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Ankh, Croix de vie ankh

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De Gargouille à Gynécologie et obstétrique

Imprimer cette entréeGargouille.
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Gargouille
Gargouille sous l'aspect d'un lion au revers du temple de Dendérah.

Architecture • Nom commun.Élément d'architecture, très souvent zoomorphe (forme léonine et hathorique à Dendérah, forme léonine seule à Philae) servant à évacuer les eaux de pluie. Leur forme mythologique laisse entrevoir un rôle prophylactique. Remonter
Imprimer cette entréeGinger, Ginger mummy, Momie Ginger.
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Ginger, Ginger mummy, Momie Ginger
Détail de la chevelure sur le crâne de « Ginger », au British Museum.

Société • Nom propre.Surnom donné à une célèbre momie en raison de ses cheveux roux. Cette momie conservée au British Museum de Londres est l'une des plus anciennes momies qui nous soient parvenues, puisque datée aux environs de 3500 av. J.-C.. En position fœtale, la momie est totalement nue, et les chairs ont été desséchées par la seule action du sable et de la chaleur du désert. Elle est aujourd'hui présentée entourée d'objets de la même période, mais qui n'ont pas été retrouvés dans sa tombe. Des pierres entouraient à l'origine le corps pour éviter que la momie ne fut déterrée par un animal du désert. Remonter
Imprimer cette entréeGnomon.
Sciences • Nom commun.Instrument primitif de calcul du temps où un bâton (ou « style ») planté perpendiculairement dans le sol indique l'heure ou l'orientation à suivre par l'observation de l'ombre que projette le soleil. C'est le principe même du cadran solaire. Par extension, on appelle gnomonique l'art de la réalisation de cadran solaire. Remonter
Imprimer cette entréeGodron.
Architecture • Nom commun.Ornement creux ou saillant des chapiteaux des colonnes papyriformes. Les chapiteaux formés d'une corbeille godronnée évoquent les plants de papyrus. Remonter
Imprimer cette entréeGrève, Première grève de l'Histoire à Médinet Habou.
Société • Nom commun.Un papyrus surnommé « Papyrus de la Grève » indique, en l'an 29 du règne de Ramsès III (1187-1156 av. J.-C.), l'éclatement d'une grève au sein du village de Deir el-Médineh. Les ouvriers mécontents de ne pas voir arriver leur ravitaillement à temps, pratiquement 20 jours (2 décades) après la date de livraison habituelle, entament une grève de plusieurs jours. Pour la première fois, ils sortent du village et de la nécropole et se rendent en premier lieu au grand temple de Ramsès III — Médinet Habou — pour réclamer de la nourriture, puis se dirigent vers Deir el-Bahari où ils s'arrêtent derrière le temple de Thoutmosis III. Le lendemain, ils pénètrent dans l'enceinte du Ramesseum (le Temple de Millions d'Années de Ramsès II) pour y imposer leurs revendications, affolant le personnel du temple. Leur statut particulier de fonctionnaires royaux et la tâche qui leur était allouée expliquent la rapidité de réponse à leurs revendications. Cette grève dure alors deux mois, et de violentes altercations surviennent, notamment en accusant l'incompétence de l'administration. D'autres grèves de ce type interviendront par la suite dans les mois et années qui suivirent.
  • Deir el-Medinah, Textes, C. Orsi, sur le site des Deux Terres : http://2terres.hautesavoie.net/degypte/texte/delmedtx.htm.
  • Ramsès III, Histoire d'un règne, P. Grandet, Éditions Pygmalion, 1997, Paris.
  • Ramsès III, le pharaon du paradoxe, P. Grandet, in Égypte, Afrique & Orient, n°34, Paris, 2004.
  • La grève de Deir el-Medineh, mouvement social il y a 3200 ans, M.F. Brun-Cottan, in L'archéologue, Archéologie nouvelle 13, Paris, 1995, p. 31-34.
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Imprimer cette entréeGynécologie et obstétrique.
Sciences • Nom commun.Certains médecins mentionnés dans les papyri médicaux attestent du niveau de spécialisation des praticiens. Ainsi les « médecins des femmes », les gynécologues, pratiquaient au nom du dieu Min — dieu de la fertilité — au nom d'Hathor, également déesse de la fertilité, et au nom de la déesse Taouret (Touéris en grec) — déesse hippopotame qui protège la mère pendant la grossesse et l'accouchement. Celle-ci, souvent accompagnée du dieu nain Bès, est chargée de repousser les mauvais esprits pour que l'accouchement se passe correctement. En effet, cette croyance relève du constat du nombre de décès des mères porteuses avant, pendant, et après l'accouchement. Par ailleurs, avoir des enfants est un gage d'intégration sociale et de bonheur personnel pour les Égyptiennes. Elles ont semble-t-il en moyenne de 4 à 7 enfants.ΕLa mortalité infantile réside dans plusieurs facteurs : certaines maladies aujourd'hui curables ne l'étaient pas dans l'Antiquité. De fait l'enfant comme la mère pouvaient tomber gravement malades. Les mères n'avaient pas toutes accès à une nourriture suffisante pour assumer la grossesse. Le même problème se posait pour les mères qui se nourrissaient suffisamment, mais manquait de certaines vitamines. Lorsqu'une mère décède à l'accouchement, la famille nourrit le nouveau-né de lait de vache ou de chèvre. Dans le cas où elle ne peut subvenir à ce besoin, elle espère l'aide d'une autre mère nourricière. Enfin, les maladies résultant d'un vers parasitaire ou d'insectes sont nombreuses et causent le décès autant de la mère que de l'enfant, à l'accouchement ou au sevrage. À cela s'ajoutent les attaques d'animaux dangereux, tels que les scorpions et les crocodiles. Pour savoir qu'elle sera le sexe de l'enfant à naître, les médecins font pratiquer un test à la mère : « Placer de l'orge et du blé dans deux sacs de toile. Uriner dessus chaque jour. Si l'orge et le blé germent tous les deux ensemble, elle enfantera. Si c'est l'orge qui germe en premier, ce sera un garçon. Si c'est le blé ce sera une fille. S'ils ne germent pas, elle n'enfantera pas. » Ou encore, en colonne 3 du papyrus de Kahoun, ou « Papyrus gynécologique » (traduction d'après les travaux de Stephen Quirke) : « Un autre exemple. Vous devez placer un paquet d'oignons au bord du ventre (?) [...] ceci [...] là [...] [ky sp rdi.khr.k T3 n HDw r m ht [...].f im [...].s] Si vous le trouvez à l'intérieur, vous pouvez dire « elle donnera naissance ». [ir gmy.k sw im.f Dd.khr.k r.s iw.s r mst] Si vous ne le trouvez pas [... elle] ne [donnera jamais naissance]. [ir tm.k gm khnt.s [...] nn [ms.s r nHH]] » Le diagnostic est important, car semble-t-il, si l'enfant ne naît pas, l'époux peut demander le divorce. Lors de l'accouchement, on place à proximité de la femme enceinte des ivoires magiques et des amulettes afin de protéger « l'œuf ». On invoque le dieu bélier Khnoum pour se protéger : « Redoutez Khnoum, femmes enceintes, car c'est lui le dieu Chou [l'air] de la naissance qui ouvre les lèvres de l'organe féminin et assure la naissance en sa forme d'Amon ! » En d'autres termes, Khnoum, dieu créateur des hommes à partir de l'argile qu'il modèle, se transforme en air pour expulser le bébé en dehors du corps. Lors de l'accouchement, la parturiente s'accroupit et pose les pieds sur quatre briques rituelles, les mskhnt et laisse les sages-femmes procéder à l'accouchement. Le placenta est conservé pour la préparation de certains remèdes médicaux. Les femmes sont ensuite éloignées quatorze jours pour se purifier, car elles sont souillées de leur sang et considérés comme impures. Elle reviendront ensuite voir leur enfant. En dehors des considérations religieuses et magiques, une partie de la vision gynécologique de la médecine s'approchait de pratiques rationnelles. Ainsi dans les actes gynécologiques, les médecins avaient remarqué l'efficacité du miel. En outre au cours du XIVe siècle av. J.-C., on faisait usage pour quelque peu contrôler le nombre de naissances de « préservatifs » réalisés dans des vessies d'animaux. Certains papyri font mention de maladies que l'on a pu interpréter, par exemple le cancer, énoncé comme « maladie qui dévore les chairs » dans un des papyri Kahoun de la XIIe dynastie. Remonter
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