIchneumon, Mangouste.
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Ichneumon, Mangouste
Un homme verse une libation devant la mangouste de la déesse Ouadjet. Bronze. Basse Époque, vers 664-332 av. J.-C.. Musée du Louvre.

Mythologie • Nom commun.La mangouste, ou ichneumon, est un animal représentant le dieu Rê, que l'on eu surnommé « rat de pharaon ». Ce petit mammifère est réputé pour être friand de serpents : on y voit ici la représentation du destructeur d'Apophis (Apep), le serpent maléfique et gigantesque, ennemi de Rê dans son voyage nocturne, qui tente de le détruire ou de faire chavirer la barque où il se trouve. L'animal était également associé par extension à la déesse Ouadjet, le cobra royal, probablement pour rappeler que la déesse maîtrisait les serpents. Remonter
Imprimer cette entréeIdéogramme.
Écriture • Nom commun.En écriture hiéroglyphique, signe correspondant à une idée. Le hiéroglyphe « œil » peut représenter un œil ; le hiéroglyphe « tortue » représente une tortue. Remonter
Imprimer cette entréeIdi.
Histoire • Nom propre.◊ Idi I : vizir, oncle de Pépy II, servant vers le milieu du règne de ce pharaon.
◊ Idi II : vizir vers la fin du règne de Pépy II. Remonter
Imprimer cette entréeIdiophones.
Arts • Nom commun.Les idiophones sont des instruments dépourvus de gamme, entrechoqués, secoués pour produire un bruissement, un son non mélodique.ΕLe sistre (ib, sḫm, sššt) est souvent constitué de bronze. Il se présente sous la forme d'un ovale que traverse 2 ou 3 — voire plus — barres de métal, sur lesquelles sont fixés des anneaux métalliques, le tout placé au bout d'un manche court. Le musicien (souvent la musicienne), tape dessus avec sa main ou l'agite, pour faire cliqueter les rondelles métalliques. Son nom serait dérivé du verbe sšš, imitant le bruit de la vache Hathor dans les fourrés de papyrus. On en distingue deux modèles principaux : le sakhm (sḫm ou ib), composé d'un cadre de bois, où des disques métalliques s'entrechoquent, et d'un manche, et le saïschschit (sššt), dont le manche est prolongé par une effigie hathorique, les cornes étant remplacées par de longs prolongement au sein desquels des fils métalliques sont tendus. Les sistres saïschschit possèdent sur leurs fils métalliques soit des disques métalliques, soit une extrémité recourbée s'entrechoquant sur le cadre de l'instrument. Très souvent les sistres portent en leur centre l'effigie de la déesse Hathor, sous forme de déesse humaine à oreilles de vache. Cependant, la période de réforme amarnienne a livré des représentations de Nefertiti et Toutankhamon aux sistres non-hathoriques. Les clochettes (sšn, qbḥ), constituées de bronze ou de céramique, apparaissent tardivement en Égypte (Basse Époque) . Les cymbales (dndn) sont des « disques » métalliques au centre évasé (l'extérieur étant donc bombé), d'origine asiatique est attestée depuis la XVIIIe dynastie. Les claquoirs dérivent des planchettes entrechoquées (cf. castagnettes), existantes depuis la période préhistorique. Le menat, ou collier-menat, est un large collier tombant vers l'avant, et fermé au dos par un contrepoids. Formé de fils perlé, le bruit de « crécelle » produit est également assimilé à la déesse Hathor dans les marais, là où certains voient l'imitation de la coiffure de la déesse. D'autres types de colliers, classés comme « colliers musicaux », disposent d'une paire de crotales, liés par une lanière et terminés par des petites cymbales. Le terme de « castagnettes », comme précisé par Hans Hickmann, rappelle à la mémoire collective l'image hispanique de l'objet, toujours usité. Pourtant depuis la plus haute antiquité, des instruments similaires, utilisés de façon semblable et produisant des sons variables, sont joués. La Vallée du Nil en connaît de nombreux exemples. Fortement répandues, ces « castagnettes » se présente sous la forme de planchettes de bois, d'os, ou d'ivoire par paire s'entrechoquant à la manière des castagnettes, et pouvant prendre plusieurs formes: boomerang (ou en angle), droite, en forme de mains qui se tapent ou d'avant-bras (attribués à la déesse Hathor). Les castagnettes égyptiennes sont constituées de deux parties mobiles de bois, évasées de l'intérieur (servant de « caisse de résonance » miniature). Jouées à raison de deux paires par musicien (une dans chaque main), la partie supérieur tenue dans la paume est moins large que la partie inférieure. Les deux « ventaux » sont parfois attachés ensemble au moyen d'une cordelette placée dans une ouverture pratiquée dans la partie supérieure. Fortement répandue dans le milieu méditerranéen antique (et particulièrement gréco-romain), la castagnette est citée par les textes sous le nom de « krouma », parfois confondus avec les « krotalon » (voir supra le crotale) ou les « kremthalon ». Les « kouchélia », sorte de cymbales primitives en coquillage, citées dans les textes de Hésychius et Eusthatius, ne peuvent pas être considérées comme des castagnettes. Hans Hickmann définit deux « modèles » possibles des planchettes entrechoquées : lorsque le manche est agrémenté de disques métalliques ou de petites cymbales, elle deviennent des crotales. Lorsque la partie creuse est plus marquée, ce sont des castagnettes. Cette dernière caractéristique est d'ailleurs le principe même de différenciation entre les planchettes et les castagnettes. L'idée initiatrice des planchettes entrechoquées et des castagnettes peut être légitime et naturelle : la première « musique » obtenue est celle des mains qui se frappent et produisent un son qui peut-être maîtrisé par la force, l'impact, la vitesse et la position des mains; les hommes utilisent très vite plutôt que leurs mains deux « instruments », économisant leur énergie, favorisant la portée du son et diversifiant la « gamme » de sons produits. Aussi l'évolution de ces « bouts de bois » vers les planchettes, puis vers les castagnettes est elle le fruit d'une amélioration logique, voire intuitive. Certaines tribus africaines utilisent des baguettes de bois attachées dans leurs mains, et fonctionnant sur le principe de l'entrechoc des deux baguettes. La forme courbée des planchettes égyptiennes se retrouvent déjà dans la civilisation badarienne. La courbure est forte, autant sur les objets d'ivoire d'hippopotame que pour ceux de bois, encore plus marquée. On obtient jusqu'à un demi-cercle. Certains voient dans cette forme un bras plié, dont les modèles coptes à angle droit justifie l'idée, autant que d'autres distinguent plutôt l'épaule, par laquelle on tient les plaquettes. Cette seconde idée est quelque peu validée par l'absence de décoration sur les extrémités représentant « les épaules ». Les « modèles » de castagnettes varient de formes et de tailles : les castagnettes coptes adoptent la forme de « bras », tournées et façonnées en une pièce, séparées par la suite.
  • Music and Musicians in Ancient Egypt, L. Manniche, British Museum Press, Londres, 1991.
  • Cymbales et Crotales dans l'Égypte ancienne, H. Hickmann, Annales du service des Antiquités de l'Égypte, tome XLIX, Le Caire, 1949.
  • Die Musikintrumente des alten Aegyptens, C. Sachs, Berlin, 1921.
  • Geist und Weren der Musikinstrumente, C. Sachs, Berlin, 1929.
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Imprimer cette entréeIdy.
Histoire • Nom propre.Fils de Shemay — un vizir de la VIIIe dynastie — et de Nebyet. Il fut peut-être vizir ; on sait qu'il a servi sous Neferkaouhor et Neferirkarê. Remonter
Imprimer cette entréeIhy.
Mythologie • Nom propre.L'une des représentations d'Horus enfant, fils d'Hathor. Il est représenté comme un enfant ayant la « mèche de l'enfance ». Remonter
Imprimer cette entréeImehou sekou, imhw skw.
Mythologie • Nom propre.Littéralement, les « infatigables ». Nom donné par les anciens Égyptiens aux étoiles qui ornent la voûte des chambres funéraires de l'Ancien Empire, notamment celle de la pyramide d'Ounas, dernier souverain de la Ve dynastie. Remonter
Imprimer cette entréeImpérissables.
Mythologie • Nom commun.Nom donné par les anciens Égyptiens à ce que nous appelons aujourd'hui « étoiles circumpolaires ». Ces étoiles, proches de l'Étoile Polaire de la Constellation de la Petite Ourse ne disparaissent jamais à l'Horizon. C'est pour cela que les Égyptiens les nommaient « les Impérissables ». Cette région du ciel revêt un caractère sacré pour les Égyptiens, puisque ces étoiles impérissables sont les âmes des souverains défunts. Remonter
Imprimer cette entréeImsty, Imsety.
Mythologie • Nom propre.

Voir aussi : Amset, Imsty.

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Imprimer cette entréeImyt per, Imyt pr.
Société • Nom commun.Littéralement, « ce qu'il y a dans le domaine ». L'imyt pr désigne à la fois un document juridique tenant lieu d'acte de propriété terrienne ou immobilière, mais également le leg que reçoit le souverain à la mort de son prédecesseur. L'imyt pr est alors l'expression de la propriété qu'exerce le pharaon sur l'Égypte. Lors du heb-sed, Pharaon est déclaré propriétaire des Deux Terres. L'imyt pr en tant qu'acte de propriété devient indispensable pour garantir l'héritage des descendants sur les possessions de leur prédecesseur. Les exemples sont nombreux, mais on peut citer en exemple la Stèle de la donation d'Ahmosis Ier, ou Ahmosis (Ahmes) achète directement en tant que roi pour Ahmès-Nefertari un temple détenu par le second chef des prêtres d'Amon : « [Il] a été fait pour elle un imyt-pr, de fils en fils, d'héritier à héritier, [sans pouvoir contester] contre lui par n'importe qui à tout jamais, parce que le bureau [texte illisible] J'ai vu [texte illisible] avant moi. ».
  • Du rapport entre un contrat et un acte de disposition appelé « imyt-per » en égyptien — About the link between a contract and a provisions deed called imyt-per in egyptian, A. Théodorides, Revue internationale des droits de l'antiquité, vol. 40, pp. 77-105, 1993.
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Imprimer cette entréeIneni.
Histoire • Nom propre.Architecte de Thoutmosis Ier qui fit ériger entre les IVe et Ve pylônes du temple d'Amon à Karnak une salle hypostyle, remaniée par la suite par Hatshepsout. Remonter
Imprimer cette entréeInoumin, Inumin.
Histoire • Nom propre.Vizir à la fin du règne de Téti et sous le règne de Pépy Ier. Remonter
Imprimer cette entréeInstruments à cordes, Chordophones.
Arts • Nom commun.Parmi les instruments à cordes (les « chordophones »), les plus récurrents sont la lyre, la harpe et le luth. À cordes frappées ou frottées, ils accompagnent parfois les chants, mais sont aussi joués sans.ΕLa lyre (kniniwr) est jouée en Égypte depuis le IIe Millénaire avant J.-C. (Moyen Empire), importée des pays sémites. Le nom égyptien témoigne de son origine : kniniwr est dérivé de l'hébreu kinnôr. Les premiers joueurs de Lyre sont semblent-ils d'origine asiatique. La lyre se décline de la petite lyre portable à 5 cordes, jusqu'à la large lyre posée debout au sol à 18 cordes. Chaque corde était reliée à la partie supérieure à l'aide de lanières de cuir, et réunie à la base de la caisse de résonance par un anneau de bronze. La simsimiyya n'est pas d'usage en Égypte pharaonique, mais sur le modèle de la lyre antique, elle comporte cinq cordes et se joue de nos jours en Égypte dans la région de Port-Saïd et en Nubie. La rababa (ou rabab) se joue à l'aide d'un archet, et se pose au sol sur une pointe. Composée uniquement de deux crins de chevaux en guise de cordes (produisant un son nasillard au frottement), une « coque » de bois ou une demi-noix de coco sert de caisse de résonnance. Un exemplaire de 3000 av. J.-C. est conservé au Musée du Caire et de nos jours des spécimens sont vendus sur les lieux touristiques. La harpe ou baïnit (bint), jouée depuis environ 2550 av. J.-C. et durant l'Ancien et le Moyen Empire, est constituée de 6 à 7 cordes, et se tient en position assise (la harpe reposant sur un pied), ou sur l'épaule. D'autres harpes (d3d3t) d'une vingtaine de cordes apparaissent au Nouvel Empire, plus imposantes, obligeant le harpiste à se tenir debout, ou à genoux en la penchant sur l'épaule. Ces grandes harpes constituent très vite un très beau support : elles sont décorées de motifs floraux, de motifs animaux, ou de motifs géométriques, parfois rehaussés d'or. Le luth, également appelé cithare, d'origine sémite comme la lyre, est un instrument de 3 ou 4 cordes, de forme oblongue, où 6 ou 8 trous ont été pratiqués. Les deux côtés sont plats, et le manche long. On l'utilise à l'aide d'un plectre (une petite pièce plate en forme de goutte d'eau inversée d'environ trois centimètres de long) au moyen duquel on fait vibrer les cordes). Son nom égyptien reste inconnu.
  • Music and Musicians in Ancient Egypt, L. Manniche, British Museum Press, Londres, 1991.
  • Die Musikintrumente des alten Aegyptens, C. Sachs, Berlin, 1921.
  • Geist und Weren der Musikinstrumente, C. Sachs, Berlin, 1929.
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Imprimer cette entréeInstruments à percussion, Membranophones.
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Instruments à percussion, Membranophones
Tambour imposant dont les deux extrémités sont faites de peau animale. Il est probable qu'on utilisait des baguettes pour battre sur cet instrument. Musée du Louvre.

Arts • Nom commun.Les percussions sont indissociables du paysage musical de l'Égypte. De nombreux instruments à percussions nous sont parvenus et attestent de l'engouement pour la musique rythmée.ΕDe construction basique et de gamme faible, les percussions — les « membranophones » (kmkm, tbn) — étaient nombreuses. On en retrouve donc de toutes tailles et de toutes formes (dont une particulière — rectangulaire (dbdb ?) — semble-t-il venue d'Asie) : grand tambour cylindrique, petit tambour, timbales et cymbales, rond (tbn, sr), rectangulaire, tambourin, claquoirs, etc.. Par ailleurs beaucoup de scènes dépeignent des femmes utilisant des tambourins ou de petits tambours ronds en dansant. Une partie des tambours est constituée de deux membranes de chaque côté d'une caisse de résonance cylindrique, conique voir en barillet. On les frappe soit de (des) la main(s), soit à l'aide de bâtons ou baguettes de bois (Lise Manniche précise néanmoins l'absence de représentation de l'utilisation de bâtons avec les percussions). Suivant la taille, ils sont soit portés en bandoulière à l'aide d'une lanière, soit directement posés au sol. On distingue deux modèles liés à deux origines géographiques : d'une part les percussions dont les membranes sont retenues via des rivets ou clous incorporés sur le pourtour de l'instrument, identifiés comme venant de Sumer, de Mésopotamie, d'Elam, de Babylonie ou d'Assyrie ; d'autre part les percussions dont les membranes sont tendues via des lanières ou sangles, originaires d'Afrique, probablement nubiennes. Le style de tambour « africain » est alors assimilé à la darbukka (darbouka) moderne, ou au djembé africain. Les tambourins, de taille plus petite et donc portables, sont constitués d'un cadre de bois et d'une unique membrane. Les rondelles métalliques s'entrechoquant que l'on retrouve sur nos instruments « modernes » sont inexistantes en Égypte antique. Ils sont joués avec la main, portés devant le visage du musicien, et permettent mouvements et danse.
  • Music and Musicians in Ancient Egypt, L. Manniche, British Museum Press, Londres, 1991.
  • Die Musikintrumente des alten Aegyptens, C. Sachs, Berlin, 1921.
  • Geist und Weren der Musikinstrumente, C. Sachs, Berlin, 1929.
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Imprimer cette entréeInstruments à vent, Aérophones.
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Instruments à vent, Aérophones
Une joueuse de double-flûte et une harpiste lors du banquet funéraire. Tombe de Pahéry, El-Kab.

Arts • Nom commun.La famille des aérophones est très représentée parmi les instruments de musique de l'Égypte ancienne. Principalement de type flûte ou hautbois, il se décline sur toutes les hauteurs de son, depuis les premiers temps pharaoniques jusqu'après l'an 0.ΕLa flûte (w3nr, w3r) est fréquemment utilisée en Égypte. Certainement née sur la terre des Pharaons, on en trouve des traces depuis le IVe millénaire avant J.-C.. Certains modèles de bois existent, mais la plupart du temps, on la confectionne dans du roseau. Elle peut mesurer de 25 cm à 1 mètre. Le modèle long, m3wt, que l'on peut aussi identifier au terme « bâton », est joué tenu incliné vers l'arrière, pour souffler de l'air sur le bord d'une de ses extrémités. De temps à autre, elles possèdent une embouchure en papyrus. L'arrivée tardive de la flûte de pan (époque ptolémaïque et romaine) témoigne de sa provenance étrangère. Certaines représentations datées de ces périodes attestent de l'utilisation d'un soufflet pressé du pied par le musicien, insufflant l'air dans la flûte. L'aulos et le double aulos, d'origine gréco-romaine, ressemblent fortement aux flûtes. À l'intérieur du tube se trouve une double-hanche similaire à celle du hautbois. Le son produit est légèrement nasillard. La longueur des tubes varie, pouvant aller jusqu'à mi-cuisses du musicien. Le hautbois est attesté dès le troisième millénaire av. J.-C.. Le plus vieux spécimen daterait de 2800 av. J.-C., découvert au sein de fouilles archéologiques dans le cimetière royal d'Ur en Mésopotamie. On en trouve des représentations dans les tombes de Thoutmosis IV et Aménophis II : les musiciens tiennent la hanche entre les lèvres pareillement à nos hautbois modernes. D'autres modèles plus tardifs intègrent une capsule de protection de la hanche. Toutefois, la possibilité d'utiliser directement la hanche permettait d'adapter la tonalité et le volume du son produit, et d'harmoniser l'instrument aux sons des autres instruments de « l'orchestre ». Le double hautbois (w3dny, wdnyt, wr ?) et la clarinette double (m3t, mmt) relèvent de la musique profane. Le mizmar, sorte de hautbois à anche double, est attesté en Égypte dans une tombe datée de 3000 ans. Composé de plusieurs ouvertures percées dans du roseau, l'extrémité s'évase largement. Il se décline en modèle court (sibs), mi-long (chalabîya ou mizmar idi) et long (« telf »). La double-flûte, est au départ constitué de deux tiges de roseau serrés ensemble. Au Nouvel Empire, les deux tiges sont séparées, et s'agencent en un angle aigu. On la retrouve aujourd'hui dans la zummura (ou zamr). La flûte traversière apparaît en Égypte à l'époque ptolémaïque. La trompette (šnb), formée par un simple tube élargi à l'extrémité, est essentiellement utilisée dans l'armée et les sections militaires (où elle est associée aux dieux Amon, Rê-Horakhty et Ptah), ainsi que dans certaines cérémonies. D'argent ou de bronze, certains instruments sont même incrustés d'or. Bien que la plupart des trompettes trouvées dates du Nouvel Empire, il est possible qu'elles est existées dès l'Ancien Empire. Les instruments à vent formés de cornes animales n'apparaissent pas sur les reliefs, bien que des exemplaires en terre cuite de ces instruments existent, datés du Nouvel Empire.
  • Music and Musicians in Ancient Egypt, L. Manniche, British Museum Press, Londres, 1991.
  • Die Musikintrumente des alten Aegyptens, C. Sachs, Berlin, 1921.
  • Geist und Weren der Musikinstrumente, C. Sachs, Berlin, 1929.
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Imprimer cette entréeIounou, Ioun, Iwnw.
Géographie • Nom propre.Nom antique égyptien de la cité d'Héliopolis, la «cité du soleil », le nom grec de celle-ci. S'y trouvait un temple important rehaussé d'un ben-ben, une structure très massive à la forme d'obélisque, qui servait au culte du dieu solaire sous toutes ses formes. Remonter
Imprimer cette entréeIouou, Iuu, Iww.
Histoire • Nom propre.Vizir à la fin du règne de Pépy Ier, et peut-être aussi sous le règne de Merenrê. Il fut inhumé à Abydos, où une mention précise que Oueni l'Ancien, son successeur à la charge de vizir, est son fils. Remonter
Imprimer cette entréeIpet-Sout.
Géographie • Nom propre.Nom égyptien de l'actuelle Karnak. Remonter
Imprimer cette entréeIpi.
Histoire • Nom propre.Vizir, probablement sous le règne de Montouhotep II. Sa tombe à Cheikh Abd el-Gournah porte le numéro TT 315. Remonter
Imprimer cette entréeIsis, Mythe d'Isis et des Sept Scorpions.
Mythologie • Nom propre.Ce mythe fait partie d'un ensemble de contes formant l'histoire du temps de la « Première Fois », lorsque les dieux vivaient et régnaient sur terre. On y découvre entre autre la naissance et l'enfance pleine de dangers du fils d'Isis, Horus, et de comment il grandit caché et protégé par sa mère à Chemnis, une zone marécageuse de Basse-Égypte, au Nord-Est du Delta, que l'on dit proche de l'ancienne cité de Bouto. ΕIl existe différentes versions de cette histoire dès la Ve dynastie. Les formules contre les morsûres de serpents apparaissent dans les « Textes des Pyramides » à cette période, et deux autres extraits ont été utilisés durant la Basse Époque, écrits sur des supports divers tels que les statues d'Horus, et utilisé comme formules curatives contre les morsûres de serpents. On trouve également ces formules dans des sources plus anciennes, et notamment dans les papyri médicaux. L'un de ces papyrus a été conservé avec la stèle « Metternich » du Metropolitan Museum de New York, à laquelle il a probablement été adjoint pour protéger des morsûres venimeuses. Après la mort d'Osiris, Isis était retenue prisonnière par Seth qui l'enferma dans une maison d'embaumement. Alors qu'elle était assise et procédait à l'embaumement d'Osiris, Thot la libéra et lui précisa où trouver un endroit où cacher son fils Horus. Isis erre dans le pays, cherchant l'endroit où cacher son fils, portant le bébé dans ses bras. Pour sa protection, Thot envoie sept scorpions devant elle (le chiffre sept étant un signe symbolique de grande puissance en Égypte ancienne). Les trois scorpions Petet, Tjetet et Matet partent devant. Les deux suivants Mesetet et Mesetef passent sous la litière dans laquelle Isis est transportée, et les deux derniers, Tefen et Befen, ferment la marche. Isis leur demande d'être prudents et de rester silencieux pour ne pas alerter Seth de leur présence. Un jour, elle atteint la Ville des Deux Sœurs (Isis et Nephtys ?), dans le Delta du Nil, où elle s'arrête pour demander à une grande dame bien-portante de la nourriture et un endroit où loger. Mais la riche dame est effrayée par le regard des sept scorpions et ferme sa porte à Isis. Mais alors qu'Isis repart, une pauvre femme de pêcheur l'approche et lui offre en partage son repas. Tandis qu'Isis se repose, les scorpions décident de prendre leur revanche sur la riche dame qui avait refusé de les aider, et, pendant la nuit, injectent leur poison dans la queue du scorpion Tefen, qui part empoisonné le jeune enfant de la grosse dame. Celle-ci est réveillé par les cris de son fils et part chercher de l'aide, portant l'enfant dans ses bras, mais personne ne su quoi faire ou ne lui offrit son aide. La magie embrase le foyer, et nulle part on ne trouve d'eau. Ses cris de désespoir réveillent alors Isis, qui très vite découvre ce qui s'est passé, et, en regardant son fils qui dort calmement, prend pitié de la riche mère et décide de ne pas laisser mourir un enfant innocent. La déesse profère des mots d'une grande puissance pour rappeler chacun des scorpions par leur nom, leur signifiant qu'elle les domine. Elle ordonne le poison de Tefen de sortir du corps du garçon qui bientôt respire à nouveau. Elle fait couvrir le ciel de nuages et très vite la pluie tombe, fait rare en Égypte, et éteint les flammes qui ravage la maison. La magie rejoindra la médecine : les médecins profèrent des formules magiques accompagnées d'une préparation médicale de pain d'orge, d'ail et de sel, qui guérissent les enfants piqués d'une morsure venimeuse. La mère aisée qui comprit qu'elle avait refusé d'ouvrir sa porte à une grande déesse décide en repentir d'offrir ses biens ainsi que de la nourriture à la pauvre et modeste dame qui accueilli Isis. Remonter
Imprimer cette entréeIsis, Mythe d'Isis et du nom secret de Rê.
Mythologie • Nom propre.On trouve le mythe d'Isis à la recherche du nom de Rê comme remède « pour écarter le poison » dans le papyrus 1993 daté de la XIIe dynastie, vers 1200 av. J.-C., conservé au musée de Turin. Une autre version, fragmentaire, existe dans le Papyrus Chester Beatty 15 du British Museum. En plus d'offrir la formule « pour écarter le poison », le papyrus démontre également l'importance de connaître le vrai nom de quelqu'un ou de quelque chose en Égypte antique.ΕIsis est dans ce mythe l'une des incarnations de Rê, comme le sont également Hathor, Bastet ou Sekhmet. Le texte commence par : « Isis était une femme intelligente [...] plus intelligente que les innombrables dieux [...] elle n'ignorait rien [de ce qu'il y avait] dans le ciel ou sur terre. ». Fille du dieu solaire, elle décida de chercher le nom secret de son père, celui que le démiurge avait reçu de ses parents, afin de s'apporter une puissance égale, et de se placer elle et son fils Horus parmi les dieux, à la suite du démiurge solaire. Mais Rê, voyageant sur son « bateau de millions d'années » vers l'horizon vieillissait et approchait de son déclin. Celui-ci refusant obstinément de révéler son nom, Isis prit le parti de le contraindre par la force et par la ruse. Le soleil affaiblit et déclinant, il ouvrit la bouche et laissa s'échapper de la salive qu'Isis s'empressa de récupérer. Elle la mélangea à de la terre, et usa de magie pour transformer la création en un serpent venimeux, qu'elle plaça sur le chemin qu'empruntait le dieu. C'est alors que Rê se fit mordre par le serpent et ressentit une grande douleur qui le fit pleurer. L'Énnéade entière accourut pour découvrir ce qui s'était produit. Le poison se répend dans les veines du dieu : « Vous les dieux que j'ai engendré... quelque chose de douloureux m'a attaqué, mais je ne connais pas sa nature. Je ne l'ai pas vu de mes yeux. Je ne l'ai pas créé de ma main... Il n'y a aucune agonie équivalente à ceci [cette douleur]. » Mais les dieux ne peuvent aider Rê par leur magie ou leur connaissance, et sont plongés dans un profond désespoir. La créature est resté terrée dans le sable, et nul ne sait l'identifier. Créature naît de magie, personne ne connaît son nom. Personne ne sait donc comment en guérir. Isis arriva alors, rassurant quelque peu le dieu de son agréable présence, bien qu'il tremblait, brûlait et perdait progressivement la vue. Isis promit alors d'utiliser sa magie, mais en échange Rê devrait lui révéler son nom de naissance, qui ferait d'elle une magicienne aussi puissante que lui. Mais le soleil n'envisage pas de faire connaître son vrai nom et s'essaye à fournir plusieurs de ses autres épithètes : « Créateur des cieux et de la terre ; Sculpteur [ou façonneur] des montagnes ; Créateur de l'eau de la grande inondation ; Celui qui a fait le taureau pour la vache afin d'initier le plaisir sexuel ; Contrôleur de l'inondation ; Khepri le matin ; Rê le midi ; Atoum le soir. » La tentative est veine, puisqu'Isis s'aperçoit que le nom secret ne figure pas dans cette énumération de noms. À mesure que la douleur augmente, Rê se résout à divulguer son nom secret, à la condition qu'elle seule et son fils Horus garde le secret. Hélas pour nous, le texte ne nous révèle pas le nom secret de Rê ! Les Égyptiens ont sans doute craint de le divulguer. Au lieu de cela, le texte nous indique le remède qu'Isis a offert à son père solaire, et qui peut guérir les piqûres et morsures venimeuses infligées aux hommes. Remonter
Imprimer cette entréeIthyphallique.
Égyptologie • Adjectif.Se dit des divinités humaines représentées le phallus en érection. Remonter
Imprimer cette entréeIymerou, Iymeru, Imerou.
Histoire • Nom propre.◊ Fils du vizir Ankhou. Il nous est connu grâce à une stèle au Musée du Caire (n° inv. CG 20690) et une statuette au Musée de Turin (n° inv. 1220). Il portait le titre de ḫpr-wsḫt.
◊ Fils d'Iymerou premier du nom. Une statue au Musée d'Heidelberg, sous le n° inv. 274, porte son nom.
◊ Fils du vizir et maire d'El-Kab Aÿ. Remonter
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