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Bebi

C

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De Cadrat à Cynocéphale

Imprimer cette entréeCadrat.
Écriture • Nom commun.Carré imaginaire dans lequel un ou plusieurs hiéroglyphes s'organisent (verticalement, horizontalement, par demi, tiers ou quart) pour former un groupe visuellement esthétique et homogène. Parfois orthographié quadrat. Remonter
Imprimer cette entréeCalame.
Écriture • Nom commun.Roseau dont l'extrémité est taillée en pointe, utilisé pour l'écriture. La plupart des calames de l'Égypte antique étaient trempés dans des godets d'encre (le plus souvent rouge et noire) diluée d'eau pour écrire sur les papyri et autres supports (ostraca, notamment). Le cœur évidé du roseau permet à l'encre d'y remonter par capillarité, et d'emporter une plus grande quantité d'encre. Remonter
Imprimer cette entréeCalendrier.
Société • Nom commun.Calqué sur le rythme des crues du Nil, le calendrier égyptien solaire est découpé en trois saisons (les ˁbd) de quatre mois chacune, chaque mois de 30 jours (htw) portant le nom d'un dieu. Ces noms remontent probablement au Moyen Empire et furent probablement utilisés pour la première fois dans la zone de Men Nefer, l'antique cité de Memphis. Plusieurs fêtes étaient célébrées durant ces mois. Au Nouvel Empire, les dénominations des mois changèrent pour correspondre aux fêtes célébrées à Ouaset (Thèbes). L'année (rnpt) se découpe donc ainsi : Akhet (de « wˁkh », inonder), l'inondation, la crue, de juin à octobre ; Peret (de « prt », sortir), les semailles, de novembre à février ; Chemou, ou Shemou (de « šhmw », sécheresse), la moisson, la récolte, de mars à juin. ΕPour former une année solaire exacte de 365 jours 1/4, les Égyptiens ont adjoint cinq jours dits « jours épagomènes ». Deux calendriers égyptiens étaient en vigueur dans l'Égypte pharaonique. Le premier était basé sur le cycle lunaire, et uniquement utilisé par les prêtres dans le but de définir les dates des grandes fêtes religieuses. Le second, solaire, était le reflet des trois saisons définies par les crues du Nil. Ce calendrier nilotique, à quelques détails près, correspond au rythme des jours du calendrier grégorien que l'on connaît aujourd'hui. Aux périodes les plus reculées, avant le IVe millénaire, les anciens Égyptiens utilisaient un calendrier lunaire de 354 jours, soit 11 jours de moins que le calendrier solaire. Chaque mois est alors constitué alternativement de 29 et 30 jours. Tous les 32 ou 33 ans, ce calendrier lunaire coïncidait avec le calendrier solaire. C'est sans doute au cours de la IIIe dynastie, vers 2800 av. J.-C. sous le règne du roi Djéser qu'un calendrier fixe a été adopté, basé sur l'apparition annuelle de l'étoile sptsopet, sothis en grec, appelée aujourd'hui Sirius de la constellation du Grand Chien — en même temps que le soleil à l'horizon, au moment de la crue du Nil. Le « calendrier d'Élephantine » conservé au Louvre, et découvert par l'égyptologue Auguste Mariette, mentionne précisément une date de réapparition de sothis, le 3e mois de la saison des moissons, 28e jour.

Planche : Les saisons et le calendrier nilotique

Voir aussi : Épagomènes, jours.

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Imprimer cette entréeCanopes, Vases canopes.
Société • Nom propre.Récipients ou vases, le plus souvent au nombre de quatre, de taille identique, renfermant les viscères du défunt. Le terme « urne » est d'ailleurs plus approprié, puisqu'il s'agit d'y placer les viscères à des fins de conservation et de protection (L'exemple actuel de conservation de cendres d'un défunt incinéré dans une urne rejoint ce vocabulaire.). L'expression égyptienne est kbw n(y).wt.ΕÀ l'origine simple urne à couvercle, les canopes sont par la suite refermés par une effigie humaine (jusqu'à l'époque amarnienne), puis revêtent la forme la plus répandue qu'on leur connaît aujourd'hui : le fonctionnement du foie, des poumons, de l'estomac et des intestins est assuré par quatre génies, anthropomorphe ou zoomorphes, appelés fils d'Horus, ou plus précisément les quatre enfants d'Horus, dont chacun des quatre vases canopes porte une effigie : Amset à tête d'homme, Douamoutef à tête de chacal ou de chien, Hâpi à tête de babouin et Qebehsenouf (Qebesenouf ou Kebehsenouf) à tête de faucon. L'origine du terme « canope » est encore discutée. Les antiquaires du XIXe siècle ainsi que le jésuite Athanasius Kircher (XVIIe siècle) auraient emprunté ce nom à tort en reconnaissant sous les traits d'Osiris le pilote de Ménélas, nommé Canope (Canopos en grec), vénéré à Pegouti par les Grecs. Le dieu était en ce lieu vénéré comme une représentation de l'Osiris en forme de jarre et à tête humaine. D'aucuns supposent qu'il était l'amiral de la flotte mythologique qui emmena Osiris et son épouse Isis jusqu'en Inde. Satisfaits des services rendus, ces derniers incorporèrent Canope au panthéon égyptien. D'autres voient en ce mot une simple étymologie reprenant le nom de la ville de Canope, en Basse-Égypte : dans la pratique du culte d'Osiris, on employait des récipients en terre surmontés d'un couvercle anthropomorphique. Les témoignages les plus anciens sont ceux des canopes présents dans la tombe de Khufu (Kheops, pharaon de l'Ancien Empire sous la IVe dynastie). Toutefois l'utilisation systématique n'est attestée que depuis le Moyen Empire (2040-1786 av. J.-C.), et plus souvent les organes étaient auparavant disposés aux côtés du corps, parfois emmaillotés de bandelettes, ou simplement conservés par le défunt. À la Basse Époque, les viscères sont emmaillotés, puis replacés dans la dépouille. Des vases canopes purement figuratifs, ne renfermant plus les viscères, sont placés aux abords du défunt, conservant leurs valeurs « magiques » et spirituelles. Les viscères peuvent également prendre place dans des coffrets en bois. Les canopes étaient intrinsèquement reliés par leur « pouvoir » protecteur et divin, leur association avec une déesse et un point cardinal, ainsi qu'avec un « principe » du corps du défunt. Le foie est conservé dans le vase à tête humaine du génie et dieu Amset, lié au Sud, à sa correspondante Isis et au ka du défunt. Les poumons dans l'urne à tête de babouin du dieu Api (ou Hâpi) représente le Nord et se lie à Nephthys et à l'ib (le cœur) du défunt. L'estomac dans le canope à tête de chien ou chacal Douamoutef pointe à l'Est et est associé à la déesse Neith et au ba du défunt. Enfin, le canope à tête de faucon Qebehsenouf, renferme les intestins. La déesse scorpion Selket (ou Selkis en grec) lui est associée. Il est l'Ouest et protège le sa (ou sahu) du défunt. Leurs représentations et leur rôle ne sont cependant pas figés. Amset annonce la victoire finale de son père Horus sur Seth en se transformant en vent du Sud. Respectivement comme vent du Nord et de l'Est, Api et Douamoutef peuvent apparaître sous forme d'oiseau. Nés d'une fleur de Lotus, les quatre fils d'Horus sont les âmes du dieu. Repêchés des eaux du Noun — l'océan primordial — par Sobek sur ordre de Rê, ils auraient reçu d'Anubis leurs attributs funéraires. Dans le Livre des morts, ils forment avec trois autres génies la suite d'Anubis qui veille sur le cadavre d'Osiris. On les retrouve dans la célèbre scène de la psychostasie (la « pesée du cœur ») sur une fleur de lotus, devant Osiris. La découverte de la tombe de Toutankhamon par Howard Carter a fourni un exemplaire unique d'une chapelle carrée, plus haute que large, couverte d'or, et renfermant un somptueux tabernacle contenant les vases canopes. Cette chapelle est surmontée d'un dais et d'une frise d'uræi protecteurs, ainsi que d'une seconde frise de cobras de taille inférieure courant sur le sommet du coffre. Sur chaque face de la chapelle prennent place les déesses Isis, Nephtys, Neith et Selkis, enserrées dans une robe-fourreau aux larges emmanchures, tournées vers l'intérieur de l'objet auquel elles vouent une vigilance attentive. Remonter
Imprimer cette entréeCanthare.
Arts • Nom commun.Récipient servant principalement à la boisson, mesurant généralement une quinzaine de centimètres de haut. Ce vase profond reposant sur un petit pied évasé est agrémenté de deux grandes anses, dépassant généralement le bord supérieur du vase.
  • Typologie de la céramique grecque, in Wikipédia, à voir en ligne : Voir le site
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Imprimer cette entréeCardinaux, Points cardinaux.
Géographie • Nom commun.Les points cardinaux, hérités chez les anciens Égyptiens de la constation de l'écoulement du Nil (Sud/Nord) et de la course du soleil (Est/Ouest), servent à établir la position des temples, à calculer la position des étoiles, mais aussi à définir bien d'autres choses : tout comme les vents peuvent venir de quatre directions, les peuples viennent du Nord (les Égyptiens), du Sud (les Nubiens), de l'Est (les « Asiatiques ») et de l'Ouest (les Libyens) ; les canopes sont associés à chacun des points cardinaux, tout comme les déesses qui ornent les sarcophages royaux.ΕNotion fondamentale de la pensée égyptienne, là où Jean-François Champollion s'était d'ailleurs trompé, le Nord est pour les anciens Égyptiens vers la source du Nil, c'est-à-dire au Sud. Ils considèrent la rive Ouest de Thèbes comme le côté droit du Nil. C'est le même principe pour la position de la Basse-Égypte au Nord, et de la Haute-Égypte au Sud, qui suit le cours du Nil se jetant dans la Méditerranée. Remonter
Imprimer cette entréeCartonnage.
Égyptologie • Nom commun.Matériau utilisé dans la confection des enveloppes de momies.ΕLe cartonnage est obtenu par le mélange de papyrus ou de tissus mêlés à du plâtre. Humide, la mixture est aisément modelable. Une fois sec, le cartonnage est enduit et peut être peint et découpé. Il est d'usage de désigner également comme « cartonnage » les éléments constitués de la même matière qui viennent couvrir la momie. Remonter
Imprimer cette entréeCartouche.
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Cartouche
Les cartouches de Téti, pharaon de l'Ancien Empire, sur une stèle au Musée du Louvre.

Écriture • Nom commun.Dans l'écriture, forme oblongue terminée par une barre verticale à l'une des extrémités et encerclant les noms de « Roi de Haute et Basse-Égypte » et « Fils de Rê » du souverain.ΕLe cartouche symbolise une corde nouée en un point et représente l'univers. Sa forme basique est, en effet, un cercle adjoint à un « bâton » sur le côté. On peut y voir la notion de cycles chère aux Égyptiens. À la lumière de nos connaissances actuelles, il semble que le premier spécimen de cartouche date de l'avant-dernier roi de la IIIe dynastie, sous l'Ancien Empire.

Voir aussi : Serekh.

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Imprimer cette entréeCauris.
Zoologie • Nom commun.Coquillage gastéropode, de son nom latin Cypraea moneta. Les Égyptiens leur prêtaient des vertus apotropaïques. De surcroît, ils les utilisaient comme amulette chargée de protéger du mauvais sort : leur forme rappelle celle d'un œil grand ouvert et vigilant. Ce rôle fut ensuite dévolu à l'œil-Oudjat.

Voir aussi : Oudjat, Œil-oudjat.

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Imprimer cette entréeCella.
Architecture • Nom commun.Partie la plus profonde du temple où réside la statue divine. La cella est appelée « siège vénérable » par les Égyptiens. Remonter
Imprimer cette entréeCénotaphe.
Architecture • Nom commun.Tombeau laissé vide suite à l'inhumation du défunt à un emplacement différent. Certains scientifiques désignent comme cénotaphes les tombes en Abydos de rois de la Ie dynastie dont la dépouille reposerait dans d'autres mastabas à Saqqarah. Remonter
Imprimer cette entréeCercueil.
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Cercueil
Couvercle du cercueil de Maseharti. XXIe dynastie. Bois stuqué et peint. Musée de la momification de Louxor.

Société • Nom commun.Réceptacle de bois, d'abord de forme rectangulaire, puis anthropomorphe. Les cercueils seront également destinés en Égypte antique aux animaux, mais aussi aux enfants mort-nés ou aux fœtus.ΕDans la préparation du voyage du défunt dans l'au-delà, le sarcophage joue un rôle prépondérant. Les rites de la mise au tombeau témoignent de cette importance, et le mort ne sera pas inhumé avant les différentes étapes qui lui rendront ses capacités de vivant. Dès la période thinite (vers 3100-2700 av. J.-C.) des cercueils de bois, de terre cuite, d'argile ou de vannerie apparaissent. Manuela Gander précise l'importance de différencier de nos jours le sarcophage, de pierre, et le cercueil, de bois, dont le nom krs en égyptien hiéroglyphique est la traduction.
  • À propos des cercueils du Moyen Empire, M. Gander, in Égypte, Afrique & Orient », n°31, Paris, Octobre 2003.
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Imprimer cette entréeChadouf, Shadouf.
Société • Nom commun.Mécanisme utilisé depuis le Nouvel Empire — et encore aujourd'hui — pour puiser de l'eau située en contrebas de la partie à irriguer. Le chadouf est composé d'une poutre de bois fixée par le centre sur un axe horizontal. La première extrémité de la poutre est munie d'une corde ainsi que d'un récipient pour l'eau, tandis que l'autre extrémité est dotée d'un contrepoids. Remonter
Imprimer cette entréeChaï, Chai, Shaï, Shai.
Mythologie • Nom propre.Dieu ophiocéphale, parfois représenté en tant qu'homme, ou sous la forme d'une brique surmontée d'une tête — lorsqu'il est associé à la déesse Meskhenet — et plus rarement sous la forme d'une chèvre.ΕChaï apparaît dans les textes à partir de la XVIIIe dynastie, notamment dans les scènes de psychostasie des livres funéraires, où il est la personnification du destin, de la fortune, qu'elle soit positive ou négative. C'est en quelque sorte sa présence qui définit l'issue de la pesée du cœur. Conjointement avec Âhâ-nefer, Mehen, Nehebkaou et Ouadjedj, il assure la pérennité de l'Égypte dans sa subsistance nourricière : ces « bons démons » (agathodaimôn en grec) assurent la fertilité des terres en tant que génies du grain et veillent aux cycles de l'éternelle renaissance. Pendant la période ptolémaïque, Chaï sera assimilé au dieu alexandrin de la fortune portant ce même nom : Agathodaimôn. À la fois dieu des récoltes, de la vigne, et de toutes les notions liées à la fertilité et à la fécondité — où il est associé à la déesse ophiocéphale Renenoutet —, Chaï fait partie des processions de dieux serpents nourriciers se déplaçant en couple et porteurs d'offrandes sur les murs des temples. Chaï fut également associé au Nouvel Empire à la déesse Shepset, une déesse mineure principalement adorée à Memphis. Remonter
Imprimer cette entréeChaise, Tabouret.
Société • Nom commun.Les chaises gardent un style quasi immuable et ont déjà l'apparence que nous leur connaissons aujourd'hui. Le style est minimaliste quant à la conception, mais recherché et raffiné dans la décoration. L'assise de bois et son dossier ne sont certes pas confortables, mais des coussins étaient ajoutés pour améliorer le confort du meuble, et certaines chaises et certains tabourets étaient déjà réalisés en tressage. Les fauteuils sont agrémentés d'accoudoirs prolongés à l'avant par des représentations humaines ou animales (têtes de femmes, d'esclaves, de serpents, etc.).ΕLe mobilier s'avère de manière globale plus bas que notre mobilier moderne. Les Égyptiens utilisent les chaises, fauteuils et divans lors de réceptions, de repas, et s'assoient parfois à même sol. Aux abords se trouvent des guéridons et tables pour accueillir les mets et boissons. Lors des déplacements, les scribes ou les artisans peuvent emmener un petit tabouret pliant qu'ils utilisent volontiers le temps d'accomplir leur devoir d'archivage, de consignation ou même pour se reposer un instant.

Voir aussi : Bois.

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Imprimer cette entréeChantourner.
Arts • Verbe.Tailler, évider, découper une pièce en suivant un profil. Remonter
Imprimer cette entréeChapelle.
Architecture • Nom commun.Durant l'Ancien Empire, la chappelle est le lieu d'un mastaba où se déroule le culte rendu au défunt : on y trouve la stèle fausse-porte et la table d'offrandes nécessaires au culte. Remonter
Imprimer cette entréeChapelle reposoir, kiosque.
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Chapelle reposoir, kiosque
Au second plan, le « Kiosque de Trajan », la chapelle reposoir de barque de l'île de Philae.

Architecture • Nom commun.Construction accueillant la ou les barques divines lors de leur procession à travers le temple. Leur architecture varie fortement suivant les périodes et les lieux : à Philae, la chapelle reposoir la plus célèbre est le « kiosque de Trajan ». Remonter
Imprimer cette entréeChâteau de Millions d'Années, Temple de Millions d'Années.
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Château de Millions d'Années, Temple de Millions d'Années
Colosses dans la première cour du Ramesseum, le Château de Millions d'Années de Ramsès II.

Architecture • Nom commun.Ensemble monumental de grande importance constitué de temples, de palais, de magasins, de chapelles, érigé par les pharaons des XVIIIe, XIXe et XXe dynasties sur la rive Ouest de Thèbes.ΕAppelé à tort « temple funéraire », il s'agit en réalité d'un ensemble voué au roi de son vivant, en comparaison au temple de Karnak dédié à Amon sur l'autre rive. Certains de ces temples nous sont connus par leur nom moderne, tel l'amenophium d'Aménophis III (en réalité dénommé « Neb-Maât-Rê à l'occident de Thèbes ») ou le Ramesseum de Ramsès II (nom donné par Jean-François Champollion au « Château de millions d'années d'Ousermaâtrê Setepenrê qui s'unit à Thèbes dans le Domaine d'Amon, à l'Occident ». Quant à celui de Séthy Ier à Gournah, il se dénommait « Le temple glorieux de Séthy Mérenptah dans le domaine d'Amon qui réside à l'Ouest de Thèbes ». Remonter
Imprimer cette entréeChauve-souris.
Zoologie • Nom commun.Jacques-Joseph Champollion-Figeac nous apprend dans son ouvrage « Égypte ancienne » issu de « L'Univers, ou Histoire et description de tous les peuples, de leurs religions, mœurs, coutumes, etc. » que les chauves-souris sont très nombreuses en Égypte, réparties essentiellement en huit espèces, et dont l'une d'elles dénommée roussette « est susceptible d'éducation » — Tables des Matières, p 483. Remonter
Imprimer cette entréeChed.
Mythologie • Nom propre.Dieu enfant, ou jeune homme portant la mèche de l'enfance et l'uraeus, dont le nom signifie « le sauveur ». ΕApparu au Nouvel Empire, ce dieu armé d'un arc et chassant les animaux du désert a été par la suite assimilé à l'Horus enfant (une forme d'Harpocrate ou d'Harsomtous), fils d'Isis et d'Osiris. C'est sous cette forme que le dieu Ched figure le plus souvent dans les représentations des stèles d'« Horus sur les crocodiles ». Remonter
Imprimer cette entréeChemins, Livre des Deux Chemins.
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Chemins, Livre des Deux Chemins
Livre des Deux Chemins au fond du sarcophage de Goua, au British Museum.

Littérature • Nom commun.Livre funéraire.ΕLe Livre des Deux Chemins se présente comme beaucoup d'autres livres funéraires comme un guide de l'au-delà à l'usage du défunt, dans la continuité des Textes des Pyramides. Le livre, le plus ancien que nous connaissons à ce jour, se compose d'une cartographie mythologique de l'au-delà, notamment représentée par deux chemins parallèles, l'un sur terre et l'autre sur l'eau. Certains supposent que le livre fut originellement le Guide des chemins de Rosetaou. Le Livre des Deux Chemins est divisé par les égyptologues en quatre ou neuf sections, pouvant comporter de 1029 à 1130 formules pour la version courte, et de 1131 à 1185 formules pour la version longue. Il y est indiqué le nom des habitants qui peuplent le monde souterrain, mais également les formules pour se protéger des dangers et obstacles que le défunt rencontrera lors de son périple nocturne. Bien qu'il existe différentes versions du Livre des Deux Chemins, le texte et l'iconographie peints sur le fond des sarcophages du Moyen Empire (aux environs de 2000 à 1600 av. J.-C.) vise généralement à amener le défunt jusqu'au dieu solaire Rê, l'aboutissement du voyage nocturne. On en retrouve aujourd'hui des exemplaires intéressants, notamment au Musée du Caire (cercueil de Sepi) ou au British Museum, où se trouve le cercueil de Goua, probablement découvert dans le cimetière de Dachour ou Licht, décoré des Textes des Cercueils (Textes des sarcophages) et plus particulièrement du Livre des Deux Chemins qui en est extrait. Remonter
Imprimer cette entréeChemou, Shemou.
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Chemou, Shemou
Mention du mois de Chemou sur une stèle dédiée au taureau Apis sous le règne d'Apriès. Calcaire. Musée du Louvre, n° inv. N405.

Sciences • Nom commun.L'une des trois saisons du calendrier nilotique.

Voir aussi : Calendrier.

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Imprimer cette entréeChesmou.
Mythologie • Nom propre.Dieu léonin ou anthropomorphe, présent dans les représentations des « laboratoires » des temples, également divinité du cellier et du pressoir, associée aux offrandes liquides — vin, huiles, onguents et parfums — dont il porte les jarres dans les bras. Les liquides obtenus sont remis aux dieux et aux hommes pour accomplir les rites funéraires. Remonter
Imprimer cette entréeChirurgicaux, Relief des instruments chirurgicaux.
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Chirurgicaux, Relief des instruments chirurgicaux
À gauche Isis et Nephthys sur les briques d'accouchement et au centre la table où reposent les instruments.

Arts • Nom commun.Scène dépeinte sur le mur d'enceinte du temple de Kom-Ombo représentant une table couverte d'instruments chirurgicaux ainsi que de scènes d'offrandes et d'accouchements rituels.ΕLe mur d'enceinte à Kom-Ombo devait auparavant entourer entièrement le temple, sans laisser la façade du temple dégagée face au Nil. À cette même extrémité se trouve une porte érigée sous Ptolémée XII, à laquelle on accédait par un escalier. C'est sur ce mur en grès que sont représentées des scènes originales et étonnantes : on y trouve l'empereur Trajan agenouillé face à un ensemble d'instruments chirurgicaux, derrière lesquels subsiste la partie basse d'une figuration d'Imhotep divinisé. Cette scène fait écho à une légende entourant Haroëris : chargé par Rê de lutter contre ses ennemis, Haroëris a le lourd handicap d'avoir un œil représentant la lune, et l'autre le soleil. Lorsque ceux-ci deviennent invisibles, le faucon aveugle, devenu « Celui qui n'a pas d'yeux », continue de combattre, et extermine autant les conspirateurs que les autres divinités. L'équilibre de l'univers, la Maât, est mis en péril par sa faute, et engendre une lutte effrénée contre les forces du chaos. Pour pallier ce sort tragique et prévenir tous risques, les prêtres du temple de Kom-Ombo ont fait représenter une liste d'instruments chirurgicaux sur les parois du temple, utiles à guérir le maladroit et malheureux dieu. La liste est intéressante : on y trouve des scalpels, des éponges, des tenailles, des ciseaux, des récipients de tous types, des cuillers, des crochets, des rouleaux de papyrus, etc.. Juste devant prennent place les deux déesses Isis et Nephthys sur les pierres d'accouchement. Remonter
Imprimer cette entréeChirurgie.
Sciences • Nom commun.Un grand nombre d'interventions d'ordre chirurgical, de plus ou moins grande importance, sont attestées par les sources antiques. Les médecins peuvent intervenir pour les opérations rituelles (la circoncision : on sait peu de chose sur la pratique de cette opération. Néanmoins, certains garçons étaient circoncis dans le but de purifier le corps avant l'accession sacerdotale. Il est possible que l'excision était également pratiquée.), les opérations mineures (extraction de dard et d'épines, soins des morsures, suture des plaies, attelles pour les fractures, blessures de guerre...) et pour d'autres opérations importantes : trépanation, dont on dénombre aujourd'hui quatorze interventions qui auraient amené partiellement ou totalement la guérison, opération des yeux — cataracte —, amputations — post-traumatiques ou punitives —, etc.. L'usage du terme « cerveau » en temps que tel apparaît pour la première fois en Égypte et attesté par le papyrus Edwin Smith.
  • Der chirurgische Teil des Papyrus Ebers, B. Ebbell, in « Acta Orientalia #7 », 1929, pages 1-47.
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Imprimer cette entréeChoachyte.
Société • Nom commun.Personne — souvent de la prêtrise — en charge de l'exécution des cérémonies du départ du défunt vers sa dernière demeure. Remonter
Imprimer cette entréeChronologie, Problème de chronologie.
Histoire • Nom commun.L'idée que nous nous faisons aujourd'hui de l'Histoire égyptienne est très éloignée d'une actuelle triste vérité : on sait bien peu de choses sur les rois de l'Égypte antique, et certaines périodes sont encore totalement méconnues. Le classement original en trois empires (Ancien, Moyen et Nouvel Empire), intercalés de trois périodes intermédiaires, basé également sur les dynasties énoncées par l'historien antique Manéthon, ou encore les dires d'Hérodote, ne reflète qu'imparfaitement ce que fut sans doute l'Histoire de l'Égypte antique. Il a fallu aux égyptologues user de ruses pour offrir un nom aux Dynasties 0 et 00 ; il leur a fallu du temps pour recoller les pièces d'un puzzle complexe, où des dynasties se chevauchent, où de malheureux souverains ne régnèrent que quelques années, quelques mois, voire quelques jours, où les temps furent si incertains que l'Histoire en a oublié les évènements et les dates. Nulle chronologie de l'Égypte antique ne saurait donc être parfaite.ΕIl existe plusieurs exemples de « Listes de Rois », sorte de frises pseudo-chronologiques où se suivent les cartouches des pharaons de l'Ancien Empire jusqu'à la date de création de la liste. Cependant, même en les recoupant, certains rois dont on connaît aujourd'hui l'existence manquent toujours à ces listes. Oubli et/ou volonté, les lacunes de ces listes n'en font pas des sources irréprochables pour l'égyptologue et l'historien. Remonter
Imprimer cette entréeClepsydre.
Société • Nom commun.Mot issu du grec klepsidra désignant une « horloge » à eau ou « sablier » à eau.ΕLes clepsydres seraient apparues en Égypte vers 1600 av. J.-C.. Le plus ancien exemplaire de clepsydre que l'on connaisse est justement égyptien. Découverte à Karnak en 1904 et aujourd'hui conservée au Musée du Caire, la clepsydre est datée du règne d'Aménophis III, vers 1400 av. J.-C.. Cette clepsydre est constituée d'un simple récipient conique percé d'un orifice à la base. Alors que l'eau s'écoule par cet orifice, la mesure du temps s'effectue en lisant les graduations se trouvant à l'intérieur du bol. La précision du calcul serait de l'ordre de cinq à dix minutes — un exploit pour l'époque ! Remonter
Imprimer cette entréeCoffre, Coffret, Étagère.
Société • Nom commun.Les Égyptiens font fréquemment usage de coffres et coffrets, du plus petit pour contenir des produits de beauté, du matériel de scribe ou des bijoux, jusqu'au plus grand, pour toutes sortes d'objets, dont, par exemple, les vêtements. La décoration est composée d'un motif géométrique ou floral. La partie supérieure peut être plate, bombée, ou à deux pans. Certains coffrets s'ouvrent à l'aide d'une ou plusieurs charnières, tandis que d'autres utilisent un système astucieux de « glissière » où le couvercle doit être glissé à l'horizontale à l'aide d'un bouton pour être ouvert. Pour les plus aisés, et pour le roi et la famille royale, des coffrets beaucoup plus originaux étaient conçus : certains adoptent une forme de cartouche, et beaucoup sont recouverts de feuilles d'or, réalisés en bois précieux (ébène, notamment) ou incrustés de pierres et d'ivoire. Les scribes ont quant à eux recourt à des « étagères » pour entreposer leurs nombreux rouleaux de papyrus.

Voir aussi : Bois.

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Imprimer cette entréeColonne, Fût de colonne.
Architecture • Nom commun.Partie principale des colonnes, comprise entre la base et le chapiteau. La forme du fût et de la colonne en général a fortement évolué depuis le fût droit, en passant par la forme évasée vers la base, les « colonnes-boudins » ou encore les colonnes fasciculées. Remonter
Imprimer cette entréeComput.
Histoire • Nom commun.Terme désignant le calcul effectué dans le calendrier pour indiquer les dates des fêtes mobiles, non fixées à une date. En égyptologie, le comput désigne le décompte du temps en fonction des trois saisons et des règnes des rois. En effet, les Égyptiens comptaient en commençant au début du règne du roi successeur : l'an 1 du règne du roi de Haute et Basse-Égypte, etc.. ΕAu Moyen Empire, même si l'année est déjà entamée, l'an 1 du roi ne durera que jusqu'à la fin de la troisième saison, et son an 2 commencera le jour de l'an. A contrario, au Nouvel Empire, l'an 1 du roi commence à la mort de son successeur, quelle que soit la date, et s'en retrouve donc parfois décalé par rapport aux saisons. Remonter
Imprimer cette entréeCône funéraire.
Égyptologie • Nom commun.Objet réalisé en terre cuite, de dimension variable, adoptant une forme conique terminée par une face plate inscrite par estampage des titres et nom du propriétaire de la tombe. L'inscription de ces informations sur la face visible du cône participe à la reconnaissance du défunt après sa mort, et perpétue son souvenir éternellement. Placés sur la façade des tombes, les cônes recevaient chaque matin les rayons solaires bénéfiques au défunt.ΕL'objet a longtemps été conservé dans les réserves des musées plutôt que sur les étagères des vitrines, avant que l'on en découvre la signification et l'utilisation. La plupart de ces cônes sont réalisés à la main, tandis que certains rares exemplaires présentent des traces concentriques, témoignant sans aucun doute de l'utilisation d'un tour de potier. Réalisés en terre cuite, leur couleur varie beaucoup, du rouge, à l'orange, au jaune et au noir. L'utilisation des cônes funéraires est attestée au Moyen Empire avec des objets de formes coniques dont la base circulaire ne comporte pas de textes en hiéroglyphes. A contrario, les cônes funéraires du Nouvel Empire comportent tous une estampille, indiquant les titres et noms du propriétaire de la tombe. À ce propos, des cônes portent la mention d'Osiris et/ou de « juste de voix », « justifié », tandis que d'autres se contentent d'énumérer les titres suivi du nom, sans mention « funéraire ». L'estampille est appliquée à l'aide d'une matrice creusée, réalisée probablement en pierre ou en bois. L'appellation de cônes funéraires reste encore discutée, puisque, hormis le fait qu'ils étaient placés en façade des tombes, on ne possède aucune source indiquant leur origine et leur valeur symbolique ou réelle. Pendant longtemps on a supposé que ces cônes reprenaient la forme du pain « di », que l'on retrouve dans les formules d'offrandes « offrandes faites par le roi à N » (dj n(y)-sw.t ḥtp) ; à la lumière de découvertes somme toute récentes cette théorie a été écartée, ne serait-ce qu'à la lecture des textes qui y figurent, bien que certaines esampilles présentent un personnage agenouillé en offrande, et à la représentation picturale de ces cônes dans certaines tombes de particulier. Ces objets sont plus probablement des éléments décoratifs, symbolisation des poutres qui soutenaient le toit des habitations et qui dépassaient de la façade, et ceci au moins à partir de la fin de la XVIIe dynastie et pendant la XVIIIe dynastie — et dans une moindre mesure à l'époque ramesside, excepté sous le règne de Ramsès II. La plupart des cônes documentés ont été recensés en Moyenne et Haute-Égypte (surtout à Thèbes), ainsi que sur quelques sites de Nubie. En ce qui concerne les cônes retrouvés dans les sites de la montagne thébaine, la plupart étaient dispersés, plus ou moins éloignés de la tombe de leur propriétaire originel. Assurément ces cônes étaient réservés à une certaine classe sociale, tels qu'en témoignent les titres inscrits : surintendant, responsable, chef, fils du roi, etc.. Le rassemblement des cônes d'un même personnage permet parfois d'établir la liste de l'ensemble de ses fonctions ainsi qu'une prosopographie familiale, ou de filiation. Un travail de croisement entre les tombes thébaines numérotées et identifiées par Porter et Moss et un corpus des cônes funéraires établi par Davies a servi à mettre un nom sur les propriétaires de certaines tombes, notamment à Deir el-Médineh.
  • A Corpus of Inscribed Egyptian Funerary Cones, Part I, Plates, N. de G. Davies & M. F. Macadam. Oxford 1957.
  • Funerary cones, K. Zenihiro. À voir en ligne : Voir le site
  • Friesziegel in Grabbauten, L. Borchardt, O. Königsberger & H. Ricke. Zeitschrift für Ägyptische Sprache und Altertumskunde 70. Leipzig, 1934.
  • The Egyptian Expedition, H. Winlock. New York, 1928.
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Imprimer cette entréeCopte.
Histoire • Nom commun et adjectif.Terme désignant à la fois les chrétiens d'Égypte — d'après la racine arabe du nom grec des Égyptiens —, leur langue et leur écriture issue du grec et complétée de sept signes empruntés au démotique. Remonter
Imprimer cette entréeCorniche.
Architecture • Nom commun.Élément d'architecture surmontant les hautes portes des temples ou d'autres constructions. La corniche présente une gorge à 90° vers le bas, décorée de motifs et parfois agrémentée du disque solaire ailé, le Behedet. Remonter
Imprimer cette entréeCoudée.
Égyptologie • Nom commun.L'une des unités de mesure utilisée durant l'antiquité égyptienne. Il s'agit d'une unité de longueur équivalant à environ 52,5 centimètres. Remonter
Imprimer cette entréeCouloir mystérieux.
Architecture • Nom commun.Couloir entourant le sanctuaire dans certains temples ptolémaïques. Remonter
Imprimer cette entréeCour de libation.
Architecture • Nom commun.Grande cour fermée par deux portiques à l'Est et à l'Ouest, par le pylône au Sud et par la façade de la salle hypostyle au Nord. Remonter
Imprimer cette entréeCriosphinx.
Égyptologie • Nom commun.Sphinx à tête de bélier et à corps de lion. Remonter
Imprimer cette entréeCrocodilocéphale.
Égyptologie • Adjectif.À tête de crocodile. Il existe des formes crocodilocéphales de divinités anthropomorphes, mais également des sphinx crocodilocéphales. En 2008, les fouilles menées derrière les « Colosses de Memnon », sur le site du temple d'Aménophis III, ont mis au jour plusieurs sphinx crocodilocéphales. Remonter
Imprimer cette entréeCrotales.
Société • Nom commun.Instrument de musique idiophone pouvant être assimilé à des castagnettes. Nos orchestres symphoniques contemporains ont toujours recourt à cet instrument. Remonter
Imprimer cette entréeCrypte.
Architecture • Nom commun.Dans les temples d'époque tardive, construction aménagée à l'intérieur des murs, sous la forme d'un réduit assez long accueillant des objets sacrés, des statuettes, des emblèmes prophylactiques. L'un des exemples les plus troublants est la crypte du temple de Dendérah, à la fois étroite et longue, couverte de représentations mythologiques. Remonter
Imprimer cette entréeCursif, Écriture cursive.
Écriture • Nom commun.Écriture simplifiée et manuelle, généralement rédigée de droite à gauche.ΕAux côtés des hiéroglyphes utilisés comme écriture monumentale naît un système hiéroglyphique cursif. Dès l'Ancien Empire apparaît une autre écriture cursive dénommée « hiératique », beaucoup plus efficace dans la rédaction d'écrits sur des supports tels que le papyrus, les ostraca, les tablettes de cire, etc.. Vers 1070 av. J.-C., le hiératique devient une écriture cursive sacrée. En parallèle va se développer vers 715 av. J.-C. une seconde écriture cursive, le démotique. Cette écriture — contrairement au hiératique — est si simplifiée qu'elle en devient sténographique. Elle sera de fait l'écriture de l'administration et de la vie courante. Remonter
Imprimer cette entréeCynocéphale.
Égyptologie • Adjectif.À tête de chien. Il existe des formes cynocéphales de divinités anthropomorphes, mais également des sphinx cynocéphales. On retiendra l'exemple de la grande quantité de sphinx cynocéphales du temple de Merenptah sur la rive Ouest de Thèbes. Remonter
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