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Dynastie, VIIe dynastie

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A

Akhetaton, Akhet-Aton, Akhet-Iten.
Géographie • Nom propre.Nom antique de la capitale d'Amenhotep IV-Akhenaton, aujourd'hui appelée Amarna, de son nom complet « Tell el-Amarna ». L'antique cité que fit ériger Akhénaton en l'an 4 de son règne est aujourd'hui appelée Amarna, ou El-Amarna, du nom des « gens de la tribu d'Amran [ou Amane] » qui occupèrent le site pendant un temps. L'appellation Tell el-Amarna est quant à elle erronée d'un point de vue toponymique. Akhetaton signifie littéralement « l'Horizon d'Aton », un nom tout trouvé pour symboliser le changement religieux et politique de la période amarnienne. Le territoire, situé entre Thèbes et Memphis, est délimité sur trois côtés par un hémicycle de douze kilomètres de falaises (une partie de la chaîne arabique) et sur le dernier côté par le Nil. Quatorze stèles frontières délimitant la cité ont été érigées entre l'an 6 et l'an 8 du règne du pharaon, dont trois se trouvent sur la rive du Nil opposée à la cité.ΕLa notion de « ville nouvelle » est particulièrement importante dans l'étude de la ville d'Akhetaton. En effet, c'est sans doute par la volonté du renforcement du pouvoir et de l'idéologie royale face à un clergé puissant à Karnak qu'Akhénaton a d'abord procédé à des modifications sur le site thébain, avant de délibérément édifier une cité nouvelle en un lieu différent. Le deuxième aspect important est celui de la fondation de la ville et des connaissances que nous en possédons : la ville est née sur un site neutre et désert, et s'est éteinte sans occupation ultérieure, laissant un matériel archéologique vierge de toute transformation ultérieure, à l'instar des autres sites partout ailleurs dans l'Égypte antique. On dispose aujourd'hui de plusieurs sources pour concevoir l'aspect originel de la cité. D'une part les talatat figurant les grands ensembles religieux, administratifs et économiques de la cité antique d'Akhetaton : le grand nombre de ces blocs qui nous sont parvenus et leur richesse descriptive permettent une approche innovante de l'architecture et de la géographie du site. D'autre part, les fouilles sur ce site, certes désolé, mais dont les fondations ont été préservées : on y découvre les bâtiments administratifs, les temples, les maisons et villas des notables, etc.. Enfin, les figurations dans le programme iconographique des tombes des nobles des bâtiments de la ville d'Akhénaton. Cette cité à la particularité de nous montrer une ville totalement nouvelle d'un point de vue archéologique. Bâtie sur un terrain totalement vierge, elle ne comporte en effet aucun matériel archéologique d'une période antérieure. Il reste très peu de vestiges aujourd'hui de la cité. On peut pour autant toujours y voir les fondations des constructions et quelques colonnes remontées, qui laissent entrevoir, certes avec beaucoup d'imagination, ce à quoi pouvait ressembler la cité. Dès l'an 5 du règne d'Akhénaton, le concept de la ville, dont les constructions à Karnak ont sans doute préfiguré la forme finale, va se développer. Les premières stèles sur place témoignent de la décision du pharaon, en l'an 5, le treizième jour du quatrième mois de la saison Peret, de faire construire à cet emplacement la nouvelle capitale. Ces quatorze stèles, dites stèles-frontières, délimitant le périmètre de la ville, sont gravées, pour les trois premiers exemples que nous connaissons, dans la falaise d'Amarna ; onze autres suivront. Toutes parlent de la volonté d'ériger, de construire des édifices dans la nouvelle capitale solaire. Les constructions à Thèbes s'étant achevées en l'an 6 du règne d'Akhénaton, il faut sans doute placer le déplacement final du pouvoir royal de la capitale thébaine vers Akhetaton pendant cette année. Des stèles commémoratives, ainsi que du matériel archéologique retrouvé sur place, confirment en effet cette date. Le dieu Rê-Horakhty (Rê de l'Horizon), dans sa métamorphose finale, est désormais le seul disque solaire, l'Aton ; les constructions ne possèdent plus de toit : la ville entière est inondée par les rayons solaires du disque bienfaisant. Les portes ne sont plus totalement fermées : la corniche est désormais scindée en deux, ne portant plus le disque solaire ailé — l'Aton va directement descendre sur ces constructions, et il n'est donc plus nécessaire de le représenter sur ces parties du temple. Les temples et autres édifices religieux fonctionnent dans un microcosme commun, dans un environnement propice à la propagande royale, dans une idéologie de relation entre le roi et le disque solaire. Les tombeaux des nobles et de la famille royale se trouvaient dans la falaise orientale. Akhetaton sera démontée après la disparition d'Akhenaton, et la plupart des vestiges de la période seront réutilisés dans des constructions ultérieures. Aussi jamais le site ne sera réutilisé.
  • Amarna Project, missions actuelles à Amarna, à voir en ligne : Voir le site

Planche : Plan de la cité d'Akhetaton et emplacement des stèles-frontières

Voir aussi : Amarna. Aton, Iten.

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